DNC Chapitre 91

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Chapitre court, mais toujours aussi bon ! J’ai hâte de vous faire découvrir la suite 😀

Bonne lecture à tous !

 

 

Chapitre 91 - La Carotte et le Bâton 1)Dur et doux, en VO

 

L’homme regarda Chu Yang et leva son pouce en l’air d’approbation en le félicitant : « Vous êtes génial, Ministre ! Je suis un espion moi-même et ne connaissais l’identité que d’un seul de mes collègues ; vous, vous êtes parvenu à tous les trouver. Le plus admirable dans tout ça, c’est que vous y soyez parvenu en regardant seulement la paperasse. Votre perspicacité en elle-même est digne de mon respect !»

Le jeune homme posa les documents et agita la main en le regardant : « Vraiment ?»

Il n’avait rien eu besoin de dire, cette fois : Chen Yutong prit automatiquement le document dans sa main. Un seul jour s’était écoulé, mais il était déjà parvenu à établir son autorité comme étant absolue. Nonobstant tout le reste, l’existence même d’espions au sein du Pavillon Butian signifiait que ce dernier aurait pu s’écrouler à tout moment et de plus, tant que ces espions ne commettaient aucune erreur grossière, ils auraient pu poursuivre leur surveillance indéfiniment !

Ce que le jeune fourbe venait de faire revenait à leur sauver la vie, et plus d’une fois !

Oubliez son jeune âge, oubliez le niveau de sa culture ; personne au monde ne pouvait rivaliser avec lui en terme de perspicacité seule !

Il ne s’embêta pas à lever le petit doigt, il ne montra pas non plus sa culture ; sa capacité d’analyse avait suffi à conquérir le cœur de ces têtes de mule du Pavillon Butian.

« Tu es également un espion et tu l’admets de toi-même ? Bien, tu me fais gagner du temps !» Chu Yang sourit : « Se peut-il que tu ais quelque chose à me dire ?»

L’accusé lui sourit et dit : « Vous n’avez posé aucune question aux autres et maintenant que je me suis moi-même dénoncé, vous devriez encore moins en poser. »

L’adolescent opina du chef. Il avait laissé tomber toute idée de le faire parler en voyant avec quel calme il s’était rendu : ce type était clairement prêt à mourir.

Il tapota doucement du doigt sur la table. « Je comprends. La plupart d’entre vous êtes fidèles à Diwu Qingrou, et les autres sont contrôlés par le fait que les membres de leur famille soient prises en otage. Je n’ai pas le pouvoir de les sauver pour le moment, et nous sommes encore moins en position de te recruter, aussi ne te demanderai-je rien. Tu peux te suicider si tu le souhaites. »

« Le Pavillon Butian a bel et bien trouvé un bon dirigeant. L’intelligence, l’astuce et la perspicacité du Ministre Chu sont un peu différentes de celles du légendaire Officiel Diwu. Je voulais vous voir vous battre tous les deux en fait, histoire de voir qui gagnerait à la fin ; quel dommage que ça ne me soit plus possible !» Le type sourit tandis que du sang noir lui coula doucement le long de la bouche. Il avait mordu le sac de poison caché dans une dent.

Il regarda Chu Yang d’un air vide : « En fait, nous n’avons également jamais vu Diwu Qingrou…» Il resta debout mais il avait cessé de respirer. Ce ne fut que bien plus tard qu’il tomba à terre.

Ses dernières paroles étaient lourdes de sens.

Le grand hall tout entier était envahi par l’odeur du sang frais. Il y régnait un tel silence que ça en était suffoquant !

Les membres du Pavillon étaient stupéfaits. Il y avait tant d’espions et pourtant, aucun d’entre eux ne s’était rendu et bien que certains aient été capturés et tués, la plupart d’entre eux s’étaient suicidés.

Quel genre de méthodes il fallait employer pour parvenir à entraîner un groupe de soldats pareil ? Le dernier en particulier les avait soufflé : il était calme et souriant, même en mourant.

Chu Yang regarda les cadavres à terre d’un air lugubre. Combien de gens aussi bien entraînés Diwu Qingrou avait encore sous la main ? Il sentit tout d’un coup que son Némésis était devenu une montagne géante sur son chemin.

Il savait déjà qu’il était incroyablement puissant mais les événements du jour le forcèrent à le reconsidérer à un plus haut niveau encore !

L’Officiel Diwu était un rival comme il n’en avait encore jamais eu !

Le jeune fourbe sourit doucement et se reconcentra. Il regarda les gens restants et dit : « Il doit en rester mais cela étant, les preuves que j’ai ne suffisent pas aussi allons-nous temporairement en rester là. Quoi qu’il en soit, il n’y aura pas de missions dans le futur immédiat. J’espère que les espions restants quitteront le Pavillon Butian d’eux-même, et quant à ceux qui sont en contact avec des hommes de Diwu Qingrou mais hésitent encore, j’espère que vous prendrez rapidement une décision !»

