BTTH Chapitre 311

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BTTH Chapitre 312

Bird­el de morde, c’était LONG, très long… Mais voilà enfin le BTTH de fin de semaine pour vous pré­par­er au week-end ! SW sor­ti­ra dans la soirée du coup x_x

Bonne lec­ture à tous ! 〈3

Chapitre 311 — Le clan­des­tin en noir

Xiao Yan tra­ver­sa la rue et se ren­dit directe­ment à l’auberge où il résidait. Les regards éval­u­a­teurs et ado­ra­teurs que lui jetait la foule lui don­nèrent une légère migraine, et il ne put s’empêcher de hâter son pas. Il tra­ver­sa ain­si quelques rues et entra dans l’auberge, où il rejoignit sa cham­bre.

Il en pous­sa la porte, entra et la fer­mera der­rière lui. Il s’appuya alors con­tre la porte et pous­sa un long soupir en se frot­tant le front. Il avait l’air quelque peu fatigué ; deux manch­es d’épreuve n’avaient pas l’air très éprou­vantes comme ça, mais leurs énigmes l’avaient grande­ment trou­blé. La course con­tre la mon­tre face au jeune homme en gris avait rajouté à sa fatigue… Con­trôler la Flamme Excep­tion­nelle demandait une cer­taine pré­ci­sion, et hâter le proces­sus avait davan­tage encore épuisé son esprit.

Il sec­oua la tête et se redres­sa pour avancer, puis il alla s’asperger le vis­age d’eau glacée pour se réveiller. Ensuite, il se ren­dit dans ses quartiers et s’assit en tailleur sur son lit ; il se força à résis­ter à l’envie de sim­ple­ment dormir, fer­ma les yeux et for­ma le sceau d’entraînement. Il cal­ma sa res­pi­ra­tion de son mieux et entra lente­ment dans son état médi­tatif d’entraînement.

Il avait bien com­pris, après toutes ces années d’entraînement, qu’il obte­nait de meilleurs résul­tats avec moins d’efforts en s’exerçant une fois épuisé. Ce n’était un secret pour per­son­ne, mais toute per­son­ne désir­ant devenir forte devait accu­muler de la puis­sance au fil du temps, quel que soit son tal­ent. Yao Lao avait dit qu’il ne pour­rait rapi­de­ment mon­ter en niveau qu’en ayant accu­mulé de la puis­sance pen­dant longtemps. C’était là la vraie voie à suiv­re pour devenir fort. Il en était égale­ment intime­ment con­va­in­cu.

La res­pi­ra­tion un peu agitée du jeune homme devint régulière tan­dis qu’il se plongeait dans son état médi­tatif, jusqu’à devenir presque imper­cep­ti­ble. Les envi­rons fluc­tuèrent légère­ment et de nom­breux courants d’énergie vis­i­bles à l’oeil nu suivirent sa res­pi­ra­tion et se déver­sèrent en lui. Ils finirent par être raf­finés et se trans­for­mèrent en pure énergie, qui envahit ses veines, ses os et ses cel­lules.

Il sen­tit claire­ment sa fatigue men­tale se retir­er comme la marée sous cette inva­sion d’énergies.

Après presque deux heures d’entraînement con­tinu, l’adolescent assis droit comme un piquet sur son lit sec­oua soudaine­ment son doigt. Il ouvrit lente­ment les yeux et une lueur tra­ver­sa ses deux pupilles noires.

Il ouvrit la bouche et cracha un air trou­ble rel­a­tive­ment noir à l’odeur légère­ment âcre.

Il tordit son cou, bais­sa la tête et obser­va son majeur gauche qui était légère­ment noir. Il fronça un peu les sour­cils en dis­ant à voix basse : « Cette saleté est aus­si incrustée qu’un ver dans le tarse… Je me demande si je béné­fi­cie ou pâtis de l’extraction du poi­son…»

La Flamme Excep­tion­nelle avait beau le pro­téger, il ne pou­vait tout sim­ple­ment pas ignor­er ce poi­son qui pou­vait être instan­ta­né­ment fatal chez ses vic­times, pas vrai ?

