DNC Chapitre 413
DNC Chapitre 415

Voilà le premier DNC de 2021, et on commence par un chapitre fort en émotions… Il me semble que je vous dois un dnc, non ?

Bonne lecture à tous !

 

 

Chapitre 414Dieux merci, il est revenu !

 

Le Ministre Chu donna l’ordre aux soldats, puis il croisa les mains dans son dos et regarda quatre cent mille soldats ennemis se rendre.

Il avait remporté cette victoire sans qu’aucun de ses hommes ait à verser de sang.

Il était arrivé au moment opportun alors que l’ennemi était dos au mur, mais on ne pouvait pas cependant que sa stratégie avait été sans failles.

Il avait contrôlé l’armée d’une poignée de fer depuis qu’il en avait pris le commandement. Il avait décidé de régler cette bataille autoritairement, aussi commença-t-il à envoyer vague après vague de troupes dans le but de harceler l’ennemi, qui se retrouva alors à paniquer. C’était comme frotter leurs plaies avec du sel.

Il envoya plus tard Wu Kuangyun persuader l’ennemi de se rendre. C’était une décision fantastique, car le général avait un statut spécial au sein de l’armée et le fait qu’il soit personnellement sorti du fort pour persuader son homologue força ce dernier à se montrer pour garder la face. De même, le fait que le grand général en personne se soit montré pour les discussions sur la capitulation laissait entendre à Long Ao qu’il y avait peut-être moyen de négocier !

Pourquoi ? Parce que les deux hommes occupaient des positions assez élevées pour ça.

De plus, Long Ao était alors dans une position intenable, et l’arrivée de Wu Kuangyun lui donna une chance de sauver la face. Il n’avait pas d’autre choix que d’aller à sa rencontre, et c’est pourquoi il décida d’aller tenter sa chance.

Cependant, le Ministre Chu avait ordonné au grand général de rendre Long Ao fou de rage, ou alors de l’irriter à mort s’il venait à accepter de négocier ! À tout le moins, il devait évidemment s’assurer que son vieil ennemi perde son prestige et son honneur devant toute son armée.

Dans des circonstances normales, s’énerver n’était pas bien grave… Mais il avait cependant perdu tout son prestige lors d’une question de vie ou de mort… Ce qui revenait à être foutu !

Long Ao fut poussé au suicide, au final, et du coup son armée de quatre cent mille hommes n’était plus qu’un dragon sans tête. Ils avaient perdu toute confiance en leur général et commençaient même à le mépriser… Et vu qu’ils étaient dos au mur… Comment ne pas se rendre, dans ces conditions ?

De nombreux généraux du Nuage de Fer étaient insatisfaits de l’approche du Roi des Enfers Chu. Ils ne pouvaient s’empêcher de se dire que même eux auraient pu en faire autant.

Cela étant, alors qu’ils prirent le contrôle de l’armée ennemie, ils découvrirent que Long Ao avait fait dégager une grande piste en secret, par où les ennemis auraient pu disparaître sans la moindre trace.

Et de plus, cette piste aurait pu être achevée avec une demi-journée de plus…

Ces généraux auraient attendu que l’ennemi meure de faim, si Chu Yang n’était pas arrivé à temps. Les quatre cent mille soldats se seraient alors échappés juste sous leur nez… Et il faut dire que si ça s’était réellement produit, ces vieux généraux en auraient fait des crises cardiaques…

Tous les soldats ennemis se retrouvèrent couverts de sueur froide en apprenant leur sort, et les plus jeunes généraux du Grand Zhao trempèrent même leur pantalon de terreur.

Car le Ministre Chu ordonna… « Tuez-les tous ! »

Il prononça ces mots vêtus de sa robe et de son masque noirs, où perçaient des yeux froids et menaçants. Son regard était si glacial qu’on l’aurait cru complètement dépourvu d’émotions !

La foule fut submergée par le choc et l’horreur !

Tie Butian – en tant qu’Empereur du Nuage de Fer – lui demanda de les épargner, de crainte que ce massacre n’enrage les cieux.

