DNC Chapitre 134

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DNC Chapitre 135

Et hop, voici votre DNC du mercredi, qui vous fera d’ailleurs bien rire ! À ce soir tard pour le BTTH, qui va être long du haut de ses 2800 mots ^^ »

Bonne lecture !

 

 

Chapitre 134 - Qui a besoin de richesse et de renommée en rêvant d’une douce danse ?

 

L’autre jour, l’Épée des Neuf Calamités avait absorbé tous les métaux rares du coffre-fort à la demande insistante de Chu Yang, et toutes leurs essences finirent en elle.

À ce moment, le jeune homme sortit tout ce qu’il avait conservé.

Ce sont des matériaux parfaits pour créer des armes divines ; comment peut-on les gâcher ainsi ? Au lieu de les laisser rouiller dans le palace, donnez-les moi... (NdT quelle bonté d’âme !)

L’Épée avait tout absorbé, et lui n’avait gardé que deux choses de son côté : un bloc de Fer Étoile et un d’Acier Nuage Rouge. Naturellement, son épée n’avait montré aucune pitié et avait absorbé tout le reste.

Le Fer Étoile était un métal indestructible ! De plus, si on en utilisait quelques onces pour forger une arme, celle-ci deviendrait plus puissante qu’une normale. On pouvait, lors d’un combat, faire luire cette arme en y injectant son énergie si fort que ses ennemies s’en retrouveraient éblouis.

Mettre la main sur de l’Acier Nuage Rouge était un sacré coup de chance ! En fait, l’adolescent ne s’attendait pas à trouver un trésor d’une valeur pareille dans le coffre-fort royal du Nuage de Fer !

On pouvait affirmer sans exagérer que cet acier spécial était le trésor le plus précieux du royaume. Le ministre lui-même pensait que tous les autres trésors du coffre accumulés n’atteignaient pas la valeur de ce seul bloc d’Acier Nuage Rouge !

Il avait cru, en voyant ce morceau de métal rouge, se tromper sur sa nature, mais une fois qu’il la confirma, il faillit en bondir de stupéfaction.

Comme son nom l’indiquait, le bloc d’Acier Nuage Rouge était d’une couleur rouge vif. Cela dit, sa véritable singularité était que malgré sa solidité extraordinaire, il était léger comme une plume !

Son existence même était une violation des lois de la Nature, c’était le plus étrange des métaux !

Un bloc de cet Acier de la taille d’une pièce ne pesait pas plus que le même volume de coton. Cette étrange caractéristique rendait de nombreux artistes martiaux fous de désir à son égard !

Toutes les armes normales ont un poids. Plus elles sont denses, plus elles sont lourdes et par conséquent, plus difficiles à manier.

De plus, de telles armes épuisaient grandement leurs propriétaires.

Le plus grand avantage de l’Acier Nuage Rouge était qu’il outrepassait cette nécessité d’être puissant pour manier de grandes armes. La force d’un enfant de trois ans suffisait à pouvoir en manier une et tuer ses ennemis ! De plus, une arme dans ce métal pouvait tout trancher tant elle était coupante !

Cela dit, l’Acier Nuage Rouge n’existait la plupart du temps que dans les légendes et le Fourbe lui-même n’avait jamais vu d’armes forgées en ce métal auparavant !

Et pourtant, il y en avait un bloc de la taille d’une grosse table au palais du Nuage de Fer ! Il était fou de joie !

Il ne voyait qu’une seule explication au fait que la famille royale ait conservé un bloc aussi gros de ce métal étrange : ils étaient incapables de le couper ! Ils ne parvenaient pas à l’endommager, qu’il soit placé au fourneau ou battu au marteau ! La famille royale devait fulminer à savoir qu’ils avaient un tel trésor, mais étaient incapables de s’en servir !

Cet Acier Nuage Rouge ne pouvait être brisé que par un artiste martial avec une culture au moins au niveau d’Empereur. Une personne de cette puissance devait alors utiliser l’énergie de leur corps pour créer un feu et le faire lentement fondre, pour en briser un tout petit morceau. Tout petit, parce que même un maître Empereur ne serait incapable de faire fondre un bloc aussi gros ; ce ne serait qu’en répétant l’opération une centaine de fois qu’il aurait assez de métal pour forger une arme ! Pour faire intégralement fondre ce bloc, il faudrait un maître du niveau de Saint...

Cela dit, Chu Yang n’avait pas à s’inquiéter à ce sujet : il était le maître de l’Épée des Neuf Calamités et celle-ci pouvait non seulement l’absorber... Mais également le couper.

Par conséquent, ce métal n’était pas plus solide pour elle que du coton !

Un métal aussi précieux était naturellement d’une grande pureté. Après que l’Épée en ait pris plus de la moitié, il ne lui resta plus qu’un bloc de la taille d’une tête humaine. Le Roi des Enfers Chu était si triste qu’il voulut presque se suicider !