Le jeune alchimiste sourit amère­ment et sec­oua la tête. « Aaaah… Je ne peux qu’attendre que Maître se réveille. Peut-être aura-t-il une solu­tion à ce prob­lème. » Il s’allongea et mur­mu­ra : « Une fois que la Grande Assem­blée ter­minée, j’irais extraire le reste du Poi­son Brûlant chez Nalan Jie. Je pense qu’il devrait pou­voir récupér­er, et à ce moment…»

Il avait autre­fois pen­sé qu’en voy­ant Nalan Yan­ran à nou­veau, il serait si furieux qu’il aurait du mal à con­trôler ses émo­tions. Cepen­dant, lors de leur ren­con­tre cette fois-ci, il réal­isa qu’il était aus­si calme face à elle que s’il ne l’avait jamais ren­con­trée. Peut-être était-ce dû à son déguise­ment de ’Yan Xiao’ mais durant ce temps, il analysa froide­ment ses moin­dres paroles comme un étranger.

Les trois années passées avaient ren­du ce ten­dre jeune homme en quelqu’un de mature et placide. En y repen­sant, cette grande farce que fut l’annulation de leurs fiançailles était effec­tive­ment très drôle. C’était très drôle, oui, mais la rage qui le rongeait alors avait dis­paru.

Sa réac­tion intense de l’époque était prob­a­ble­ment due à son énorme sen­si­bil­ité, née de son statut d’infirme. Il avait été for­cé de subir les regards méprisants et dédaigneux des mem­bres de son clan, et Nalan Yan­ran avait par­al­lèle­ment poignardé bru­tale­ment son cœur frag­ile et sen­si­ble en annu­lant de force leurs fiançailles. Il ne put sup­port­er davan­tage de se faire piétin­er aus­si vio­lem­ment et explosa enfin… C’est pour cette rai­son que la sit­u­a­tion avait dégénéré il y a trois ans de ça.

À tout le moins, le Dou Shi se ren­dit compte en y réfléchissant que s’il avait pu con­tin­uer à prof­iter du tal­ent qu’il avait démon­tré aupar­a­vant, sans subir de revers et sans devenir un infirme, il n’aurait pas été aus­si furieux que Nalan Yan­ran vienne rompre leurs fiançailles.

Cela dit, il était au moins sûr d’une chose : s’il n’avait pas été un type inutile quelque temps et si son ex-fiancée n’était pas venue rompre leurs fiançailles, il n’aurait jamais pu attein­dre son niveau actuel qui provo­quait l’admiration de tous avant d’avoir vingt ans.

Il rêvas­sa un peu en pen­sant à ces évène­ments qui avaient changé son avenir. Il sourit amère­ment et sec­oua la tête. Il ne pou­vait pas chang­er le passé, aus­si allait-il devoir se ren­dre à la Secte des Nuages Brumeux, quels que soient ses rap­ports actuels avec Nalan Yan­ran.

Il ne la haïs­sait peut-être plus trop à présent, mais la rup­ture for­cée de leurs fiançailles avait com­plète­ment embar­rassé son clan et son père, qu’il chéris­sait énor­mé­ment, ce qui reve­nait à une humil­i­a­tion publique sur la scène sociale de l’Empire Jia Ma. C’était une honte pour le clan tout entier.

Xiao Zhan avait beau ne jamais par­ler de cette his­toire de crainte de provo­quer son fils, ce dernier savait par­faite­ment que son père avait égale­ment souf­fert de cette his­toire. Il était le pre­mier chef de toute l’histoire du Clan Xiao à subir une aus­si grande humil­i­a­tion que l’annulation con­trainte de ses fiançailles. D’autant plus que son père, qui les avait organ­isées, avait juré sur l’honneur que celles-ci auraient bien lieu.

Qui plus est, le jeune homme surnom­mé « l’infirme » avec obstiné­ment promis à son père, dans le hall prin­ci­pal du clan qu’il leur ferait pay­er cet affront.

