OG Chapitre 966
OG Chapitre 968

Bonsoir chers lecteurs !

Voici un petite chapitre émouvant pour votre plus grand plaisir !

Bonne lecture à tous !

 

 

Chapitre 967

 

Est-elle venue me trouver directement après la fin du combat ?

Grid voulait naturellement contacter Yura le premier, mais les surstuffés étaient venus le trouver à la fin de l’épreuve de Subjugation du Roi Démon dans sa salle d’attente. Il avait passé du temps à discuter avec ses amis qu’il n’avait pas vu depuis un an dans la réalité parce que c’était important pour lui, puis il avait dû se rendre à l’inévitable conférence de presse.

Il avait l’intention de l’aller la trouver à la fin de la conférence car il avait beaucoup de choses à lui dire. Ses intentions débordaient de sincérité et de chaleur qu’il voulait lui communiquer.

Ne quitte pas le jeu…

Mais Yura était venue à lui. La proie était apparue de son propre chef au milieu de la jungle remplie de bêtes affamées d’exclusivités.

« Veux-tu venir manger du ramyun dans ma chambre ? » Suggéra Yura.

Clic. Clic clic !

Comme il fallait s’y attendre, sa déclaration entraina un déluge de flashs d’appareils photos. Grid se tourna vers les journalistes en fronçant les sourcils. La jeune femme avait subi une pression psychologique phénoménale durant la compétition et à présent, elle se faisait harceler par les reporters. De plus, ses yeux rougis trahissaient ses pleurs ; il ignorait quels genres de rumeurs allaient se répandre une fois que les photos seraient publiées dans leurs canards respectifs.

Le forgeron cacha la demoiselle derrière lui et fusilla les journalistes du regard. « Ce n’est pas le moment de la séance photo. Ne devez-vous pas demander la permission avant de prendre des photos ? » Il était habitué à ce genre de problèmes, étant roi d’une nation. Il fit jaillir une aura royale, ce qui fit reculer d’un pas les reporters surpris.

Clic ! Clic clic !

Ça ne dura qu’une seconde, cela étant. Les journalistes n’avaient pas toutes leurs têtes. Yura, pâle, semblait être seule dans un monde baigné de lueur sélène. Le monde semblait s’effondrer chaque fois que ses yeux tremblaient. La beauté inégalée de Corée du Sud s’était éveillée ; son air mélancolique fascinait tout le monde, indépendamment de leur genre, et les reporters étaient prêts à vendre leur pays si elle leur en donnait l’ordre.

« Si vous ne faites pas preuve de retenue, je… Quoi ? »

Le souffle des journalistes se fit court, et ils relevèrent leurs appareils photos les yeux injectés de sang. Le jeune roi avait l’impression d’avoir affaire à des fanatiques. Ou comme se retrouver au milieu d’un film de zombies.

« Yura ! Vous avez démontré de belles performances durant la Compétition Internationale de cette année, mais vous avez refusé d’accorder des interviews ! Puis-je vous demander s’il y a un problème ? »

« Pensez-vous vous humilier face à Zibal durant l’épreuve de JcJ de l’année prochaine ? »

« Pourquoi êtes-vous venue ici seule ? Êtes-vous venu chercher Grid ? »

« Est-ce grâce à l’amour que vous êtes plus belle chaque jour ? Ça fait maintenant 4 ans que la rumeur prétend que vous avez une relation avec Grid. Est-ce que vous le fréquentez régulièrement ? »

« Pourquoi ne rompez-vous pas ?!! »

« Quand allez-vous rompre ? »

Ils commencèrent par des questions professionnelles avant d’évoquer sa vie privée. Les journalistes, à moitié fous, étaient déchainés.

Non mais combien de fois dois-je leur dire que nous ne sortons pas ensemble ?

Il ne sortait avec personne ! Yura et Jishuka n’étaient pas ses copines ! Grid l’avait répété des centaines de fois ces quatre dernières années mais personne ne le croyait. Peu importe à quel point il le niait, Yura était souvent vue en sa compagnie dans la réalité, tandis que Jishuka était souvent à ses côtés en jeu.