Cependant, un morceau de cette taille lui suffirait pour faire une arme ; en fait, il pourrait même avoir des restes.

Il prévoyait de faire un sabre sur mesure pour Mo Qingwu.

Elle adorait les sabres et la couleur rouge. Il n’en ignorait rien, puisqu’à chaque fois qu’ils se rencontraient dans sa vie passée, la jeune femme était entièrement vêtue d’habits de cette couleur.

Son style vestimentaire préféré, sa couleur préférée, son... Tous ces souvenirs étaient frais dans sa mémoire, comme s’ils dataient de la veille.

Forger une arme que la demoiselle aimerait était d’une simplicité extrême et faisable sans effort pour le jeune homme !

Avec l’aide de l’Épée des Neuf Calamités, il n’eut besoin que d’une heure pour qu’un petit sabre aux lignes lisses apparaisse. Il était complètement rouge et léger comme une plume.

Il avait même épuisé l’esprit de l’épée pendant sa réalisation...

« Tu dois en ajouter un peu là... Uh... Ce coin-là n’est pas droit. Celui-ci par contre doit être plus pointu. Là, ce doit être plus long. Là, ce doit être plus lisse. Oh... La courbe, la courbe ! Je veux une belle courbe... »

À la fin, l’esprit de l’épée fit même grève et se cacha complètement... T’as qu’à le faire tout seul, papi ! C’est déjà bien que je t’aide, mais tu n’es toujours pas satisfait ? Tu m’as même engueulé... J’ai jamais eu autant de problèmes à faire un pauvre sabre ! Bordel de merde, c’est encore plus casse-couilles que la broderie !

L’adolescent finit par céder à cet esprit, et mit ses derniers efforts à soupirer et à se lamenter... Il ne manque qu’une petite courbe aussi fine qu’un cheveu et ce sabre serait parfait...

Si l’esprit de l’épée avait un corps, il aurait bondi de rage et lui serait immédiatement tombée dessus !

Le Ministre avait transformé cette arme en une œuvre d’art ! C’était incroyable ! Même lui ne pouvait pas trouver le moindre défaut à ce sabre qu’il avait créé... Il est vraiment beau... Vraiment, vraiment, vraiment magnifique !

Il avait également mélangé un peu de Fer Étoile dans ce sabre qui, au lieu de peser huit ou neuf kilos, ne pesait que deux cent cinquante grammes...

De plus, il avait utilisé le Fer Étoile pour recréer au milieu de la lame du sabre le Grand Chariot (NdT de la Grande Ourse). Du coup, une légère oscillation de la lame donnait l’impression que le Grand Chariot tombait du ciel et volait alentour...

Eh ! Après avoir réussi à forger le sabre, le Fourbe avait l’intention de se servir du reste de l’Acier Nuage Rouge pour se faire une arme... Ce qui rendit fou de rage l’esprit de l’épée : « Tu as déjà l’Épée des Neuf Calamités en main, pourquoi aurais-tu besoin d’autres armes ? Sale con ! »

Il se retrouva coincé en se rendant compte qu’il l’avait bien cherché. Il avait déjà l’Épée et espérait tout de même se faire d’autres armes. Pourquoi l’esprit l’aiderait à créer son rival ?

C’était comme si un type allait voir sa femme pour lui dire : « Je veux une maîtresse, tu peux t’occuper de ça pour moi ? »

Il avait fait une demande incroyablement stupide en osant dire une chose pareille à l’Épée des Neuf Calamités. Où était donc partie son intelligence ? (NdT j’ai bien une réponse anagrammique, mais...)

Il rangea avec attention l’Acier Nuage Rouge restant dans un coffre et se dit  : Je vais conserver ce métal pour le Pavillon de l’Armement Divin !

Il se sentit triomphant avec le sabre en main, et pensa à quand il le donnerait à Mo Qingwu... Peut-être qu’elle lui ferait un baiser et un câlin...

Il avait tout prévu pour son futur.

En y repensant d’ailleurs, il se remémora soudainement quelque chose, et appela immédiatement l’esprit de l’épée en boucle... Qui l’ignora, tout simplement. Au final, le maître de l’épée dût supplier doucement et poliment un long moment avant que l’esprit ne daigne se montrer.

« Quoi ? »

« Ha ha, j’aurais besoin de ton aide rajouter autre chose sur ce sabre... »

« Je... Putain d’merde ! T’es cinglé, c’est ça ? Encore ce sabre ? » L’esprit se déchaîna sur lui sans réserve. « Petite pute va, t’es plus chiant qu’une nana ! »

« Allez, juste une modification... »

« Même pas la moitié d’une modification ! » lui répondit grossièrement l’esprit de l’épée en refusant aussi sec.