C’était grâce à cette promesse qu’il avait com­mencé son entraîne­ment inten­sif et éventuelle­ment quit­té le clan. Comme un ascète, il avait erré dans l’empire en per­dant peu à peu sa naïveté.

Durant les deux années suiv­antes, Xiao Yan arpen­ta la moitié de l’Empire Jia Ma avant de revenir enfin dans cette ville pour boucler la boucle. Il n’avait plus vrai­ment envie de se venger de Nalan Yan­ran, il voulait juste rap­porter à son père la nou­velle de sa vic­toire pour le débar­rass­er de sa cul­pa­bil­ité.… Après quoi, il lui souri­rait et rirait en dis­ant : « Cette fois, j’ai vrai­ment divor­cé d’elle et per­son­ne ne pour­ra en douter. »

Voilà pourquoi il devait se ren­dre à la Secte des Nuages Brumeux, quoi qu’il arrive. Bien sûr, en cas de vic­toire, il ne serait pas con­tre lâch­er une ou deux phras­es assas­sines à celle qui pre­nait des grands airs et se parait de mépris face à lui du genre : « Ton juge­ment est vrai­ment médiocre. »

Ce serait sa dernière petite vengeance envers elle…

Il avait gag­né des choses et en avait per­du d’autres durant ces trois années. Au final, cepen­dant, ces change­ments étaient les bien­venus.

« Pfiou…» Le jeune homme pous­sa un long soupir. Il glis­sa ses mains der­rière la tête et perdit son regard au loin. Se faisant, une jeune femme aus­si élé­gante qu’un lotus apparut dans son esprit. Un petit sourire, entre le fron­ce­ment de sour­cil et le rire, apparut involon­taire­ment sur son vis­age glacial.

Il ne ressen­tait pas grand-chose pour cette femme qui avait fail­li devenir sa femme. Il n’avait pas de sen­ti­ments à son égard par le passé, et il n’en aurait prob­a­ble­ment pas dans le futur. On pour­rait, au pire, lui trou­ver cette petite envie qu’un homme aurait de con­quérir une femme au noble statut… Il avait soudaine­ment sen­ti, après deux ans de soli­tude, que son coeur s’était tourné sans qu’il s’en aperçoive vers une jeune femme.

Elle était une per­le absol­u­ment éblouis­sante et pour­tant, elle aimait se cacher à ses côtés et jouer les mal­heureuses.

Cette demoi­selle aus­si douce qu’une pluie d’automne s’était silen­cieuse­ment infil­trée dans son coeur sans qu’il ne s’en aperçoive. En dépit de sa jeunesse, son intel­li­gence lui per­mit de com­pren­dre que si elle voulait con­quérir son coeur tour­men­té, elle devait le cou­ver d’affection et de chaleur sur le long terme. Un jour, son aimé com­prendrait ses sen­ti­ments en s’apercevant de tout ce qu’elle avait pu faire pour lui.

Une douce chaleur envahit son être alors qu’il se remémo­ra son vis­age élé­gant et touchant : « Attends-moi, Xun Er. Je viendrais te trou­ver une fois que j’en aurais fini ici. »

Tan­dis qu’il mar­mon­nait, un léger son reten­tit abrupte­ment sur le toit : «*Tou­sse*.»

Pour quelqu’un à la sen­si­bil­ité aus­si remar­quable que Xiao Yan, cette petite toux n’était pas dif­férente d’un cri étouf­fé. Il changea aus­si d’expression et cria : « Qui va là ?»

Au moment où il cria, il frap­pa son lit de la paume de la main et bon­dit agile­ment par la fenêtre. Il appuya du bout du pied sur une pierre pro­tubérante, et bon­dit vers le toi comme un énorme oiseau. Il bal­aya aus­sitôt les envi­rons d’un regard glacial.

La lune, haut dans le ciel, illu­mi­nait la ville de ses rayons argen­tés. Mal­gré cette lumière sélène, il ne vit per­son­ne sur le toit.

