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Chapitre 28

Le départ

 

La Paresse retourna dans son monde. Shi Kun avait d’autres choses à faire que de s’entendre dire qu’elle était outrée par la basse qualité de sa toute première création en matière d’alcool spirituel. Et puis, il voulait simplement qu’elle trouve un nom à cette concoction.

Resté seul dans sa maisonnette à moitié en ruines, il se mit à soupirer à plusieurs reprises avant de se rendre à l’évidence.

« Est-ce vraiment un déchet ? Ai-je passé tout ce temps pour créer quelque chose d’inutile ? » Shi Kun ne parvenait pas à accepter un simple fait : la toute première création d’un débutant ne pouvait pas être exceptionnelle. Même la chance du débutant ne pouvait justifier un tel espoir.

« Tout de même… Il lui faut un nom. Comme je n’utiliserai pas cet alcool très longtemps puisqu’il est si horrible, devrais-je lui donner le premier nom qui me passe par la tête ? Peau de pêche… ? Non. C’est trop d’honneur pour un déchet. Hm… Déchet, hein. C’est décidé, cet alcool sera le Déchet. »

De toute façon, il n’allait bientôt plus en entendre parler dans tous les cas.

« Et maintenant, le moment de vérité. Puisque je ne peux pas cultiver en suivant mon Dao, puisque l’alcool classique ne m’aide pas non plus… La Paresse a-t-elle raison ? L’alcool spirituel m’aidera-t-il ? »

Shi Kun observa encore l’alcool trouble dans la fiole pendant quelques instants et finit par soupirer, en baissant les épaules.

« Allez. »

Il leva la fiole et avala son contenu d’une traite. C’était fort prévisible, l’alcool était concentré et lui brûla agréablement la gorge en la descendant, accompagné d’un subtil arôme de pêche spirituelle. Il ne fallut à Shi Kun que quelques souffles pour qu’il ne reste plus la moindre goutte d’alcool.

« Pfouah ! C’est un déchet mais qu’est-ce que c’était bon ! »

Il s’essuya la bouche du revers de la manche, les yeux arqués.

Presqu’aussitôt, une douce chaleur sembla naître dans son corps, une chaleur différente de celle ressentie à cause de l’alcool – quelque chose de plus doux, répandu dans chacun de ses vaisseaux sanguins. Il ne l’avait pas remarqué lorsqu’il était encore un mortel mais il pouvait le ressentir, désormais.

« Ça fonctionne ! Ha ha ! L’alcool spirituel était la solution ! Je vais devenir puissant et ne plus avoir besoin de craindre pour ma vie ou pour ces missions ridicules ! » Shi Kun ferma les yeux, un immense sourire aux lèvres. Il observa cette douce lueur argentée se répandre aux quatre coins de son corps et se diriger peu à peu vers son dantian.

« Allez, tu te remplis, je perce et on n’en parle plus. Jusqu’où vais-je pouvoir aller ? Je me le demande ! Est-il possible que j’atteigne le huitième niveau de la maîtrise du qi d’un seul coup ?! Après tout, mon corps est unique ! Je ne rêvais pas, je suis devenu un dieu de l’alcool ! »

Son dantian se mit à absorber tout ce qu’il pouvait et il lui fallut le temps qu’il faut à un bâton d’encens pour brûler afin de vider totalement les vaisseaux sanguins de Shi Kun. Il ne resta bientôt plus la moindre trace de cette énergie argentée.

Shi Kun entendit alors un coup de tonnerre. Il leva la tête et observa le ciel au travers des interstices entre les planches de bois du toit de sa cabane.

« Il va pleuvoir ? » Il s’étonna tout de même de ce soudain changement de temps. Rien n’augurait l’arrivée massive de nuages de pluie. Le ciel était bleu en cette soirée calme.

Un autre coup de tonnerre résonna et le fit sursauter. « Mais où ?! »

Puis un troisième. Cette fois, il commença à comprendre. Ces explosions venaient de son propre corps. Il les entendait dans son esprit et nul autre que lui n’en aurait été capable.

Plusieurs coups de tonnerres éclatèrent encore et Shi Kun sentit son dantian changer légèrement. Plus grand et pulsant d’une énergie nouvelle, même Shi Kun ne pouvait pas se tromper.

« Le 2ème niveau de la maîtrise du qi ? …C’est tout ? » Il s’attendait à percer des niveaux et des niveaux grâce à son corps de dieu de l’alcool, tout ça pour se voir n’atteindre que le 2ème niveau de la maîtrise du qi ?

« Où est l’arnaque ? »

Shi Kun se sentait plus puissant qu’avant, plus puissant que jamais. Il pouvait sentir à quel point il était déjà différent du mortel qu’il était. Tout en lui était clair et évident : son corps était de moins en moins un réceptacle vital et de plus en plus un outil nécessaire à la cultivation de son âme. Pourtant, il ne put s’empêcher de réaliser qu’il n’était qu’au 2ème niveau de la maîtrise du qi. Il était encore bien loin de son but.

