BTTH Chapitre 426
BTTH Chapitre 428 [Bonus]

BTTH du soir, bonsoir ! Où l’on découvre que finalement, le père Yan n’est pas aussi rancunier que ça~

Bonne lecture !

 

 

Chapitre 427 – La tranquillité post-compétition

 

Xiao Yan marcha lentement sur un sentier bordé d’arbres dans l’académie, ignorant les regards ardents des gens autour de lui. Il était constamment observé de la sorte depuis sa victoire à la compétition de qualification, ce qui le frustra un peu au début. Cependant, il réalisa avec le temps qu’il ne pouvait absolument rien y faire, et il dût se résoudre à faire comme si de rien était. Il ne pouvait pas contrôler leurs yeux, après tout.

Ça faisait à présent deux jours que la compétition s’était terminée. Durant ce temps, le jeune homme s’était non seulement complètement rétabli de ses blessures, mais sa force s’était également stabilisé au niveau de Da Dou Shi six étoiles. Il était à présent constamment au sommet de sa forme. Son Dou Qi circulait incessamment en lui comme une rivière en crue et enveloppait son corps d’une sensation confortable.

D’après les règles de l’Académie, les cinquante meilleurs compétiteurs de la compétition devaient se préparer à entrer dans l’académie interne dans les sept jours suivants la fin de l’épreuve. Ceux qui avaient fini aux cinq premières places, comme lui, pouvaient fixer une date durant ces sept jours pour entrer dans la Librairie. Là-bas, ils se fieraient à leur bonne fortune pour mettre la main sur quelque chose, en récompense de leur classement.

Le jeune alchimiste était très intéressé par cette mystérieuse Librairie qui intéressait même Xun’Er. Cependant, d’après les règles, les compétiteurs du top 5 ne pouvaient y entrer que tous en même temps, et Bai Shan et les deux autres étaient encore alités à la clinique. D’après ce que Lu Mu lui avait dit, ils n’en sortiraient pas avant trois à cinq jours de repos. Lu Mu le regardait d’ailleurs avec une expression joyeuse assez étrange : après avoir vu l’état des trois victimes, il était clairement heureux que lors de leur combat, l’adolescent ne soit pas devenu dingue et ne l’ait pas tabassé comme elles.

« Je me demande ce que contient exactement cette Librairie. J’espère que je pourrais y trouver quelque chose qui me convienne. » Murmura ce dernier tandis que le soleil le caressait au travers des feuillages.

Alors qu’il marchait à bon pas, une voix assez timide retentit tout à coup derrière lui. « Cousin aîné Xiao Yan. » Le Da Dou Shi s’immobilisa aussitôt, ouvrit ses yeux plissés et leva son regard en avant. Il vit alors un groupe de jolies jeunes femmes pleines d’entrain : parmi elles se trouvait Xiao Mei, entourée par ses compagnes comme la lune des étoiles. En toute honnêteté, Xiao Mei était si belle qu’elle faisait partie des plus belles femmes de l’académie… Elle le regardait d’ailleurs après avec un certain malaise. Il faut dire qu’en dix jours, ce jeune homme s’était hissé au sommet de l’académie, un endroit où d’innombrables jeunes gens talentueux étaient rassemblés.

Les jeunes filles qui accompagnaient Xiao Mei regardaient le jeune alchimiste se rapprocher en rougissant. Elles attirèrent la demoiselle à elles et lui demandèrent à voix basse, toutes excitées : « C’est vraiment ton cousin, Xiao Mei ? »

La réputation de Xiao Yan surpassait à présent celle que Bai Shan avait pu avoir au sein de l’Académie par le passé. Tout le corps étudiant s’était enthousiasmé devant son combat à un contre trois et plus ils en discutaient entre eux, plus les élèves l’estimaient. De plus, sa beauté délicate et le sourire chaleureux qui ornait parfois ses lèvres lui attiraient de nombreux clins d’oeil de jeunes femmes ces deux derniers jours. Un homme fort avait du charme.