Il plis­sa alors les yeux et regar­da autour de lui. Il pou­vait voir claire­ment à cent mètres à la ronde grâce à la lune, mais il ne parvint tout de même pas à voir qui que ce soit.

Le jeune homme mar­cha lente­ment sur le toit en fronçant les sour­cils. Un moment plus tard, il s’accroupit en fix­ant inten­sé­ment une tuile brisée. On pou­vait facile­ment voir les craque­lures dont elle était cou­verte ; elle venait man­i­feste­ment de se bris­er.

Il dégagea la tuile et la lueur d’une lampe bril­la en dessous. Comme par hasard, c’était celle de sa cham­bre.

« On me sur­veil­lait ?»

Son expres­sion s’assombrit et devint froide. La tuile dans sa main fut aus­sitôt réduite en pous­sière. Il s’épousseta, se leva et se dit : La per­son­ne qui me sur­veil­lait doit au moins être un Dou Wang pour être capa­ble de dis­paraître aus­si rapi­de­ment… Peu de clans en ont dans l’Empire Jia Ma. C’est le Clan Nalan ? Le Clan Mu ? Les Miteer ? La Famille Impéri­ale ?

Alors qu’il réfléchis­sait, il tour­na subite­ment la tête vers une cer­taine direc­tion et dit froide­ment : « Mon­trez-vous main­tenant. À quoi ça rime de con­tin­uer de vous cacher après avoir été repéré ?»

Son cri réson­na autour du toit avant de se dis­siper un moment plus tard. Cepen­dant, rien ne bougea autour de lui.

« Il n’y a per­son­ne ?» Il haus­sa les épaules et soupi­ra d’un air impuis­sant. Il bal­aya une dernière fois les envi­rons, puis il ne descen­dit et retour­na dans sa cham­bre.

Le toit retrou­va alors son silence.

Cela dit, il ne dura pas plus de quelques min­utes, car l’adolescent revint abrupte­ment. Il se mit à rire amère­ment en remar­quant qu’il n’y avait tou­jours per­son­ne, et recon­nut enfin que son obser­va­teur était par­ti pour de bon. Il soupi­ra, sec­oua la tête et n’eut d’autre choix que de retourn­er dans sa cham­bre.

Cette fois-ci, après son départ, il n’y eut pas le moin­dre bruit durant une demi-heure. Ensuite, une ombre noire ressem­blant au reflet d’un mur se mit soudaine­ment à bouger bizarrement d’un coin, le dos tourné à la lune. Un moment plus tard, cette ombre fit un salto en l’air et s’aggloméra en une forme humaine.

« Heï, ce petit bon­homme est plutôt sen­si­ble. » La per­son­ne en noir rit douce­ment en mur­mu­rant : « Je n’aurais pas fait une erreur aus­si grossière si je n’avais pas tout à coup enten­du le nom de ma jeune maîtresse. Je perdrais toute ma face si les autres venaient à appren­dre qu’un Dou Shi est par­venu à détecter ma présence. »

« On dirait que ce petit gars a des sen­ti­ments envers ma jeune maîtresse…» Le vieil homme fronça les sour­cils en dis­ant d’un air vexé : « Le prob­lème, c’est qu’elle sem­ble avoir des sen­ti­ments pour lui… Ce n’est pas accept­able. Le tal­ent à l’entraînement de Xiao Yan a beau être plutôt bon, il est loin d’atteindre les critères néces­saires. Il ne pour­ra pas devenir un grand homme en traî­nant dans ce coin pour­ri qu’est l’Empire Jia Ma ; si ça con­tin­ue, il pour­rait finir très déprimé… Crois-tu qu’il soit si facile de faire la cour à sa fille, jeune homme ?»