De plus, il l’ignorait mais les deux jeunes femmes n’avaient jamais nié ces rumeurs… Pensant devoir le répéter pour bien se faire comprendre -histoire d’éviter de créer plus de rageux. Bon sang ! Dire qu’il n’avait jamais ne serait-ce que tenu leurs mains…

Non, en fait, il avait tenu leurs mains et les avait soutenues en passant le bras autour de leur taille lorsqu’elles étaient ivres. Quoi qu’il en soit, ces rumeurs injustifiées nuisaient à l’image des deux demoiselles. Le forgeron se prépara mentalement et cria : Nous ne sommes pas en couple ! »

Clic ! Clic clic !

« On n’est pas en couple ! »

Clic clic !

« Yura et moi ne sortons pas ensemble ! »

« … »

Cria-t’il aussi fort que possible. Les flashs de caméras s’arrêtèrent enfin. Là où d’autres rêvaient d’avoir une liaison avec Yura, le jeune roi le niait avec acharnement. En y réfléchissant, il l’avait toujours nié. Les premières fois, les reporters pensaient qu’il était juste timide et embarrassé mais maintenant qu’ils voyaient Yura immobile, le regard éteint…

Grid aurait rejeté Yura ?

Un homme avait rejeté Yura… ? C’était n’importe quoi. C’était impossible. Les journalistes choqués examinèrent le teint de la jeune femme. Elle était déjà pâle, mais à présent elle semblait devenir plus transparente. C’était une preuve irréfutable.

« … »

Les reporters se calmèrent et baissèrent calmement leurs appareils photos. Les membres du personnel tentèrent également d’éteindre les grosses caméras installées au fond. Ils jugeaient qu’il serait dangereux de fouiller dans sa vie privée car ils seraient accusés de propager de fausses rumeurs. Et au milieu de ce silence gênant…

Yura prit la parole pour la première fois. « En effet, Grid et moi ne sommes que des collègues, pas des amants. » Sa voix était aussi belle que son visage, ce qui transporta les journalistes de joie. « Je sais que Grid et Jishuka ne sont que des collègues également. N’est-ce pas ? »

Du début à la fin, la demoiselle n’avait d’yeux que pour le jeune roi même lorsque les reporters étaient apparus, et elle ne l’avait pas quitté du regard depuis.

Le forgeron vit là une occasion en or pour résoudre les malentendus et dit, un grand sourire aux lèvres : « Tout à fait ! C’est exact ! Je ne sors pas avec Jishuka ! »

« C’est pourquoi- »

« Hmm ? »

« Je vais relever le défi. »

« Pardon ? »

« Je veux sortir avec toi. »

« Hein ? Eeeh ? »

« … !!

Le jeune homme, qui n’aurait jamais imaginé recevoir une confession aussi soudaine, en perdit tous ses moyens. Son grand sourire resta figé sur son visage. Les journalistes, par contre, levèrent à nouveau leurs appareils photos. Yura ne les empêcha pas parce qu’elle était lâche : laisserait-elle cette occasion filer qu’elle n’aura plus le courage de refaire sa demande à nouveau.

Et sous le regard des reporters, elle prit une profonde inspiration et répéta : « Sors avec-moi, s’il te plait. »

« … »

Ses oreilles étaient rouges. Les journaleux remarquèrent tardivement son beau regard et sa voix tremblante. Tous comprirent le courage qu’il lui avait fallu pour se déclarer et, sans le réaliser, ils la soutinrent tous.

… Enfin, à part une personne.

« Ç-Ça va pas la tête ? »

C’était Grid. Ce n’était évidemment pas parce qu’il n’aimait pas Yura. Au contraire, il l’appréciait depuis leur première rencontre, et il l’avait appréciée de plus en plus ces cinq dernières années. Même en mettant de côté sa beauté, elle s’était toujours très bien comportée à son égard.

