Fuyao — Préface

Fuyao — Prologue
Fuyao — Livre 1 Chapitre 1

Je vous avais bien dit que la suite arrivait. Après tout, il fallait bien se mettre quelque chose de plus consistant que le prologue sous la dent. Enfin bon, nous n’en sommes toujours qu’au début : après le prologue, voici la préface ! Histoire de rencontrer l’héroïne éponyme, appréhender sa personnalité, savoir comment son aventure commence, etc. Bonne découverte~

Préface — Le tombeau éteint les lumières

Dans le tombeau sombre et sinistre se mouvaient plusieurs silhouettes aux visages malpropres. L’une d’entre elles essuya la sueur, se redressa à moitié et cria :

— Chef, pourquoi ce tombeau est si lugubre ? Le mauvais augure semble planer. Tu as vérifié l’horoscope du jour ?

— Oui, j’ai vérifié ! répondit difficilement mais clairement Meng Fuyao, une mini lampe‐torche dans la bouche, à moitié agenouillée sur le sol et la tête baissée alors qu’elle brossait le grand sarcophage couleur cyan. Aujourd’hui est un jour propice pour réaliser des funérailles, porter des vêtements de deuil et déplacer des sarcophages. Regarde, pile ce qu’on est en train de faire ! Quelle coïncidence ! Tout a un rapport avec la mort.

— Hé, tu peux pas dire quelque chose de plus optimiste ?

Le grassouillet qui avait précédemment questionné son chef leva la tête pour observer l’étrange fresque au mur : elle représentait une tête de bœuf sur un corps humain. Les coups de pinceau semblaient prendre vie à la lueur des lampes‐torches, comme si la peinture allait sortir du mur. Il ne put s’empêcher de reculer craintivement.

Meng Fuyao était peu encline à se préoccuper de lui, concentrée comme elle l’était sur son propre travail : elle brossait progressivement toute la poussière qui s’était accumulée sur le tombeau. Ainsi fut révélée la sculpture d’une créature à trois têtes, deux corps, une corne, deux ailes au dos et un regard féroce. Aux yeux de Fuyao, la bête possédait la beauté majestueuse si caractéristique des anciennes civilisations. Les yeux grands ouverts et emplis de délectation, Fuyao effleura la sculpture d’une main et de l’autre réclama le mètre ruban qu’on lui remit immédiatement.

— Grassouillet, viens là ! Prenons une photo avec le sarcophage de l’empereur, ordonna‐t‐elle en tirant le grassouillet vers elle. Mets‐toi de ce côté‐ci, je prends ce côté‐là. À trois !

— Non, chef ! Pourquoi tu me lâches pas ? lutta désespérément le grassouillet Xiao Yuan, en vain.

— Parce que t’es nouveau, sourit Fuyao de toutes ses dents. Les nouveaux sont là pour être piétinés par les anciens. Arrête de traîner, dépêche‐toi ! On doit s’en occuper rapidement. Ça rendra ma thèse de cette année impressionnante !

— Une folle et une acharnée du travail ! Déjà maître de conférences à 22 ans. Ton existence ne fait qu’humilier les élites de l’archéologie…, maugréa le grassouillet, avant de pointer la lampe‐torche sur le mètre pour lire les mesures. J’ai fini. La sculpture fait 2,18 mètres de long, 94 centimètres de large et 66 centimètres de haut.

— Ok ! déclara Fuyao en tapotant la créature en pierre présente sur le sarcophage qu’elle observait avec satisfaction.

Son salaire grimperait en flèche après le diplôme et les frais hospitaliers de sa mère ne poseraient plus souci. À ces pensées, la bonne humeur de Fuyao ne put qu’augmenter. D’ailleurs, elle se perdit dans ses pensées en songeant à la maladie de sa mère. Ainsi, elle ne remarqua pas le grave écho qui naquit dans le sarcophage pour se propager dans le couloir. L’écho rebondit ensuite sur la porte d’entrée du tombeau, laissant place à un long retentissement lugubre qui ressemblait aux bruits de pas chancelants d’anciens géants.

Le tombeau était indubitablement scellé sous terre, mais un courant d’air froid d’origine inconnue soufflait, faisant frissonner l’équipe. De plus, la faible luminosité qui brillait dans la chambre funéraire éclairait à peine les visages des archéologues qui prirent des teintes sinistrement verdâtres.