« Si je veux atteindre le 7ème ou le 8ème niveau de la maîtrise du qi et vivre tranquille après ça en n’étant plus inquiété par d’autres disciples ou des missions ennuyeuses, je vais devoir distill… » S’arrêtant de penser, Shi Kun se mit à calculer rapidement le nombre de jours et de nuits qu’il allait devoir passer afin de distiller suffisamment d’alcool.

Et il se mit à transpirer.

« Non, ce n’est pas possible… Je ne vais jamais en finir… » Shi Kun était naturellement instinctivement conscient que plus le niveau augmentait, plus il lui faudrait d’énergie spirituelle afin de percer. Et s’il avait réussi à passer du 1er au 2ème niveau de la maîtrise du qi grâce à un jour et une nuit de préparation, les choses n’allaient pas être si faciles pour la suite.

« …Je crois que ça me fatigue déjà. Dois-je vraiment le faire ? » Quelque part en son for intérieur, Shi Kun était prêt à abandonner face à la quantité extravagante de travail que quelques percées allaient nécessiter. Mais rapidement, les visages haineux des disciples refirent irruption dans son esprit et il se mit à transpirer à nouveau.

« Mais je suis tout-puissant… Je suis certain de pouvoir écraser un mortel comme une mouche, désormais. Même si je sais que c’est interdit, ce n’est qu’un exemple, bien entendu. » Shi Kun se sentait réellement plus puissant qu’avant. Il leva la main et serra le poing d’un air déterminé. Ce faisant, il remarqua que sa peau était recouverte de crasse, à un point tel qu’il avait l’impression d’avoir la peau d’un noir d’encre.

« Huh ? »

Shi Kun observa son autre main, et leva ses manches. Assurément, cette couche de saletés était présente sur son corps tout entier. Il se lécha les lèvres par réflexe et inadvertance et cracha immédiatement au sol.

« Pouah, beurk !! Arck !!! » Le goût était horrible. Pour sûr, il avait de la crasse jusque sur le bout des lèvres !

Shi Kun se leva et se rendit au tout petit bassin présent sur son terrain, comme sur chaque propriété. Il s’agissait d’un petit plan d’eau à peine plus grand qu’une flaque, mais suffisamment profond pour qu’il puisse se dévêtir après s’être assuré que personne ne le voyait et s’y accroupir, s’immergeant jusqu’au sommet du crâne.

Il se frotta jusqu’à ce que l’eau devienne aussi noir qu’il l’était avant de ressortir, propre comme un sou neuf. Il entendit des rires étouffés et en tournant la tête, vit un groupe de disciples qui passait devant chez lui et qui venait de le voir sortir de l’eau dans son plus simple appareil. Fort heureusement, il n’y avait aucune fille dans le lot ou il n’aurait pas su où se cacher.

« Eh, co-disciple ! Ne sais-tu donc pas que pour te baigner, il faut créer une formation occultante d’abord ? » L’un d’eux le héla afin de lui rappeler les règles de bienséance de base mais même si Shi Kun comprenant de quoi il s’agissait, il ignorait totalement comment créer une telle formation.

Il se contenta de hausser les épaules et se rhabilla nonchalamment tandis que les disciples s’en allaient déjà vaquer à leurs occupations.

Shi Kun se retourna pour observer la couleur de l’eau. Elle était désormais noire comme la nuit et les étoiles qui se levaient s’y reflétaient comme sur une mare d’huile.

« C’était quoi, toute cette crasse ? » Mais tandis qu’il se posait la question à voix haute, le patriarche Destinée atterrit à ses côtés.

« Il s’agit de toutes les impuretés que ton corps a emmagasinées lors de ton passage par le 1er niveau de la maîtrise du qi. Alors ce que j’ai senti était réel, tu as réellement percé au 2ème niveau. Je suis fier de toi, mon garçon. » Le patriarche lui posa une main sur l’épaule et tapota légèrement.

« Eh ? Les impuretés ? »

« Oui, pour un cultivateur, cultiver sans l’aide de thé spirituel ou d’autres ressources est extrêmement long et difficile, tu sais. Mais une ressource parfaite n’existe pas, elle contient toujours une certaine quantité d’impuretés, des reliquats des plantes qui ont servi à créer le thé spirituel mais dont le corps ne peut rien faire, par exemple. En revanche, je suis étonné de voir tant d’impuretés pour un passage au 1er niveau de la maîtrise du qi. Normalement, c’est un niveau assez rapide à traverser et tant d’impuretés n’ont pas le temps de s’amasser dans ton corps… »

Shi Kun comprit ce qu’expliquait le patriarche et fit immédiatement le rapprochement. 98% d’impuretés, hein ?