Cependant, le Roi des Enfers répondit : « Quel mal y a-t-il à ça ? Ne sont pas que quatre cents mille soldats ? N’en avons-nous pas écrabouillé six cent mille autres ? Pourquoi ces quatre cent mille-là auraient droit à un traitement préférentiel ? »

Cette phrase tendit complètement tous les auditeurs.

Alors ces glissements terrifiants de ce jour horrible ont été provoqués par le Roi des Enfers Chu ? Oh bordel de merde… Est-il encore humain ? 

La foule était trop terrifiée pour parler, et le Ministre déterminé à les tuer. Il déclara même… « Laissons-les creuser un gros fossé et ensuite, ils pourront y sauter et s’enterrer eux-mêmes vivants… »

Tie Butian plaida répétitivement pour sa miséricorde, et le Roi des Enfers Chu sembla assez désarmé face aux suppliques sérieuses de l’Empereur d’une nation. Il finit donc par accepter, mais il parut tout de même très mécontent, et il déclara d’un air menaçant : « Je vous épargne tous pour donner de la face à Sa Majesté ! Je vous aurais tous tués autrement ! Mais si jamais parmi vous, j’en vois un être malhonnête ou tenter quelque chose… Alors je le tuerai, ainsi que son groupe tout entier ! Et les quatre cent mille prisonniers que vous êtes finiront enterrés vivants si un seul groupe s’avère être malhonnête ! »

Les généraux ennemis sortirent de l’énorme tente de commandement à la fin de cette réunion terrifiante. Ils tenaient à peine sur leurs jambes, et leurs visages pâles étaient couverts de sueur. Nombre d’entre eux avaient été effrayés au point de s’uriner dessus… Ils rejoignirent leurs troupes dans cet état misérable et donnèrent leurs ordres : « Personne ne doit agir inconsidérément ! Si un seul enfoiré tente quoi que ce soit, il nous en entraînera tous en enfer avec lui ! »

Les généraux expliquèrent alors qu’ils devaient leur survie à la bienveillance de l’Empereur du Nuage de Fer, qui avait longuement lutté pour la justice et les avait sauvés du couteau de boucher du Roi des Enfers Chu…

On peut facilement imaginer comment les troupes ont réagi.

Chu Yang et Tie Butian avaient évidemment joué au bon flic et au mauvais flic pour calmer les prisonniers. Ces derniers furent remis à Wu Yi et par la suite, cent cinquante mille âmes restèrent au Col Séparant les Montagnes, tandis que les trois cent mille restants suivirent le Ministre et Son Altesse dans un retour triomphant au champ de bataille principal !

Les généraux restés au Col, quel que soit leur bord, furent grandement soulagés en découvrant que le Roi des Enfers Chu était parti. Ils ne pouvaient pas expliquer pourquoi, mais ils avaient l’impression que toute la pression psychologique qu’ils éprouvaient jusque là avait soudainement disparu. Voir la robe noire du Ministre leur donnait l’impression qu’un gros nuage noir s’attardait au-dessus du col, et ça les faisait trembler de peur.

Sur la route, Sa Majesté sourit d’une oreille à l’autre. « Ministre Chu, votre masque noir est très efficace ! Je ne savais moi-même que penser à ce moment… Je me suis demandé pourquoi vous parliez soudainement de massacre alors que vous aviez vous-même suggéré d’accepter la reddition de l’ennemi ? Une chance que mon cerveau tournait à pleine vitesse. »

Le Fourbe pencha la tête de côté et couva Tie Butian d’un regard étrange. « Vous pensiez que je plaisantais à ce moment, Votre Majesté… ? »

« Ce… ce n’était pas le cas ? »

Chu Yang sourit et répondit d’un ton froid et morose. « Je pense qu’il n’y a pas de mal à tuer quatre cent mille personnes quelconques. Ces prisonniers deviendront probablement la plus grosse variable si Diwu Qingrou reste invaincu et que le conflit s’enlise. On parle du Col Séparant les Montagnes, après tout ! Il aurait mieux valu se débarrasser d’eux une bonne fois pour toutes afin d’éviter tout futur problème. »

Son Altesse en resta stupéfaite. Elle ne se reprit qu’un long moment plus tard, et réalisa alors qu’elle était couverte de sueur froide.