L’équipe présente provenait d’une université d’archéologie de Jiangsu. Elle avait fait le chemin jusqu’à Xinan, cette région chinoise du sud‐est, pour mettre au jour un tombeau anonyme supposément plus âgé de quelques siècles que celui du général Cao Cao (ndlt : 155–220). Cela dit, des incidents mystérieux s’étaient enchaînés dès le premier jour de fouilles. Tout d’abord, l’ingestion de mauvaises herbes sauvages avaient provoqué des diarrhées aiguës chez tous les membres qui avaient ainsi offert une quantité non négligeable d’engrais citadin à la terre aride du plateau Yunnan‐Guizhou. Ensuite, une vipère avait mordu Xiao Li alors qu’il montait sa tente. Enfin, ils n’avaient point l’intention d’explorer le tombeau lorsqu’ils l’avaient ouvert dans la matinée, mais une roche était soudainement tombée sur le médecin Xiao Wang pendant qu’il distribuait les outils. Blessé à la tête, il avait chuté dans le caveau et l’équipe s’était précipitée à sa rescousse.

Pour tout pilleur de tombe pourvu de bon sens, autant d’événements malencontreux auraient suscité des doutes et une exploration plus poussée aurait été jugée comme inopportune. Cependant, d’après la logique archéologique… En fait, elle était semblable à celle des pilleurs de tombe. Après tout, les deux professions consistaient à déterrer les tombes de leurs ancêtres, un emploi contre nature. La seule différence, c’était que l’une était d’ordre privé et l’autre une affaire publique.

Pour en revenir à l’équipe, les membres qui souhaitaient regagner leur foyer avaient déjà imploré leur chef de sceller le tombeau et de remettre la fouille aux puissantes machines du gouvernement. Malheureusement, leur chef n’était pas une personne normale : c’était Meng Fuyao, surnommée « Sorcière rousse ». Elle était admirable en tout point : c’était le modèle même de l’éducation chinoise qui prônait moralité, intelligence, athlétisme, positivisme et dur labeur. Son seul défaut ? Tout ne tournait pas rond dans sa tête. Cela s’exprimait à travers sa plus grande passion (elle aimait à la folie exhumer d’anciens tombeaux) et les choix illogiques qu’elle réalisait devant des situations étranges. Ainsi, Meng Fuyao n’était absolument pas du genre à abandonner une profanation de tombe pour les quelques raisons sordides soulevées. Après tout, cette déviante sociale avait dormi en étreignant le tout premier corps ancien qu’elle avait exhumé tant elle était heureuse. À ses yeux, les minuscules obstacles survenus cette fois‐ci étaient triviaux.

— Pied‐de‐biche, marteau et pioche !

Un flash lumineux et coloré éclaira subitement la sombre pièce. Impatiente de commencer, Meng Fuyao craqua ses doigts et ses yeux s’éclairèrent telles les flammes célestes éternelles. Cependant, les outils réclamés ne venaient pas. Les sourcils froncés, Fuyao se retourna et découvrit ses collègues pâles, démoralisés et peu disposés à s’avancer.

— Ha ! Vous avez peur ? Me dites pas que cette équipe de professionnels est superstitieuse ! Toi, toi et toi, désigna‐t‐elle du doigt, vous faites partie de l’élite élevée avec le Marxisme‐Léninisme et les enseignements de Mao Zedong ! Vous avez chié vos théories scientifiques avec la diarrhée ?

Exaspérée, elle rejoignit à grandes enjambées son sac à dos d’où elle sortit quelques bougies. Elle les plaça impatiemment aux quatre coins de la chambre funéraire et la faible lueur émise était étonnamment verdâtre.

— Chef… Tu fais quoi…

— T’as pas lu Ghost Blows Out the Light ou vu Mojin : The Lost Legend ? sourit Fuyao en s’applaudissant, provoquant un écho bruyant. Puisque vous pensez qu’il y a des fantômes, je vais suivre le mouvement. Si les bougies s’éteignent, on rentre, ça vous va ?

— Vraiment ? s’assura le grassouillet.

Il examina subrepticement les bougies, comme s’il voulait souffler dessus lui‐même, mais avant même d’avoir eu le temps de les approcher, la sorcière commença à assigner les rôles. L’équipe s’affaira aussitôt autour du sarcophage et n’eut plus une seconde à accorder aux quatre cierges. De ce fait, lorsqu’un petit vent proche du sol fit vaciller et éteint les bougies ouest et sud qui s’éteignirent ensuite, personne ne le remarqua.

