BTTH Chapitre 275
BTTH Chapitre 277

Bonsoir tout le monde ! Voici le dernier chapitre bonus de la liste, que je dédie à Evana pour la grande générosité dont il a fait preuve !

Un grand merci à lui une fois de plus et bonne lecture !

 

 

Chapitre 276 – Chercher des ingrédients

 

Dans l’escalier relativement spacieux, Xiao Yan apparut à côté du jeune homme pâle en un instant. Il serra abruptement son poing et, avec une force explosive, l’abattit violemment le visage du grossier personnage.

Ce dernier avait beau ne pas être très costaud, il n’en était pas faible pour autant. Il avait senti quelque chose à l’instant où l’adolescent se mit soudainement à bouger, et une froideur sombre approcha immédiatement de son visage. Il croisa les mains devant lui et un Dou Qi turbulent jaillit de son corps, pour former une cape à sa surface.

Bien qu’il soit désavantagé à être attaqué par surprise, le pervers avait toute confiance dans sa force. De plus, son adversaire était très jeune, aussi était-il persuadé que son attaque aurait énormément de mal à percer ses défenses.

Une pensée traversa son esprit au moment où il bloqua le coup : « Eh petit bâtard, tu peux toujours courir pour quitter la salle des ventes intact, même si Ya Fei te protège ! » Cependant, avant même qu’il ne puisse la terminer, le poing contenant une force oppressante entra fermement en contact avec ses bras. Ceux-ci émirent de légers craquements, à la suite desquels il changea violemment d’expression. Il vomit involontairement une gorgée de sang et fut envoyé valdinguer contre le mur par la force puissante et violente. Il recracha aussitôt du sang et s’agenouilla à terre avant de se tordre de douleur.

Ce ne fut qu’alors que Ya Fei, en haut des escaliers, se retourna. Son cri d’avertissement venait à peine de quitter ses lèvres qu’elle vit le type pâle recroquevillé comme un chien mort. Son visage exquis se couvrit immédiatement de stupéfaction et d’incrédulité.

À ce moment, les subordonnés de l’imbécile obscène se ressaisirent enfin et devant l’apparence misérable de leur maître, ils eurent tout d’abord l’air abasourdis, avant d’encercler rageusement le Dou Shi.

Devant la réaction des gardes, Ya Fei ne put en supporter davantage et explosa de colère. Ses yeux en amande les fixèrent furieusement tandis qu’elle cria : « Je vous ordonne de reculer ! »

Les quelques gardes hésitèrent clairement à lui obéir. Leur maître avait peut-être le courage de l’offenser, mais ça ne signifiait pas qu’eux l’avaient pour autant.

« Le premier d’entre vous qui osera faire un pas en avant sera foutu à la porte de la Salle des Ventes Miteer. Vous n’êtes peut-être pas mes subordonnés, mais ne vous imaginez pas qu’il m’est difficile, avec mon statut de Doyenne intérimaire, de virer des merdes humaines comme vous ! » Elle avait une majesté unique dans sa colère froide.

De la peur traversa enfin le regard des gardes qui observait la jeune femme, dont le visage contenait de la malice. Ils s’échangèrent des regards et reculèrent avec réticence.

Elle leur ordonna en pointant du doigt l’escalier : « Emmenez votre maître et repartez d’où vous venez ! »

« Bien Ya Fei, tu as du cran. Tu as aidé un étranger… Attends un peu, tu verras ! » Le type tituba en se faisant relever par ses subordonnés. Il essuya les traces de sang au coin de ses lèvres et fixa rageusement la demoiselle. Il se tourna vers le jeune alchimiste et aussitôt, son regard s’assombrit et devint glacial. Il dit d’une voix lugubre, la respiration un peu précipitée : « Bien, bien petit bâtard. Attends un peu, si t’as des couilles ! »

Après cette tirade vicieuse, il gifla malicieusement un des gardes à côté de lui et dit d’un ton furibond. « On y va, imbécile ! »

Xiao Yan le regarda partir, soutenu par ses gardes, en plissant les yeux. Le poing dans sa manche s’ouvrit lentement et quelques flammes vertes se tordirent au bout de ses doigts.

Hai Bodong rit doucement en s’appuyant contre les escaliers : « Tu arrives vraiment à te retenir face à ce genre de type ? Pourquoi ne l’as-tu pas directement tué ? Tu sais qu’il va s’en souvenir et te le fera payer à l’avenir. »

« Nous sommes sur le territoire de quelqu’un d’autre, après tout. » Le jeune homme sourit et regarda Ya Fei, avant de hausser les épaules et de dire : « Je suis désolé, j’ai été un peu impulsive mais ce type est vraiment trop désagréable.