Quoi qu’il en soit, trop de choses lui échappaient. Elle était une femme à la beauté incomparable. Sa personnalité, sa richesse et son éducation étaient exceptionnels. Pourquoi une femme aussi fantastique lui déclarerait sa flamme ? Et pourquoi le faire devant ce parterre de journalistes du monde entier ? Le jeune homme avait l’impression de rêver, que ça ne pouvait pas être réel.

Clic clic !

Des reporters recommencèrent à prendre des photos, tandis que d’autres les filmèrent. Le jeune roi reprit alors ses esprits. Yura était rouge pivoine et ses yeux tremblotaient alentours. Elle avait le souffle court et elle transpirait ; elle faisait presque une crise d’angoisse. Malgré tout, elle maintenait le contact visuel de son regard aussi passionné que triste pour lui faire comprendre sa sincérité.

Le forgeron ne pouvait plus nier la vérité. Il avait peut-être du mal à comprendre, mais il devait la prendre au sérieux.

Il attrapa sa petite main douce et l’emmena ailleurs. « Retournons d’abord à l’hôtel. »

« Uh… ! »

Clic ! Clic clic ! Les flashs des appareils photos crépitèrent de plus bel.

Les journalistes voulaient capturer l’image de cette Yura adorable et encore plus rouge après qu’il ait prit la main dans la sienne.

« Pourchassez-les. »

« Grouillez-vous. »

« D’accord ! »

Lame au Zénith, Toon et Coke les regardèrent traverser la foule de reporters depuis l’autre côté du couloir. Ils avaient l’intention de les escorter sains et saufs jusqu’à l’hôtel. Ils les observèrent avec de grands sourires. Ces deux-là leur paraissaient être d’adorables gamins, aussi ressentaient-ils une certaine fierté.

***

Chambre de Yura

Yura mit plus de 20 minutes à reprendre sa respiration.

« T’es-tu calmée ? » Demanda Grid en souriant tandis qu’il s’assit devant elle avec un thé chaud.

La jeune femme hocha la tête, cramoisie. « Oui… »

Il comprenait avec sa demande qu’elle l’aimait, et pas comme un ami ou un collègue. « Bien, dans ce cas j’ai une question : pourquoi m’aimes-tu, bon sang ? Je suis moche, stupide et j’ai mauvais caractère… Pourquoi aimerais-tu quelqu’un comme moi ? »

Il ravala les mots ‘une femme comme toi’ afin d’éviter tout préjugé à son encontre. Il tentait d’être aussi objectif que possible. Ce pouvait bien sûr être pour ses ressources ; bien des gens étaient fascinés par le personnage de Grid, le Roi Surstuffé.

Mais qu’en était-il de Youngwoo Shin même ? D’après son expérience, il n’avait jamais plus à qui que ce soit. Grid et lui étaient différents.

… Youngwoo Shin était un homme qui n’avait jamais été aimé auparavant. De nombreuses femmes rirent, pleurèrent ou l’évitèrent même parce qu’il était hideux et repoussant. Celles qui ne l’évitaient pas se payaient sa tête. En y réfléchissant, ça n’était pas seulement une question d’apparence : sa personnalité sombre et égoïste avait créé un mur infranchissable autour de lui.

À un moment, il avait même cru que le monde était responsable de son caractère, mais plus maintenant. C’était à cause de sa nature. Regardez Damien : il aimait les animes et les figurines depuis tout petit et avait été harcelé pour ça mais malgré tout, il était encore si gai. Tout le monde l’aimait.

« … » Son expression se tordit tandis qu’il se remémora le passé. Son cœur était encore profondément marqué par ses expériences passées. Il continuait de lui faire mal bien que la plupart de ses traumatismes soient complétement guéries… Même s’il restait quelques traces.