Ils travaillaient tous sur le couvercle en pierre du cercueil : il était lourd et avait eu le temps de bien s’enfoncer dans le cercueil après tant de millénaires. Ils se mirent donc à plusieurs pour forcer l’ouverture, sous les directions criées par Meng Fuyao qui se tenait debout sur une pierre tombale, les mains sur les genoux. Le couvercle finit par tomber dans un grondement, dévoilant son contenu.

Meng Fuyao félicita énergétiquement son équipe puis enjamba le bord du sarcophage. Elle en éclaira l’intérieur de sa lampe‐torche et chantonna joyeusement Young Friends Come Together, une chanson populaire chinoise.

— ♫ Après deux mille ans, nous nous reverrons, expédions ça au musée le plus proche, installe des vitrines, une pour toi, une pour moi, ne nous différencie pas, n’aie pas peur des pilleurs de tombe qui nous entourent et nous poursuivent…

Les travailleurs en plein labeur lui jetèrent des regards dédaigneux, regrettant de ne pouvoir se boucher les oreilles face à tant de fausseté musicale qui nuisait aux esgourdes plus qu’autre chose. Entre temps, le grassouillet était accroupi sur le couvercle où il découvrit quelques inscriptions. Il saisit alors précipitamment une brosse pour dépoussiérer la surface correspondante et dévoila des inscriptions gravées en cinabre, toujours lisibles malgré les millénaires passés. Une substance étrange semblait aussi avoir été mélangée au cinabre car une odeur anormalement délicieuse en émanait, perturbant ceux qui la sentaient.

— Les cieux sont vastes et brumeux, la terre est sans limites, les morts retournent au yin, les vivants demeurent dans le yang, la vie possède la distance, la mort peuple les villages, arrêtez‐vous là, sinon… encourez la destruction mutuelle.

Le grassouillet avait lu l’inscription à la lumière émise par la lampe‐torche qui se balançait ici et là, tel un feu follet faisant les cent pas dans le tombeau. Son expression changea, alors que Fuyao continuait de travailler diligemment dans le sarcophage.

— Oh, c’est une épitaphe caractéristique de la dynastie Han, commenta‐t‐elle. La dernière partie était bizarre. Tu peux répéter ? somma‐t‐elle sans lever la tête.

Le grassouillet déglutit. Sur le point de répondre, il remarqua l’une des bougies éteintes du coin de l’œil. Il se leva alors d’un bond.

— Quelque chose cloche ! cria‐t‐il d’effroi. (ndlt : 风紧,扯呼 en chinois, ce qui signifie littéralement « Soit rapide comme le vent, sonne l’alarme ». C’était ce que les bandits et les voleurs de la Chine antique criaient lorsqu’ils remarquaient un problème, un peu comme « C’est un piège !»)

— Mon cul ! Tu crois qu’on est des bandits ou quoi ! rit Fuyao tout en réprimandant son collègue.

La jeune femme allait se lever lorsqu’un énorme bruit retentit soudainement derrière elle : la chambre funéraire entière en trembla et sept à huit personnes perdirent l’équilibre. Un autre son assourdissant résonna, comme si un géant piétinait la terre. Le sol commença promptement à s’incliner et le lourd sarcophage en pierre glissa jusqu’à s’exploser contre le mur. Au sud‐ouest du tombeau, poussière et gravats avaient été relâchés : ils créèrent des trous immenses dans le sol en tombant.

Plusieurs archéologues, dont le grassouillet, se protégèrent la tête et roulèrent désespérément au sol pour s’échapper. Malheureusement, le grassouillet était dodu, mais pas rapide : il roula trop lentement et fut immobilisé par des débris, l’amenant à crier à l’aide. De l’autre côté de la chambre funéraire, le martèlement augmentait rapidement en cadence.

Dans ce chaos de cris et de hurlements, Meng Fuyao leva la tête avec difficulté. Elle attrapa d’abord le sac à dos qui avait glissé jusqu’à elle et s’en servit pour se protéger la tête.

— C’est probablement un glissement de terrain, cria‐t‐elle. Il a beaucoup plu récemment. Évacuez ! Tout de suite !

— L’entrée est bloquée par des décombres, mi‐gémirent mi‐hurlèrent ceux qui s’étaient abrités près de la porte d’entrée.