Le vieil­lard en robe noire soupi­ra et mar­mon­na : « Cela dit, ce petit gars est entouré de quelques per­son­nes assez puis­santes ; la dernière fois, ce vieux bon­homme de Jia Lao a fail­li décou­vrir ma présence. Une per­son­ne puis­sante sur le point de devenir un Dou Zhong est effec­tive­ment dif­férente des autres…»

« Bah, c’est pas grave. C’est une chance que ce petit gars se dépêche de se ren­dre à la Secte des Nuages Brumeux ; une fois que j’en aurais fini ici, je pour­rais retourn­er pro­téger ma jeune maîtresse. » Le vieux bon­homme en noir s’étira en ten­dant les bras et en piv­otant. Il trem­bla un peu et sa robe noire devint gradu­elle­ment floue jusqu’à ce qu’il se trans­forme en ombre noire. Il retour­na alors dans les ténèbres en un éclair.

L’adolescent, qui était retourné dans sa cham­bre, s’assit à une table. Il leva la tête et fixa inten­sé­ment le toit jusqu’à ce que son cou le lance un peu. Ce n’est qu’alors qu’il bais­sa la tête avec impuis­sance et se frot­ta la nuque.

Tan­dis qu’il se frot­tait les épaules, quelqu’un ouvrit tout à coup la porte. « Craaack. » Hai Bodong entra lente­ment en souri­ant, et sourit davan­tage en voy­ant que son jeune ami ne dor­mait pas. Il allait s’asseoir à la table, se saisit d’une tasse de thé et la vida rapi­de­ment dans sa bouche. « Tu as vrai­ment été habile aujourd’hui, petit bon­homme. Tu es même par­venu à com­plète­ment stupé­fi­er ce vieux machin de Fa Ma, ha ha !»

Le jeune alchimiste le regar­da avant de sourire. Il se frot­ta ensuite le men­ton, hési­ta un moment et deman­da subite­ment : « As-tu sen­ti quelqu’un nous suiv­re ces derniers jours, Vieil Hai ?»

« Nous suiv­re ?» Le vieil­lard res­ta per­plexe un moment à cette ques­tion, puis il sourit aus­sitôt et sec­oua la tête : « Com­ment serait-ce pos­si­ble ? Per­son­ne de l’Empire Jia Ma ne peut nous suiv­re sous ma garde ! Pas même le vieux démon. »

Son jeune ami fronça les sour­cils, se lécha les lèvres et lui fit un lent résumé de ce qui s’était passé.

« Vrai­ment ?» Le vieil homme devint de plus en plus grave en voy­ant que le Dou Shi n’avait pas l’air de plaisan­ter. Il tapota douce­ment la table du doigt et un moment plus tard, il sem­bla se sou­venir subite­ment de quelque chose. Il dit : « Je vais te dire un truc, petit gars, mais je n’en sûr. »

Xiao Yan fut stupé­fait par son com­porte­ment, et il lui deman­da d’un air incer­tain : « Qu’y a-t-il ?»

« Tu te sou­viens de notre com­bat dans la ville de Yan avec les deux Dou Huangs ?» L’ex-empereur de glace se cares­sa la barbe et dit douce­ment en fronçant les sour­cils : « À ce moment, j’avais vague­ment sen­ti la présence d’un autre Qi extrême­ment puis­sant. Cela dit, on était alors dans une sit­u­a­tion périlleuse et je n’ai pas pu la sen­tir claire­ment. Je l’ai détec­té une paire de fois depuis, tou­jours aus­si vague­ment… Vu ce que tu as dit, j’en déduis qu’une per­son­ne mys­térieuse nous suit depuis un long moment. »

Le jeune homme sen­tit soudain la chair de poule l’envahir. Il dég­lu­tit et dit à voix basse : « Même toi tu n’arrives pas à le sen­tir ? Com­ment est-ce pos­si­ble ? Ne me dis pas que le type en ques­tion est un Dou Zong ?»

« Uh. » Hai Bodong sourit amère­ment, et sec­oua la tête avant de soupir­er : « Je t’ai juste don­né mon avis. On n’est même pas sûr que ça soit bien une per­son­ne, ou si on est juste trop sen­si­bles. »

Son jeune ami rit amère­ment, puis il fronça les sour­cils. Il réflé­chit encore et encore, mais ne parvint pas à se sou­venir de quand il aurait pu ren­con­tr­er et offenser un Dou Zong.