Sa nouvelle réputation redora d’ailleurs totalement son blason, terni par ses deux années d’absence. À présent, on considérait son absentéisme comme une démonstration de son caractère.

Les jeunes gens sont ainsi : lorsqu’ils aiment et respectent une personne, ils font de leur mieux pour ignorer ou arranger les défauts que leur héros avait pu avoir par le passé pour n’en garder une image parfaite.

L’adolescent marcha lentement vers sa cousine mal à l’aise. Il lui sourit et opina du chef à son attention avant de s’arrêter devant elle. Il badina un peu avec elle, le sourire aux lèvres, puis il s’en alla en la frôlant.

Bien qu’il ait eu l’air chaleureux et souriant, Xiao Mei eut tout de même l’impression que ça sonnait faux. Elle sentit le bout de son nez la picoter, tandis que les voix envieuses de ses amies ne l’atteignaient pas. Son regard était terriblement mélancolique. Autrefois, ils avaient été très proches, elle et lui… Elle ne voulait pas de ce genre de discussion superficielle, elle voulait plutôt qu’il s’énerve à son égard car cette colère, au moins, aurait prouvé qu’elle avait encore assez de valeur à ses yeux pour qu’il s’énerve. Le calme de son cousin lui avait déchiré le coeur. On ne s’énerve pas contre une personne qu’on haït ; on l’ignore complètement. Le jeune alchimiste semblait en être arrivé à ce stade…

Et tout ça parce qu’elle s’était mal comportée à son égard alors qu’elle n’était encore une enfant !

Alors qu’il passa à côté d’elle, Xiao Meise frotta le nez et fit de son mieux pour refouler les larmes qui montaient à ses yeux. Bien que le regret qu’elle éprouve la torture au point qu’elle ait hâte de pouvoir se jeter dans les bras de quelqu’un et de pleurer, elle leva la tête et se força à sourire à ses amies, qui la regardaient toujours avec envie. Elle se retourna ensuite pour s’en aller.

Juste à ce moment, une voix souriante retentit derrière elle et la figea sur place : « J’y pense, peux-tu m’accompagner ? Je voudrais te dire quelque chose. » Elle se retourna précipitamment et vit le visage chaleureux de son cousin. Une fois remise de ses émotions, elle hocha précipitamment la tête et, sans même dire au revoir à ses camarades, elle s’empressa de le suivre sous leurs regards jaloux.

Le jeune alchimiste et la demoiselle se dirigèrent lentement vers un lac paisible sous les regards étranges des passants.Il resta immobile un long moment devant le lac et lui raconta en détail tout ce qui était arrivé au clan Xiao. Quoi qu’il arrive, Xiao Mei faisait partie du clan Xiao, et elle avait le droit d’apprendre que le clan avait déménagé, d’autant qu’il se sentait coupable de la situation. Sans son conflit avec la secte des Nuages Brumeux, le clan n’aurait pas été impliqué de cette manière. Le clan ne lui avait peut-être pas fait bonne impression dans sa jeunesse, mais ça restait le produit des efforts conjugués de son père et des divers ancêtres. À présent que son père avait disparu, il devait assurer temporairement le rôle de chef du clan Xiao. Les trois anciens avaient confirmé son statut en lui remettant le morceau de jade mystérieux, qui était un objet transmis de génération de en génération de chefs, et qui était capable de conserver une pointe d’esprit appartenant au chef de clan. C’était la représentation symbolique du chef de clan à travers les générations dans le clan Xiao.