— Ça sert à quoi de pleurer, bordel ! Ça va ouvrir l’entrée ? vociféra Fuyao, qui fit plusieurs roulades sur un sol jonché d’os brisés avant de relever la tête pour observer le plafond. Il y a un tunnel de truand ! Échappez‐vous par là !

— Ce tunnel n’a pas encore été excavé ! Il contient encore un corps !

Meng Fuyao fixa son sac au cou et tenta de se redresser. Cependant, un autre tremblement la fit trébucher et elle s’affala au sol. Résignée, elle abandonna l’idée de se mettre debout. Les dents serrées, elle ramassa une barre de métal qu’elle agita sauvagement devant le tunnel de truand.

Une jambe en tomba, puis du sang et des morceaux de corps volèrent en tous sens avec la poussière, mais Fuyao n’accorda pas un regard à la scène sanglante qui l’entourait. Le reste du corps glissa de l’ouverture nouvellement agrandie, obligeant Fuyao à se mettre un peu sur le côté. Le corps incomplet dégringola sur le sol incliné jusqu’au coin sud‐ouest de la chambre, laissant une traînée de sang et de débris derrière lui. Juste alors, un crâne ratatiné tomba sur l’estomac de Fuyao.

— Dégage ! Ne gêne pas mon travail ! intima‐t‐elle au crâne qu’elle jeta ailleurs.

Enfin, les dernières mottes de terre gris jaunâtre plurent du tunnel, laissant passer un soupçon de soleil. Malgré un visage couvert de poussière, elle sourit de toutes ses dents.

— Ceux qui ne sont pas encore morts ! Venez avec moi, il y a une sortie !

Ses collègues rampèrent précipitamment vers elle et elle saisit le collier de l’un d’entre eux. Elle tenta de le fourrer dans l’ouverture, mais il repoussa rapidement sa main.

— Toi d’abord !

— Vas‐y !

— T’es une femme !

— Je suis le chef !

La dispute s’intensifia tandis que le sol s’inclinait toujours plus. La terre n’était plate qu’à côté du tunnel, mais cela ne durerait pas longtemps. Pire encore, des pierres insaisissables, pointues comme des flèches, menaçaient de tomber. Pendant ce temps, ce foutu collègue refusait de bouger, désirant que Fuyao s’échappât en premier. Cependant, la galanterie n’en était guère une en de telles circonstances ! Les yeux de la jeune femme prirent bientôt la même couleur que ses cheveux. Grinçant des dents, elle gifla le jeune imbécile si durement qu’il en vit des étoiles. Profitant de la stupéfaction du gentleman, Fuyao le poussa dans le tunnel et lui mit même un coup de pied aux fesses pour faire bonne mesure.

— Continue de traîner et je te giflerai à mort ! menaça‐t‐elle, et ce avec succès, puisque les collègues suivants crapahutèrent efficacement dans le tunnel.

Cependant, lorsque Fuyao tendit la main pour aider le grassouillet, elle ne rencontra que de l’air. Se retournant, elle découvrit qu’il avait roulé bien loin. Il tentait d’attraper les débris divers qui glissaient en espérant arrêter sa chute, en vain : il évoluait inexorablement vers les rochers escarpés. Désespéré, le grassouillet balbutiait, incapable de prononcer une phrase intelligible.

Après un coup d’œil circulaire, Fuyao repéra une lampe en cuivre saillant du mur et y coinça son pied avant de tomber à plat ventre sur le sol. Elle tendit la main pour attraper juste à temps le bras potelé du grassouillet qui allait tomber dans les abysses.

— Chef ! Ah ! J’avais bien dit qu’il fallait pas ouvrir le cercueil ! Ah…, pleura le grassouillet.

— Va te faire foutre ! s’exclama Fuyao en l’attrapant par le cou.

Puis elle l’envoya effectivement « se faire foutre » dans le tunnel. Après avoir rampé jusqu’à mi‐chemin, le postérieur trop large du grassouillet obstrua la sortie et il ne put avancer plus loin.

— Le pic…, murmura Fuyao en cherchant la barre de métal qu’elle avait jeté plus tôt.

— Me pique pas le chrysanthème ! glapit le grassouillet apeuré qui fit soudainement preuve d’une force insoupçonnée pour sortir du tunnel. (ndlt : la fleur de chrysanthème est un mot d’argot qui signifie « anus »)

Fuayo se gaussa et s’apprêtait à le suivre lorsque ses yeux s’illuminèrent : elle discerna un chaudron de jade verdâtre non loin d’elle. Avec tous ces tremblements, le chaudron était apparu d’elle ne savait où et semblait sur le point de tomber dans les crevasses de la chambre funéraire. Fuyao l’attrapa prestement et se désopila bruyamment.