Le Viel Hai tapota son épaule et le récon­for­ta : « Bon, n’angoisse pas trop non plus. On va sim­ple­ment atten­dre que les choses se passent. Si quelqu’un nous suit, ce doit être pour une bonne rai­son aus­si je pense qu’il se mon­tr­era tôt ou tard. »

L’adolescent sourit amère­ment et hocha la tête. Il ne trou­vait pas d’autre solu­tion, de toute façon.

Son vieux cama­rade dit tout à coup en souri­ant : « Héhé, tu as envie d’aller faire un tour et de faire une bonne action ce soir ? Les deux vieux machins, Jia Lao et Fa Ma, seront égale­ment présents. »

Il res­ta per­plexe à cette propo­si­tion et répon­dit aus­sitôt avec stupé­fac­tion : « Hein ? Vous bougez tous les trois ? Qu’allez-vous faire ?» Trois Dou Huangs agis­sant de con­cert… De qui voulaient-ils retourn­er la mai­son ?

« Héhé…»

Il fronça les sour­cils, qui tres­sail­lirent un moment plus tard tan­dis qu’il deman­da : « Ne me dis pas que c’est à cause du jeune homme en robe grise ?»

Le vieux machin sourit à nou­veau et dit : « C’est bien ça. Fa Ma n’arrête pas de sen­tir que quelque chose cloche, alors il veut aller véri­fi­er ses orig­ines… Tu sais à quel point la répu­ta­tion de l’Association en pâti­rait si quelqu’un de l’Empire Chu Yun devait devenir le cham­pi­on de la Grande Assem­blée de l’Empire Jia Ma. »

« Vous n’allez quand même pas…» dit l’adolescent en glis­sant sa main à l’horizontale sur sa gorge.

« On ver­ra selon la sit­u­a­tion, ce n’est pas exclu. Si j’aide Fa Ma ce coup-ci, il me devra une faveur ! Hé hé…»

Le Dou Shi sourit en coin : « Bande de brutes. » Les dessous de la Grande Assem­blée étaient un peu trop som­bres…

« Ne dis pas de bêtis­es. Suis-moi si tu veux con­naître les orig­ines de ce type. »

Hai Bodong se leva et titu­ba en sor­tant de la pièce. Xiao Yan, der­rière lui, hési­ta un moment puis il finit par le suiv­re. Il voulait vrai­ment savoir si cet homme en gris était vrai­ment aus­si doué à son âge, ou s’il y avait une autre expli­ca­tion.

 

Wazouille

Fondateur du site et traducteur de BTTH, DNC, TDG et SW, Wazouille est un grand audiophile, un gamer, un lecteur avide et bien d’autres choses encore, comme stakhanoviste, à son insu...

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10 Commentaires

  1. Zhexiel Kurokage

    Mer­ci pour le chapitre.

    Répondre
  2. nickylaboum

    mer­ci

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  3. Khultima

    Mer­ci pour le chapitre. Eh ben, l’était long ce chapitre. Si seule­ment les tdg pou­vaient l’être tout autant ^^’

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  4. sai1905sai1905

    deja fini , décidé­ment j’aimerais que les chapitre soit plus long^^(j’en veut PPPLLLLLUUUUUUSSSSS

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  5. Zorbal

    Un grand mer­ci Wazouille pour ce chapitre !!!

    Alors ce nez il a repris une couleur nor­mal ? XD tu sais quand même qu’un lit c’est mieux pour dormir ^^

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  6. grenvious

    mer­ci pour le chapitre

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  7. ManaMana

    Mer­ci pour ce chapitre long comme… tes tal­ents !

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  8. essitamessitam

    mer­ci pour le chapitre

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  9. Psycho

    Mer­ci pour le chapitre

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  10. Dark-iop

    Mer­ci pour ce chapitre =D

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