Il s’arrêta un instant, puis reprit lentement : « Le Pavillon a été fondé il y a peu de temps et vous l’avez rejoint pour deux raisons : la première , c’est pour réaliser une belle carrière par vos propres efforts et la seconde, c’est pour offrir une belle vie. Cela étant, l’espionnage… ah ah… Je ne peux pas dire que ce soit une bonne raison de nous rejoindre. Si vous partez de vous-même, je ne vous traquerai pas ! Ceux qui viennent me trouver d’eux-même ne seront pas punis et seront même récompensés ! Je le promets solennellement ! Non seulement je ne vous traquerai plus, mais je vous aiderai également à garder votre secret !»

A ce moment, il parcourut du regard les douzaines de personnes devant lui. Ils eurent tous l’impression qu’un serpent venimeux les observait en sentant son regard les balayer l’un après l’autre !

Un frisson glacial parcourut leur échine.

Chu Yang déclara froidement : « À partir de maintenant et jusqu’à minuit, tout le monde va avoir un entretien avec moi, en commençant par le directeur du Pavillon puis en descendant la hiérarchie ; environ deux personnes par quart d’heure. Ceux qui sont encore le cul entre deux chaises à l’aube seront exécutés ! Il n’y aura pas la moindre pitié !»

Il tourna la tête et demanda : « Vous avez quelque chose à ajouter, Directeur, Directeur Adjoint ?»

Cette question n’était qu’une simple politesse qui avait pour but de les apaiser. Il ne s’attendait pas à ce que Cheng Ziang et Chen Yutong fassent immédiatement un pas en avant et répondent : « Nous obéirons absolument à tout ordre que le Ministre donnera !»

Le jeune homme sourit avec satisfaction. « Dans ce cas, commençons. J’attendrai à l’intérieur. »

Et ainsi, il se leva nonchalamment et s’en alla.

Une fois qu’il fut sorti, tout le monde se leva en même temps, les yeux rivés sur son dois.

« Ce Ministre est vraiment balèze !» murmura quelqu’un.

« C’est vrai, sa perspicacité et son intelligence sont vraiment indescriptibles. Je n’ai rien à me reprocher mais quand il m’a regardé, je me suis senti coupable !»

« C’est tout à fait ça ! J’ai également ressenti la même chose !»

« A quel niveau est sa culture ?» se demanda quelqu’un.

« Laisse tomber, ne mets pas ton nez dans quelque chose que tu ne comprends pas ! Ne serait-ce qu’avec son intelligence, est-ce que ça changerait quoi que ce soit s’il ne connaissait aucun art martial ? T’as pas vu Diwu Qingrou ?»

« T’as raison !»

« Cela dit, on dirait que le Ministre Chu ne pratique vraiment pas le moindre art martial. Il a l’air galant, mais un peu faible aussi. Je suis sûr qu’il deviendra un bel homme en grandissant. Il est si faible et pourtant, un seul regard a suffi à me coller des frissons de la tête au pied !»

«.…..»

«…» (NdT le malaise XD)

Les discussions allaient bon train quand Cheng Ziang se leva et alla vers le bureau dans lequel Chu Yang était entré. Un sujet de conversation fut évoqué dans son dos : « Allez les gars, essayez de deviner : combien de gens va-t-il rester après la purge ?»

« Qui sait… Avec déjà neuf morts… On vivait quotidiennement au même endroit avec ces gars là et j’avais jamais rien remarqué, mec. » (NdT En vo, c’était 我的乖乖 qui veut dire « mon cher»)

« Hé, honnêtement, ce ministre nous a sauvé la vie. Et dire que je suis allé en mission avec… Aaaah »

« C’est bien vrai ! Tu m’as donné des frissons en en reparlant !»

Un peu plus tard, Cheng Ziang sortit du bureau et fit un signe du regard à Chen Yutong qui soupira et y rentra.

« Regardez, on dirait que les directeurs ont tous les deux accepté le Ministre comme leur supérieur. Ils n’avaient jamais accepté qui que ce soit d’autre depuis l’ouverture du Pavillon, à part le Prince… Ce ministre n’est vraiment pas quelqu’un d’ordinaire. »

« Tu déconnes ? Le monde entier se bat pour la suprématie actuellement, mais la force d’une seule personne ne peut diriger qu’une région, alors qu’une intelligence supérieure peut diriger le monde. Ce n’est même pas comparable ! Si on prête allégeance à quelqu’un comme le Ministre, au moins on ne mourra pas pour rien !»

« Bien dit !»

 

 

 

Wazouille

Fondateur du site et traducteur de BTTH, DNC, TDG et SW, Wazouille est un grand audiophile, un gamer, un lecteur avide et bien d’autres choses encore, comme stakhanoviste, à son insu...

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1. Dur et doux, en VO

9 Commentaires

  1. nickylaboum

    merci

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  2. Blackers

    merci pour le chapitre

    Répondre
  3. grenvious

    merci pour le chapitre

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  4. Metalis

    Merci pour ce chapitre ! 🙂

    Répondre
  5. Zhexiel Kurokage

    Merci pour le chapitre.

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  6. Conan

    Merci pour le chapitre!!!!

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  7. Myrddin

    Merci pour le chapitre

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  8. psycho

    Merci pour le chapitre 🙂

    Répondre
  9. Dark-sram

    Merci pour ce chapitre =D

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