Quatre cent mille personnes…! Et il parlait de les tuer… de les tuer tous d’un coup ?

« Cependant, vous allez devenir un jour l’Empereur du monde entier, et cette histoire de massacre aurait entaché votre réputation. Ainsi, lorsque vous avez imploré de les épargner… J’ai profité de la situation pour vous donner de la face. » Expliqua calmement le jeune homme.

Sa Majesté en resta coite.

On dirait que j’ai une sacrée face, hein…

Alors que les deux jeunes gens se dirigeaient vers les casernes du champ de bataille principal, Tie Long Chen faisait nerveusement les cent pas. Il avait reçu un rapport concernant les mouvements de troupes du Col et brûlait d’impatience depuis, au point de ne pas dormir depuis trois jours.

Lorsqu’il avait appris que Wu Kuangyun avait laissé l’Empereur pour se réfugier à l’abri du Col, il était devenu fou de rage et s’était retrouvé à deux doigts de partir personnellement pour le Col Séparant les Montagnes, histoire de décapiter ce chien fou… Quitte à être vaincu sur tous les fronts !

Tie Longcheng était si furieux qu’il en vomit du sang. Il n’avait ni mangé ni dormi ces derniers jours, et chaque vingt-quatre heures qui s’écoulaient lui paraissaient être une année. Il manqua même de s’évanouir d’excitation en apercevant enfin sa nièce de retour.

Il se précipita vers Tie Butian à grands pas, les yeux brouillés de larmes.

Son Altesse remarqua soudainement que Chu Yang avait déjà disparu sans laisser la moindre trace. Elle réalisa qu’il avait dû rejoindre Wu Qianqian, qui jouait son rôle depuis tout son temps, pour la remplacer. Elle éprouva alors un grand vide inexplicable, pour une raison ou l’autre…

L’adolescent avança à grands pas et arriva là où se trouvaient les tentes du Pavillon Butian. Il connaissait les habitudes de son assistante, aussi ne tarda-t-il pas à trouver sa tente. Il bougeait si rapidement qu’il filait comme une rafale de vent ; en fait, il allait si vite que son corps ne projetait même pas d’ombre…

Il était sur le point d’ouvrir la porte quand il entendit quelqu’un soupirer à l’intérieur.

Surpris, il se figea aussitôt.

« Sa Majesté est revenue ? Elle est revenue ? » Dit une Wu Qianqian surprise, assise sur une chaise. Au lieu de se réjouir, elle sentit son coeur se comprimer ; cette nouvelle l’avait plongée dans le chaos.

Elle avait couru jusqu’à la porte en apprenant le retour de l’armée impériale, mais elle s’était soudainement arrêtée devant la sortie. Et si… Et si… ‘Il’ n’était pas revenu ?

Et si… Et si Sa Majesté avait une nouvelle à m’annoncer…

Et si ce devait arriver…

Que vais-je faire ?

Elle perdit presque le contrôle de son corps, submergée par ses inquiétudes. Elle ne pouvait pas faire un pas de plus pour sortir ! Cela étant, la ‘vérité’ l’attendait juste à l’extérieure ; elle n’avait qu’un pas à faire pour voir ce qu’il en était, mais elle n’osait pas le faire.

