DNC Chapitre 201
DNC Chapitre 203

Bonjour tout le monde ! Surprise pour ceux qui bossent le samedi, voici un chapitre bonus en l’honneur de la générosité d’Adrien ! (Merci pour ton petit mot ! J’essaierai de faire attention, promis !)

Bonne lecture à tous et à lundi !

Chapitre 202 – Brigandage sur la route

Les trois armées étaient menées par des généraux célèbres : le général saint Liu Jian menait quatre-vingt mille soldats à l’assaut du flanc gauche, le général céleste Yang Lie en menait autant sur le flanc droit, et le vaillant général Cheng Yuhu menait cent mille soldats au centre !

Ces trois armées amenaient au total le nombre de troupes à deux cent soixante mille soldats déployés au total. C’était une opération militaire d’envergure qui s’apparentait à un coup de folie, étant donné la proximité de l’hiver et la froideur du temps !

La Citadelle de l’Étoile Dorée du Nuage de Fer et les zones environnantes envoyèrent simultanément des messages de détresse ! Des rapports de bataille arrivaient sans cesse !

Mais à ce moment, le Nuage de Fer était couvert d’un voile de chagrin à cause de la mort de son souverain. Les attaques militaires du Grand Zhao ne firent que renforcer la fierté nationale du pays !

Les soldats répondirent avec une ferveur sans précédent !

Tie Longchen supervisait les différentes armées du royaume, et ne pouvait pas retourner à la Citadelle assister aux funérailles ! Il ne pouvait que surveiller le front sous la pression énorme du Grand Zhao !

Dans la capitale, les citoyens manifestaient leurs émotions en se préparant aux funérailles de leur empereur !

*****

Cheng Yunhe retrouva l’espoir alors qu’il sentait que le danger était imminent.

La mort de Tie Shicheng l’avait grandement stupéfait ; il savait que le décès prématuré du souverain allait complètement perturber les plans de Diwu Qingrou, et qu’ils allaient devoir tout reprendre minutieusement à nouveau.

Il y avait tout de même un grand avantage dans tout ça : ils allaient à présent pouvoir quitter la ville !

Il s’était tellement inquiété durant ces longues journées de blocus que ses cheveux en avaient blanchi. Sans aucun moyen d’obtenir des informations ou de quitter la citadelle, il avait dû regarder Yin Wufa se changer en un cadavre apparent après avoir pris la potion de Meng Hun, et était devenu plus anxieux encore.

Il cherchait de nombreuses fois chaque semaine des façons de sortir. Coincé dos au mur, non seulement il n’osa pas tenter quoi que ce soit, mais il tua même les faucons invisibles, parce que… Il suffisait que ces oiseaux battent des ailes pour les faire tous tuer.

Il valait bien mieux perdre son moyen de communiquer que sa vie.

À présent que Tie Shicheng était mort, le blocus avait été levé.

Cheng Yunhe poussa un soupir de soulagement et demanda rapidement l’autorisation de quitter la citadelle. Arrivé en ville, il s’était immédiatement fait un devoir d’acheter des spécialités locales, et avait particulièrement choisi des produits non périssables qui pourraient être entreposés un long moment.

Tous les officiels de la Citadelle étaient très occupés par les préparations des funérailles de l’empereur, et ils n’avaient pas le temps de se soucier de choses aussi triviales. Du coup, lorsqu’il demanda à pouvoir quitter la Citadelle, il obtint naturellement une réponse positive. Il rassembla aussitôt tous ses subordonnés et quitta la ville par la porte Sud avec une longue caravane sans plus attendre.

Ils étaient enfin dehors !

Une fois qu’il eut mis le pied dehors, Cheng Yunhe ne put s’empêcher de lever les yeux et de regarder les nuages flotter dans le ciel. Il prit une grande inspiration ; ces derniers jours, il avait eu l’impression de pouvoir à peine respirer. C’était tout à fait étouffant.

Maintenant qu’il était parvenu à quitter la Citadelle, il se sentait tout à coup comme un petit oiseau qui se serait échappé de sa cage.

Dorénavant, je ne reviendrai pas dans la Citadelle du Nuage de Fer tant que le Roi des Enfers Chu s’y trouvera ! jura-t-il en son for intérieur !

Avant même qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, le Roi des Enfers Chu l’avait complètement bloqué et ne lui avait pas laissé la moindre occasion de montrer ses capacités.

Lorsque lui et son groupe étaient arrivés en ville, les Heimo étaient déjà repartis après avoir été utilisés par le Fourbe. Il lui avait été donc impossible d’éclaircir ce ‘malentendu’.

Quant à prendre contact avec les fonctionnaires… Il y avait bien pensé, mais il n’avait pas osé. Ces temps-ci, tous les fonctionnaires étaient aux abois. Si son identité devait être découverte et que le Roi des Enfers Chu en donnait l’ordre, ces fonctionnaires le déchireraient probablement en morceaux et le lui apporteraient pour toucher la récompense…

Cheng Yunhe était convaincu que cela pourrait arriver.

Dans l’absolu, ce serait déjà bien qu’il puisse ramener tous ses subordonnés au Grand Zhao…

Par contre, l’état des cavaliers dorés à ses côtés lui donnait envie de pleurer. Tout le monde était plein d’entrain à l’aller et à présent, ils étaient tous maussades. Ils étaient arrivés avec plus de quarante personnes, et ils repartaient avec une misérable douzaine d’hommes… Dont la majorité était constituée d’Aïeux Martiaux ; il ne leur restait plus que trois Vénérables !