La demoiselle secoua la tête et soupira, avant de dire avec un sourire amer. « Je pense qu’il vaut mieux que nous discutions un autre jour. Une fois que ce type sera rentré chez lui, tu peux être sûr qu’il va aller chouiner dans les jupes de son grand-père, et ce vieux bonhomme qui surprotège son petit fils ne manquera pas de venir nous chercher des noises. »

« Ce n’est pas grave. » L’adolescent secoua la tête et dit en souriant : « Nous avons vraiment besoin de quelques trucs, discutons en maintenant. Nous nous occuperons nous-même des problèmes à venir… »

Elle ne put que hocher la tête d’un air impuissant à cette réponse : « Ah, tu es vraiment borné… Laisse tomber, je ferai de mon mieux pour vous protéger le moment venu. Cependant, ce vieux machin est vraiment hautain, alors je crains qu’il ne me passe un savon. » Elle fit demi-tour et monta les dernières marches en lui laissant le spectacle de sa silhouette voluptueuse. Le Dou Shi fit comme s’il n’avait rien vu, échangea un regard avec son vieux compagnon puis monta à sa suite.

Ils montèrent d’autres étages encore avant de s’arrêter devant une grande porte. Au vu de la familiarité avec laquelle la jeune femme se dirigeait, il était clair qu’elle venait souvent par ici.

Des gardes se tenaient de chaque côté de la porte, et bien qu’ils observèrent les deux hommes accompagnant leur jeune maîtresse d’un air incertain, ils eurent le tact de ne pas les arrêter. Au lieu de ça, ils se tinrent droits comme des piquets.

La porte fut ouverte et dévoila une salle spacieuse, où se trouvaient des bibliothèques nettement agencées, dont les rayons étaient occupés par diverses sortes de livres épais… Ya Fei passa à côté et arriva enfin devant un bureau. Elle se retourna alors et observa le jeune alchimiste et le vieillard en souriant. Elle pointa du doigt les chaises devant et dit : « Asseyez-vous, je vous prie. Pouvez-vous me dire à présent de quoi vous avez besoin ? »

Xiao Yan sourit et hocha la tête. Il alla s’asseoir sur une des chaises, réfléchit un moment et fixa son amie en disant : « T’ai-je créé des problèmes à l’instant ? Je suis désolé… »

Ya Fei secoua la main : « Je sais que tu es intervenu pour moi, tu n’as pas à t’excuser. » Elle fit le tour du bureau et s’assit derrière. Elle fit une légère moue en disant avec le sourire : « Ce type s’appelle Lei Lei. C’est également un membre du clan Miteer, et il a beaucoup de soutien au sein du clan. En général, il vaut mieux pour moi ne pas l’offenser alors je ne peux que choisir de l’ignorer. »

Elle repoussa les cheveux noirs coulant sur son front de la main et dit d’un air las : « Cependant, cet homme semble avoir des pensées déplacées à mon égard. Il a horreur que je l’ignore à cause de la honte qu’il en tire,et du coup il n’arrête pas de me chercher. Son grand-père a une certaine importance dans la Chambre des Doyens du clan et par conséquent, je suis vraiment impuissante face à ce vaurien au cuir épais. »

Le jeune homme secoua la tête et dit : « Tu devrais savoir que plus tu ignores ce genre de type, plus il va devenir insistant. »

« Ké ké, je sais bien. Cela étant, tu ne devrais pas surestimer ma largesse d’esprit. Comment une petite demoiselle comme moi pourrait devenir une sainte pareille… Certes, je n’ai pas l’intention de le provoquer pour le moment mais une fois que j’aurais l’occasion de devenir responsable de la salle des ventes, ce porc fera parti des premières ordures que j’expulserai. Le moment venu, ma vengeance le terrifiera… Tu devrais savoir que les femmes sont les créatures les plus rancunières au monde. Autrement, pourquoi y aurait-il un proverbe disant que ‘le coeur d’une femme est la chose la plus vicieuse qui soit’ ? » La demoiselle rit doucement en dévoilant involontairement ses ambitions et sa force.

Les deux hommes furent abasourdis en l’entendant parler. Ils ne s’attendaient pas à ce que cette dame, paraissant d’une gentillesse extrême, s’avère être aussi patiente et tolérante.