« Ces impuretés sont-elles toxiques pour le corps ? » Shi Kun pensa soudain à autre chose. S’il devait consommer trop d’alcool spirituel, pouvait-il en mourir ?

Le patriarche secoua la tête mais répondit tout de même étrangement.

« Oui et non. Il s’agit surtout d’impuretés qui vont bloquer petit à petit tes méridiens et tes voies de passage, limitant l’émission de ton énergie spirituelle et t’empêchant d’utiliser pleinement les techniques à ta disposition. Naturellement, personne ne sera jamais totalement empli d’impuretés, mais lorsqu’on passe plusieurs dizaines d’années à cultiver à l’aide de ressources pour effectuer une percée unique, on en sent les effets… Je sais de quoi je parle… »

« Oh… Et la percée permet d’évacuer toutes ces impuretés, c’est donc ça… » Shi Kun comprit parfaitement de quoi il était question. Le patriarche essayait de lui expliquer que si l’on se basait exclusivement sur l’usage de ressources afin de cultiver, on se retrouvait rapidement limité et potentiellement définitivement bloqué.

« Il va falloir que je fasse attention. Ne pas consommer trop d’alcool spirituel contenant trop d’impuretés. » Shi Kun n’osa pas en parler au patriarche de peur que ce dernier ne se rende compte de la seule façon dont il pouvait cultiver et ne le force à consommer de l’alcool spirituel jusqu’à n’en plus pouvoir, allant bien au-delà de son but.

« Il en est capable ! » Shi Kun en était persuadé. S’il révélait quoi que ce fût au patriarche, ce dernier allait lui faire tirer un dé et lui faire avaler des litres et des litres d’alcool spirituel de force en lui hurlant qu’il s’agissait de son destin. Et qui savait s’il le laisserait s’arrêter au 7ème ou au 8ème niveau de la maîtrise du qi ? Non, il devait garder ça pour lui.

Shi Kun se mit à réfléchir. Si ces pêches spirituelles bas de gamme et sa maîtrise ridicule de la technique de fermentation n’étaient pas suffisantes pour créer un alcool avec moins d’impuretés, alors il tenterait encore une fois juste pour voir ce que le Déchet pouvait provoquer comme changement dans sa base de cultivation du 2ème niveau de la maîtrise du qi. Après quoi, il n’insisterait pas avec un alcool aussi impur fait à parti de fruits spirituels si faibles.

« Si je dois absorber des impuretés, alors il faut que l’alcool spirituel soit fait à partir de fruits spirituels plus puissants, pour me rapprocher du niveau suivant. » Shi Kun décida de la marche à suivre et se fixa cette règle, qu’il suivrait à tout prix jusqu’au moment fatidique où il ne cultiverait plus.

Le patriarche et lui se séparèrent ; l’un retourna sur sa montagne, le sourire aux lèvres après avoir compris que Shi Kun avait décidé de cultiver, l’autre resta chez lui et entama une nouvelle nuit de douloureuse fermentation de pêches spirituelles.

Une nuit et un jour plus tard, Shi Kun s’éveilla à nouveau d’une longue sieste, le Déchet refroidi dans la fiole de l’alambic. L’alcool spirituel était si trouble, encore plus que le précédent. Shi Kun hésita.

« Il a l’air encore plus impur que celui d’hier. Je ne boirai pas ça ! » Shi Kun accrocha la fiole à sa ceinture au cas où il change d’avis et se mit à réfléchir sur ce qui l’attendait le lendemain.

« La mission… Je suis du 2ème niveau de la maîtrise du qi. Est-ce suffisant pour me défendre face à cette horde de disciples en colère pour une raison que j’ignore ? » Shi Kun commença à réfléchir à des plans pour se sortir de situations impossibles mais finit par abandonner, faute de motivation.

Le reste de la nuit se passa calmement et Shi Kun s’éveilla en même temps que le soleil se levait.

Il venait de sentir une présence devant sa porte.

« Le patriarche est venu me chercher… »

Raka

Mélange satyrique de Daria et Docteur House, élevé à grands coups de Fluide Glacial pendant un peu trop longtemps, le cynisme n'est égalé que par l'excès d'humour noir et de sarcasme quotidien dont je fais preuve.
Mais on s'en fout, pas vrai ?
Raka

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15 Commentaires

  1. Shirosuu

    Merci pour le chapitre

    Répondre
  2. Newancientgod

    Merci pour le chapitre

    Je sens que cette bouteille mise de coté va lui être utile ,c’est la gnole de Tchekhov.

    Répondre
    1. Dieu

      Anton Tchékhov ? Je comprends pas le lien… Tu peux développer ?