La voix de Yura le sortit de ses réflexions. « Au début, c’était juste de la curiosité. C’était à l’époque où je pensais être la meilleure. J’étais intéressée par cette personne qui continuait de se relever bien qu’il soit plus faible que moi. »

« … »

L’opération de sauvetage d’Irène et de Doran — l’époque où Yura était encore une Servante de Yatan. Le concept d’immortalité était encore inconnu dans ce temps-là, aussi n’était-il pas étonnant que la demoiselle ait été intriguée.

« Plus tard, j’ai éprouvé de la compassion et de l’empathie à ton égard. J’ai alors pris connaissance de ton passé, plein de malchance et de malheur. Je voulais être quelqu’un d’autre, quelqu’un capable d’aimer autre chose qu’elle-même, alors j’ai essayé de t’aider. Je t’ai observé de temps à autre, et j’ai alors découvert que tu étais quelqu’un de fondamentalement différent. »

Yura avait perdu ses parents relativement jeune et elle était seule au monde. Elle avait vu son grand-père ne pas verser une larme durant les funérailles de ses parents et, forcée de suivre un futur dont elle ne voulait pas, elle éprouva une solitude indicible. Tous ces traumatismes s’enracinèrent profondément en elle.

« J’étais occupée à panser mes plaies. Je n’aimais que moi et je piétinais les autres pour me détourner de la réalité. » Elle avait détruit les vies d’innombrables personnes en tant que Servante de Yatan. Elle avait fait du mal à tout autant de monde, dont Irène et Grid, et elle avait trop peur de prononcer même le nom de ‘Doran’. « Mais toi… Tu souffrais peut-être même d’une plus grande douleur, d’une solitude plus intense que la mienne, et pourtant tu t’es toujours battue pour me protéger. »

« Tu exagères. Tu ne parles que d’une partie de moi. Ce que tu aimes de moi n’est qu’illusion, des malentendus. »

« Non. » Asséna Yura en posant sa tasse. Son regard ne tremblait plus parce qu’elle avait perçu sa culpabilité. Elle lui déclara fermement : « Ce que je t’ai dit n’était qu’un déclencheur. Si je t’aime, c’est parce que tu es Shin Youngwoo. Le timbre de ta voix, ton odeur, ta personnalité, tes tics, tes expressions et ton visage… »

Tout ce qu’il détestait chez lui.

« Je les aime tous. »

Cinq années à se côtoyer n’était pas rien, et la jeune femme avait pu voir bien des facettes du forgeron.

« … » Le cœur de Grid commença à battre la chamade. Yura le regardait avec un sourire éclatant sur les lèvres. Avait-elle jamais montré un sourire aussi brillant auparavant ? Elle était plus belle que jamais et il en eut le souffle coupé.

« Tu sais… ? Je ne l’ai dit à personne depuis que je l’ai réalisé… Eh bien, tu as l’air vraiment surpris. »

Youngwoo se ressaisit, secoua la tête et sourit. « Tu es aveuglée par des illusions. »

… Il ne pouvait pas le croire.

Le visage d’Irène apparut dans son esprit et il éprouva de la culpabilité.

Yura, devant son air perdu, se leva : « Je ne voulais pas t’embarrasser. Je voulais juste te faire savoir que je t’aime. »

Sa réplique signifiait qu’elle était prête à ce qu’ils prennent leur temps.

« Au fait… Pourquoi tiens-tu une casserole en main ? » Demanda Grid.

« Je veux bouillir le ramyun. »

« Le bouillir ? Ça se bout ? »

« Oui, c’est marqué sur le paquet. Je dois juste laver les nouilles et suivre les instructions. »

« Les laver ? Hé, donne-moi ça ! Pose ce détergeant ! »

« L’invité devrait s’assoir en silence. »

Le jeune homme eut l’impression que le filet enserrant son cœur avait disparu. Yura avait une expression radieuse comme il n’en avait jamais vu. Cela dit, elle devrait lui donner le paquet de ramyun avant tout.

 

  Un p’tit café pour cette belle lecture ? Je n’ai jamais assez de caféine. JAMAIS.

Wazouille
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