La légende de Fuyao - Préface - Chaudron de la dynastie Han

Chaudron de jade

Elle avait déniché là une relique historique datant de la dynastie Han (ndlt : 206 ans avant l’ère commune), alors que les reliques précédant la dynastie Tang (ndlt : an 618 de l’ère commune) étaient très rares ! Jusqu’alors, l’expédition actuelle leur avait coûté cher et restait sans gain. Maintenant, cet objet leur permettrait de déterminer l’identité du corps reposant dans ce tombeau et de se renseigner sur la culture de cette période de l’histoire. Voilà donc une compensation intéressante.

Le chaudron étant incrusté d’or, il était lourd et Fuyao dut user de toutes ses forces pour le soulever. Concentrée comme elle l’était, elle ne vit pas le rayon lumineux rouge qui sortit du sol lorsqu’elle souleva son précieux. En haut, le grassouillet lui criait de monter, son visage en sueur visible de l’autre côté du tunnel. Contre toute attente, ce n’est pas son chef qu’il vit apparaître, mais le chaudron.

— Me donne pas ça, c’est toi que je veux ! hurla‐t‐il inquiet.

— Peuh ! Tu me veux ? Fais la queue ! houspilla Fuyao en riant et en soulevant la relique. Attrape‐le, tu perdras pas au change !

— Cette foutue femme qui pense qu’à sa recherche…, marmotta le grassouillet qui n’eut d’autre choix que de saisir l’objet.

Ce dernier était pesant, aussi Fuyao put‐elle expirer de soulagement lorsque son collègue l’en délesta. Alors qu’elle amorçait enfin sa montée, une explosion retentit. Sur‐le‐champ, une lumière rouge aveuglante enveloppa Fuyao et le peu de terre qui la soutenait finit par s’effondrer. Le grassouillet, sur le point d’attraper les mains du chef, ne ressortit que de l’air entre ses mains.

— Chef !

Les cris répétés du grassouillet laissèrent bientôt place à un son éthéré. Celui‐ci ressemblait aux notes d’une cithare, mais aussi aux cris d’un phénix ainsi qu’aux rugissements d’un dragon. Avec une telle cacophonie, la voix de Fuyao qui luttait pour parler ne fut que murmure.

— Camarade ! N’oublie pas de signaler que je suis morte en martyre…

Littleangele

Rat de bibliothèque, marmotte et hibou, vagabonde et ermite, tricoteuse et bricoleuse. Entre (beaucoup d')autres. Cela dit, j'imagine que seule ma casquette de traductrice vous intéresse.

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11 Commentaires

  1. Un anonyme convaincu

    Merci pour cette préface !
    J’adore le (« la » dans ce cas présent ^^) personnage principal, son espèce de cynisme me fait beaucoup rire ^^ je vais continuer à lire ce LN

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  2. gutsguts

    merci pour cette préface

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  3. Shirosuu

    Très intéressent ce début de LN ! Merci pour cette préface

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  4. Cèlen

    Merci pour cette nouvelle série qui s’annonce fort inintéressante, si la suite est sur le même rythme ça promet du bon^^ Une héroïne dans l’univers de la cultivation ça change un peu, pas eu l’occasion d’en voir beaucoup en dehors de celle présente pour mettre en valeur le MC XD, Vraiment hâte de lire la suite !

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  5. Champitron

    Jamais nous n’oublierons Fuyao, notre camarade morte pour l’archéologie ! Banzai!!! (ouais ok p’tet^pas banzai mais bon…)

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  6. flo

    Merci 🙂 ça a l’air sympa comme ln

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  7. sieter

    Enfin une héroïne révolutionnaire au milieu de tous ces héros capitalo‐réactionnaires !Vive la révolution et ce merveilleux site !

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  8. Neilbhn

    Merci pour le chapitre
    Ce LN ma l’air

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  9. Higanbana

    Merci pour cette préface très intéressante où l’on découvre une héroïne au caractère bien trempé.

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  10. essitamessitam

    merci pour cette MC barjo et cette préface 🙂

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  11. TesaYuuTesaYuu

    Merci pour le (court) LONG chapitre ^^ C’est que le début donc c’est dure de ce faire un avis dessus, mais j’adore la personnalité de Fuyao ^^

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