Ses craintes l’avaient engloutie. Elle craignait d’éclater en sanglots en le voyant revenir sain et sauf. Elle avait également peur qu’il ne revienne pas… Qu’il soit mort…

Ces sentiments contradictoires d’espoir et de crainte la dévoraient de l’intérieur. Elle était tellement perturbée qu’elle n’arrivait pas à se décider. C’est d’ailleurs pourquoi elle était retournée s’asseoir, et alors qu’un voile noir commençait à couvrir ses yeux… Elle entendit une voix. « Quelles affaires nationales vous préoccupent, Ministre Chu ? »

La jeune femme trembla des pieds à la tête, sans oser se retourner. Elle ferma solidement les yeux, puis elle les rouvrit. Cependant, sa vue était toujours aussi sombre. Elle leva sa main fine vers son autre bras afin de le pincer, histoire de vérifier si elle rêvait ou non.

Elle pinça alors de toutes ses forces…

Je n’ai pas mal ? 

Encore dubitative, elle tordit malicieusement la peau sous ses doigts. Toujours rien ?

Déçue, elle ouvrit les yeux, abattue. « Ce n’est qu’un rêve… * soupir *. »

Une voix agonisante résonna tout à coup derrière elle. « C’est mon bras que tu pinces, alors il est normal que tu n’aies pas mal, grand-s. Par contre, mon pauvre bras est déjà violet… »

Wu Qianqian se mit à crier et bondit, renversant ainsi sa chaise bruyamment. Elle était ravie d’avoir entendu cette réplique. Elle se retourna alors et vit un visage tordu de douleur. « Ça fait mal… Lâche-moi, s’il te plaît grande-sœur… » Dit Chu Yang en prenant une grande inspiration.

La demoiselle baissa les yeux et vit que ses doigts fins pinçaient le bras de l’adolescent. Elle avait sauté et s’était retournée sans lâcher prise, pinçant plus fort encore sous la surprise… Pour au final tordre sa peau à trois cent soixante degrés…

Elle le lâcha rapidement et se retrouva embarrassée, à ne savoir que faire. Devait-elle se jeter dans ses bras ? Ou agir calmement en faisant comme si de rien était ?

Pendant qu’elle réfléchissait, ses yeux rougirent et des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle était si émue qu’elle pensait même : Je pourrais mourir maintenant que ça en vaudrait la peine ! Parce qu’il… Parce qu’il est revenu sain et sauf !

Il est revenu !

« Je suis rentré. » Dit le Fourbe en souriant. « T’inquiétais-tu pour moi ? »

Wu Qianqian lui adressa pitoyable et essuya rapidement ses larmes du revers de la main. Elle se tourna alors vers lui et répondit : « T-te revoilà, sain et sauf… Ah ah, tu as inquiété beaucoup de monde ces derniers jours. »

Sa voix était si chargée d’émotions qu’elle trembla même au début, mais elle parvint à retrouver son calme vers la fin. Elle lui sourit alors. « Je peux enfin me détendre maintenant que tu es de retour. C’était éprouvant de faire ton boulot tout ce temps. »

Elle avait réprimé ses sentiments de toutes ses forces avant qu’il n’explose devant Chu Yang, qui se sentit soudain suffoquer sous la culpabilité. C’était comme si une certaine émotion en lui l’empêchait de respirer. Prenant fortement sur lui, il répondit : « Oui, ça a dû être épuisant. »

La jeune femme lui adressa un mince sourire et répondit : « Assieds-toi, je vais t’apporter un verre d’eau. » Elle se retourna ensuite et s’éloigna.

Ils se retrouvaient tous les deux après une longue séparation, mais ils échangeaient malgré tout des platitudes. Ils faisaient de leur mieux pour éviter de parler de sujets personnels, en se contrôlant grandement et avec beaucoup de prudence… De crainte de laisser un sentiment s’exprimer et de s’immiscer dans leur vie privée.

Wu Qianqian se dirigea vers l’entrée de la tente, couvrant fermement ses lèvres pincées de sa main en pleurant à chaudes larmes. Elle se contrôla fermement pour ne pas produire le moindre son et se précipita au-dehors. Elle arriva finalement à un coin où elle s’accroupit aussitôt. Ses épaules se mirent aussitôt à trembler tandis qu’elle éclata silencieusement en sanglots.

Merci mes dieux ! Il est revenu ! Il est revenu sain et sauf !

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