« Quoi ? Répète ça ? » Le visage de Chu Yang devint violet de colère. Il ne put se contrôler davantage et... se lança : « Mais va baiser ta mère ! J’essayais de te donner de la face ; tu n’en veux pas ? Tu crois que je ne vais pas me suicider sur-le-champ ? Tu pourras te retrouver tout seul pendant un autre millénaire comme ça ! »

Le Roi des Enfers Chu se perdit dans un accès de rage : « Rajoute quoi que ce soit et mon sang se répandra à deux mètres à la ronde ! Putain de bordel de merde, j’ai été sympa pendant dix-huit ans ! Va donc poiroter mille autres années. T’auras certainement le droit à dix mille années de chaos dans l’ordre universel après ça ! »

L’esprit de l’épée grinça des dents : « Tu es implacable ! »

Il ne voulut pas prendre des risques, tant il serait dans la merde si ce cinglé se suicidait pour de bon. On dirait que cet enfoiré a vraiment un sacré caractère...

L’esprit lui demanda en rechignant : « Que veux-tu ? »

« Hein ? T’as pas envie de m’aider c’est ça ? D’accord, d’accord... Je vais me suicider sur-le-champ pour ne plus avoir à t’adresser la parole ! »

« Hé ! Arrête ! Arrête ! Maître Chu... La vie est si précieuse, comment pourriez-vous gâcher la vôtre ? »

« Ha ha, dis « Maître Chu » encore une fois ! »

L’esprit n’en pouvait vraiment plus : « Mais quel enfoiré ! Si tu veux mourir, alors fais-le rapidement ! Je préfère encore attendre dix mille ans, tiens ! »

Le Roi des Enfers Chu se radoucit aussitôt : « Stop ! Cher Esprit de l’Épée, regarde... Grave quelques mots justes là ! Ha ha, c’est tout simple ! » Tu déconnes ?! J’ai traversé bien des épreuves pour vivre à nouveau et voir Qingwu. Comment pourrais-je mourir ! Je veux vivre confortablement même si cet esprit emmerdant devait mourir ! Le suicide ? C’était juste pour te faire peur...

Il jurait peut-être en son for intérieur, mais c’est en souriant gentiment qu’il désigna un point du sabre.

« Hein ? Tu veux graver quoi ? »

« Juste là ; grave les mots : ‘Qui a besoin de richesse et de renommée en rêvant d’une douce danse’. » dit le jeune homme d’un ton morne. « Et aide-moi à faire un fourreau qui ait l’air ancien. Ah... Utilise des matériaux ordinaires pour le faire. (NdT Qingwu = douce danse)

L’esprit de l’épée fit son boulot avec réticence et disparut sans même dire au revoir.

Comme il l’avait demandé, le fourreau avait l’air ancien. Il était couvert de rouille et avait des trous çà et là...

Personne ne soupçonnerait qu’il contienne un sable quasi irréel ne pouvant exister dans ce monde !

« Mission accomplie ! » cria le jeune homme. Il avait fait ce fourreau dans un but très spécifique ! Personne, pas même le père de Qingwu, ne devait se douter qu’il ait la capacité de produire des armes divines pareilles...

Si les gens devaient l’apprendre, il serait probablement invité à la prison d’un clan et transformé en forgeron professionnel...

J’ai trouvé ce sabre un beau jour, quand une montagne s’est effondrée...

Tiens d’ailleurs... Une montagne ne s’est pas effondrée il y a un moment du côté de la Secte Au-Delà des Cieux... ? Ha ha ! Il trouva immédiatement une explication.

Il avait bien sûr fait graver ‘Qui a besoin de richesse et de renommée en rêvant d’une douce danse’ exprès, mais expliquerait que c’est une coïncidence. Tout ça pour dire que les cieux ordonnaient à ce que ce sabre appartienne à Mo Qingwu !

Ce sabre gravé du nom de Qingwu avait de lourdes implications. C’était un sabre conçu spécialement pour les femmes... Et il y avait marqué ‘Qingwu’ dessus. Qui serait assez éhonté chez les Mo pour essayer de le lui voler ?

Bon ! Si vous voulez protéger ce sabre, vous devrez protéger Qingwu ! Si vous ne pouvez pas la protéger, vous perdrez le sabre également ! Le Ministre était sûr que le Clan Mo le comprendrait.

Il sourit sournoisement.

 

Wazouille

Fondateur du site et traducteur de BTTH, DNC, TDG et SW, Wazouille est un grand audiophile, un gamer, un lecteur avide et bien d’autres choses encore, comme stakhanoviste, à son insu...

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10 Commentaires

  1. grenvious

    merci pour le chapitre

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  2. Kingdo

    Thx pour le chap ^^

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  3. nickylaboum

    merci

    Répondre
  4. Riri

    Merci Wazouille.

    Répondre
  5. Naos

    merci pour le chap ^^

    Répondre
  6. Conan

    Merci pour le chapitre!!!

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  7. sai1905

    eh bien eh bien... engeuler une voix dans sa tête, c’est le début de la schizophrénie ^^

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  8. essitamessitam

    merci pour le chapitre

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  9. Blackers

    merci pour le chapitre

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  10. Dark-sram

    Merci pour ce chapitre =D

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