« Le clan a déménagé ? » Xiao Mei fut surprise d’apprendre les nouvelles. Elle observa l’expression de son cousin, les sourcils froncés, et elle cligna des yeux : « C’est à cause de l’histoire avec la secte des Nuages Brumeux, c’est ça ? »

« Effectivement. » Le Da Dou Shi rit amèrement et se tut un peu. Il reprit ensuite, soudainement bien plus froid : « J’ai tué un de leurs doyens et la situation est devenue irrattrapable. Je résoudrais ce problème proprement lorsque je retournerai dans l’Empire Jia Ma. D’ici là, évite de te rendre là-bas autant que faire se peut. Si tu devais être suivie, le clan et toi pourriez être en danger. »

La jeune femme hocha docilement la tête, puis elle le regarda du coin de l’oeil et dit d’une petite voix : « Cousin aîné Xiao Yan, rassure-toi, personne ne te reprochera la situation dans le clan. Je crois même que les doyens seraient extrêmement fiers de te voir agir ainsi. Très peu de gens ont eu la force ou l’audace de se battre contre la secte des Nuages Brumeux durant toutes ces années. »

Xiao Yan sourit et hocha aussitôt la tête en disant : « J’espère que c’est bien le cas. Le clan Xiao est le fruit du travail acharné de mon père ; je vais faire de mon mieux pour le protéger. »

« Tu en es à présent capable, cousin Xiao Yan. À l’époque… » Les mots de Xiao Mei s’étouffèrent soudainement dans sa gorge. Son beau visage pâlit et elle se retint de justesse de se gifler. Il y avait enfin une atmosphère chaleureuse entre eux ; et elle avait dû parler de ça…

« Laissons le passé où il est. Nous ne sommes plus des enfants à présent, nous n’avons plus besoin de nous souvenir de certaines choses. » Xiao Yan posa son regard sur la surface brillante du lac, puis il tourna les yeux vers sa cousine à l’air inquiet et dit : « Quoi qu’il arrive, tu seras toujours ma petite cousine. Viens me trouver quand tu auras ddes problèmes ; je n’ai peut-être pas la force de protéger le destin du clan dans l’Empire Jia Ma, mais je peux m’assurer qu’aucun des membres du clan Xiao ne sera martyrisé dans l’Académie. »

La jeune femme sentit un noeud se dénouer dans sa poitrine, et elle lui sourit en opinant du chef.

« Bien, je dois rentrer à présent. N’oublie pas, s’il t’arrive quoi que ce soit, viens me trouver. Je loge chez l’Instructrice Ruo Ling. » L’adolescent sourit et lui tapota les épaules, puis il fit aussitôt demi-tour et suivit un petit sentier.

Xiao Mei resta immobile en le regardant partir, puis elle se mit soudainement à sourire. Ils avaient réussi à briser la glace entre eux, non ?

…….

Cinq jours après la fin de la compétition, Xiao Yan alla trouver Ruo Ling, qui était alors accompagnée de Xun’Er et de Xiao Yu. Un vieil homme portant la robe des instructeurs de l’académie se tenait également devant la maison.

« Ké ké, que se passe-t-il ? » Demanda-t-il en entrant dans le salon, un sourire aux lèvres. Il tourna ensuite son regard vers Xun’Er.

Celle-ci sourit et lui répondit : « Xiao Yan ge-ge, voici l’Instructeur Ku Lu. » (NdT à ne pas confondre avec son cousin, Ku Nu.) Elle lui prit doucement son manteau des mains et dit gentiment : « Bai Shan, Hu Jia et Wu Hao ont déjà récupéré. D’après les règles de l’académie, nous entrerons cet après-midi dans la Librairie. »

Le jeune homme s’arrêta, un peu surpris, puis il hocha aussitôt la tête en souriant. Le moment était enfin arrivé ! Il avait vraiment hâte de se rendre à cette mystérieuse Librairie, et il espérait à présent qu’elle ne le décevrait pas…

Wazouille
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9 thoughts on “BTTH Chapitre 427

  1. Merci beaucoup pour les traductions 🙂
    Cela fait une semaine que j’ai découvert ce site et j’adore ce novel.
    J’ai bien aimé le : « A ne pas confondre avec son cousin Ku Nu ». HAHA j’ai bien ri

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