« Bien, cessons de parler de lui, ça me pourrit le moral. » Elle secoua la tête et un sourire aussi doux que de la pluie printanière apparut sur son visage exquis. Elle fixa l’adolescent et lui dit doucement : « De quoi as-tu besoin, dis-moi ? Je vais t’aider à les chercher. »

Ce dernier sourit et opina du chef. Il sortit une petite feuille de papier de son anneau de stockage, où était écrite la liste des ingrédients médicinaux dont il avait besoin pour raffiner la Pilule Violette de Récupération Spirituelle. Il la tendit ensuite à son amie sous le regard de Hai Bodong et dit en souriant :  » Rends-moi service et regarde si tu peux rassembler les ingrédients de cette liste. »

Le vieil homme sourit jusqu’aux oreilles en le voyant faire. Il avait rapidement parcouru la liste de son regard acéré quand l’alchimiste l’avait sortie de son anneau, et il y avait bien les mêmes ingrédients que ceux dont il lui avait parlé auparavant. Il eut alors l’impression que son jeune camarade avait bien à coeur de lui raffiner sa pilule.

« Je savais que tu ne serais pas venu à la salle des ventes si tu n’avais rien à y faire… »  La jeune femme prit la feuille blanche entre les mains et secoua la tête. Aussitôt, elle baissa la tête et parcourut rapidement la liste de noms d’ingrédients médicinaux, et elle ne put s’empêcher d’éprouver un choc. Elle releva le chef, regarda le Dou Shi et dit : « Ces ingrédients ne sont pas ordinaires… Je n’en connais certains que de nom. »

« C’est le cas. » Il hocha légèrement la tête, et demanda à voix basse : « T’est-il possible de réunir tous les ingrédients de la liste ?

À cette question, le Vieil Hai se fit à fixer anxieusement Ya Fei, qui était en pleine réflexion. C’était un sujet très important qui déciderait s’il pourrait ou non retrouver sa force optimale.

La demoiselle se frotta le menton et réfléchit un moment avant de secouer la tête. Elle dit d’un air apologétique : « Je crains qu’il ne soit extrêmement difficile de tous les rassembler, tant ces ingrédients sont rares. Si on les mettait sur le marché, chaque ingrédient se vendrait pour un haut prix : deux cent mille pièces d’or, au moins. Mais pour ça, encore faut-il qu’il y en ait en vente, et je ne pense pas que ce soit le cas actuellement… »

Le vieillard s’assombrit immédiatement à cette réponse tandis que Xiao Yan soupira visiblement de déception. Intérieurement, il était ravi car il aurait été dans une merde noire si elle avait pu réunir tous les ingrédients.

La jeune femme fit part de ses pensées : « Ce devrait être relativement difficile de trouver tous ces ingrédients mais par contre, nous ne devrions pas avoir de problèmes à nous en procurer la moitié. »

L’adolescent hocha la tête et soupira : « Mieux vaut en avoir la moitié que pas du tout. »

Un sourire impertinent apparut sur les lèvres de Ya Fei à cette réponse. Elle sourit et dit : « D’après notre registre, notre Salle des Ventes Miteer devrait pouvoir te fournir quatre ingrédients médicinaux de ta liste. Chacun d’entre eux coûte au moins deux cent mille pièces d’or. Je crains que le coût total de ces quatre ingrédients arrive autour d’un million de pièces d’or. Xiao Yan di-di… Vas-tu pouvoir me payer ? »

« Euh… » le jeune homme cligna des yeux et secoua la tête. « Je ne crois pas non. »

Le sourire de la demoiselle s’élargit davantage encore. Ses longs doigts s’entrecroisèrent et elle dit d’une voix où flottait le regret : « Xiao Yan di-di, nous ne sommes plus à Wutan. Je ne peux pas t’aider ici, quand bien même le voudrais-je. Je n’ai pas cette autorité. De plus, une telle somme d’argent va déjà bien au-delà de ma juridiction. »

Le jeune homme se frotta la joue et dit : « Que dois-je faire alors ? »

« Ah, bien qu’un million soit une belle somme, j’ai confiance en toi et il se trouve que notre Clan Miteer cherche un alchimiste à durée déterminée. Si ça t’intéresse, tu peux profiter de cette occasion pour payer la note. Une pilule médicinale de second rang peut être vendue à bon prix. Je pense qu’avec tes capacités, tu devrais pouvoir facilement régler ta facture… » Les beaux yeux en fleurs de lotus de Ya Fei s’infléchirent en croissant de lune et eurent l’air aussi envoûtants que ceux d’une femme-renarde.

Wazouille
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9 thoughts on “BTTH Chapitre 276

  1. Merci pour le chapitre, ainsi qu’au donateur. Je serai lui, je ne lui ferais pas du tout confiance. Cette diablesse ferait tout pour gagner de l’argent pour l’hôtel des ventes et s’il lui doit une dette, je sens que les intérêts ne seront pas mince x)

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