      Répondre
      1. Newancientgod

        Anton Tchékhov est célèbre pour le principe dit du “fusil de Tchekhov”.
        En gros si dans l’acte un de ta pièce tu précise qu’il y a un fusil accroché au mur ,un coups de feu doit être tiré plus tard ,sinon il n’a rien a faire la.

        En plus du gain de concision et de cohérence dans un récit ,c’est assez proche du principe de préparation et de payement .En gros ça dit que si on s’attarde sur les causes quand l’effet arrive ,cela crée un sentiment de satisfaction (perso j’appelle ça l’effet “maman j’ai raté l’avion”) car soyons sincère les réaction causal notre cerveau il kiffe ça,au point d’en créer a tout va et souvent de façon irraisonnée.

        Je fais juste remarqué que si Raka a décidé de préciser qu’il gardait une bouteille sur lui ,c’est sans doute qu’il fait partit d’un plan de sa part.

        Ps:Je suis pas tout a fait d’accord avec ce principe soit dit en passant un détail comme un fusil au mur peut juste servir a poser une ambiance. Meme si personne ne tire ,le lecteur est informé que la personne qui vie la est le genre de personne a exposé un fusil au mur.
        Mais je suis d’accord sur le faite que tout détail doit avoir du sens ,mais je donne une considération plus large au mot sens.
        Cependant comme cette bouteille ne n’ou apprend rien de nouveau sur Shi Kun ,je pense qu’elle va servir.

        PS2:Je suis passionné par comment la fiction est construite ,impacte notre société ,notre façon de voir le monde et sur ce que ça révèle sur le fonctionnement de l’esprit humain.C’est donc un sujet qu’il faut aborder avec prudence car je suis capable de déblatérer longtemps dessus.J’ai d’ailleurs failli parler des expérience de skinner sur le conditionnement opérant et la source des superstitions, quand j’abordais les relations causales, mais je me suis dit que ce serait hors sujet.

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        1. Newancientgod

          Zut en relisant mon commentaire ,je me rend compte que :
          De un, il est moins long que je le pensait
          De deux , que mon premier commentaire était moin drole que dans ma tete
          De trois, je manque de personne a qui parler de ça

          Répondre
          1. RakaRaka (Auteur de l'article)

            Tu peux me parler de ça, je suis tout disposé à ça.
            Bon, là tout de suite mes yeux sont rouges et gonflés et incapables de tenir la route plus de 58 secondes, mais après le passage chez le toubib demain, je pense que ça devrait aller.

            Par contre, je ne suis pas 100% pour le principe de Tchekhov. En réalité, je n’aime pas quand “Tout ce qui est décrit doit servir”, on dirait une quête d’objets dans un RPG. “Oh, une bouteille vide, je me demande à qui je dois la donner. Par contre, je suis certain que cette personne existe puisque j’ai trouvé cet objet.”
            Je préfère largement le côté “Elder Scroll” où tu peux trouver une louche ou une bobine de fil parfaitement inutiles.

            Le fusil de Tchekhov, pour moi, doit être utilisé avec parcimonie et diligence : le tout afin de créer des situations, des réminiscences inattendues de la part du lecteur, ou des situations dans lesquelles d’un seul coup il réalise “Aaaah, c’est pour ça que…!” Ca, pour moi, c’est la bonne utilisation de ce système. Pas du tout le côté “Si j’en parle, ça sera utilisé.”

            Ici et sans rien spoiler, pourquoi il ne l’aurait pas simplement gardée sans trop réfléchir ? Il est assez paresseux pour ça. D’un autre côté, une simple description ne nous apprend pas toujours des choses. Sans en dire plus, j’aurais parfaitement pu dire (et c’est tout à fait mon genre) qu’il a gardé une bouteille et ne pas m’en servir par la suite.

            Après, le scénario est déjà écrit jusqu’au chapitre ±500 donc c’est pas une telle remarque qui me fera changer grand-chose 😉

            Oui, tout ça en58 secondes. Maintenant, mes yeux me lâchent jusqu’à demain.

  3. flo

    merci 🙂
    le patriarche n’avait pas dit qu’il resterai en isolation jusqu’au début de la mission ? donc 3j ?

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    1. RakaRaka (Auteur de l'article)

      Il le reste jusqu’à ce qu’il ait résolu son souci. Il y est pas pour cultiver ou percer.

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  4. Pierro972

    Merci pour le chapitre ! ✌

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  5. GoblesGobles

    Merci pour ce chapitre

    Répondre
  6. PoloZore

    Merci pour le chapitre

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  7. Pépé

    Je crois que le patriarche vient de recevoir une facture…

    Répondre
  8. HinomuraHinomura

    Merci pour le chapitre

    Répondre
  9. gutsguts

    Merci pour le chapitre

    Répondre
  10. Aximili

    Merci pour le chapitre !

    Répondre

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