Les autres allaient passer l’éternité à la Citadelle du Nuage de Fer…

Cheng Yunhen tourna la tête une dernière fois pour jeter un coup d’œil à cette satanée citadelle, et il cria : « Allons-y ! »

Deux chariots tirés par des chevaux avancèrent à vitesse d’escargot en claquant face à la neige. Ils étaient encore dans le territoire du Nuage de Fer, donc il n’osa pas jeter leurs marchandises, de peur de paraître suspect en cas de contrôle par une patrouille.

Par conséquent, il n’eut d’autre choix de supporter leur lenteur avec un grand sourire forcé.

Dans le Pavillon Butian

Chu Yang fronça les sourcils : « C’est eux ? »

Chen Yutong répondit précipitamment, le visage couvert de sueur : « Oui, c’est bien eux. »

« Six groupes de gens ont quitté la citadelle à l’ouverture des portes ? » demanda le Ministre, surpris qu’il y en ait eu si peu.

Normalement, les marchands auraient dû devenir fous à rester coincés à cause du blocus. C’était illogique que si peu de monde quitte la capitale.

Le chef de palais Yutong lui expliqua prudemment : « Beaucoup d’autres marchands attendent de partir, faisant partie de nos citoyens et comme ils sont à la Citadelle, ils vont naturellement assister aux funérailles de l’empereur ! »

« Ah, c’est logique. » Le jeune homme opina du chef. « C’est dans l’ordre des choses. Que tout le monde aille assister à la procession funèbre. Protégez le prince et gardez l’œil ouvert ; ne laissez rien arriver. Je vais me charger personnellement de notre autre problème. »

« En. » Chen Yutong hésita un moment et demanda : « Vous ne vous joignez pas à la procession funèbre, Ministre ? C’est un… un peu irrespectueux. »

« Ce serait irrespectueux si le prince devait me voir. Je ne peux pas me cacher assez vite. » dit l’adolescent avec un petit sourire sarcastique. Ces derniers jours, Tie Butian perdait son sang-froid dès qu’il le voyait. La veille, il lui avait même foncé dessus pour lui donner des coups de pied ! Fort heureusement, il s’était enfui assez rapidement pour éviter de se faire rouer de coups. Comment pourrait-il se permettre de perdre de la face en cette période critique. Il allait devoir être en retard le jour des funérailles, pour éviter de devoir affronter la tempête princière…

Même sans tous ces problèmes, le Ministre Chu aurait tout de même voulu s’éclipser quelques jours, alors avec cette excuse valide…

La bouche de Chen Yutong tressaillit légèrement ; il ne devrait absolument pas rire étant donné que l’empereur venait de rendre l’âme, mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

La relation entre le Prince et le Roi des Enfers Chu était trop bizarre ! Si Tie Butian était réellement mécontent de lui, il lui suffirait de signer un décret pour s’en débarrasser ! Cela dit, il avait catégoriquement refusé de le faire ; il avait même déclaré vouloir l’interroger lui-même…

Il se comportait comme s’il faisait une grosse colère !

Chu Yang laissa quelques instructions et s’en alla à la vitesse de l’éclair. Il retourna au Pavillon de l’Armement Divin, où se trouvait un groupe de gens qui se fichaient de savoir si le souverain du pays était mort ou non. Ji Mo s’était presque entièrement remis de ses blessures. Le Fourbe leur adressa quelques mots, puis les cinq jeunes hommes excités changèrent de vêtements et le suivirent hors de la ville.

Cela faisait quelques jours que Ji Mo avait fièrement paradé après son tour de force qui avait rendu tous les autres jaloux. À présent, ils avaient une chance de sortir et de se dépayser un peu, et sous un si beau temps en plus… La neige voltigeait dans le vent…

Six hommes vêtus d’habits blancs comme neige sortirent de la citadelle par la porte Sud en chevauchant. Lorsque les soldats les avaient arrêtés pour leur poser des questions, ils leur avaient mis sous le nez le signe représentant le Roi des Enfers Chu. Les pauvres bougres tremblèrent comme des feuilles et coururent ouvrir la porte.

Les six chevaux galopèrent dans le vent…

Luo Kedi montra ses yeux de panda en hurlant vers le ciel, tout excité : « Woo… Ce temps est si revigorant ! » Il avait passé de mauvais moments ces derniers jours. Gu Duxing et Dong Wushang venaient le trouver pour ‘s’entraîner’ avec lui quand ils n’avaient rien à faire ; n’étant pas à leur niveau, il ne pouvait que serrer les dents et encaisser leurs coups.

Il se prenait une moyenne de deux dérouillées quasi tous les jours, ce qui le rendit complètement marteau. Ce matin, il n’avait pas attendu que Gu Duxing lui tombe dessus ; il était allé défier Rui Butong… Et avait attaqué son point sensible en premier…

Cependant, contre toute attente, Rui Butong lui asséna une série de coups de poing étranges qui le prirent par surprise. Il ne put tous les bloquer, et deux poings le frappèrent au visage. Il poussa un cri pitoyable et se retrouva changé en panda…

À présent qu’il pouvait enfin sortir, le jeune maître Luo avait décidé de se détendre et de s’amuser. Il avait silencieusement juré, en même temps, que lorsqu’il aurait réussi, il se vengerait en premier du Gu Duxing, et le tabasserait une dizaine de fois par jour ! Non, une vingtaine !

La seconde victime de sa vengeance serait, bien sûr, Chu Yang ! Juste parce qu’il avait appris à Rui Butong cette série de coups de poing bizarre ! C’était impardonnable.

La troisième personne, forcément, serait Dong Wushang.

Luo Kedi grinçait des dents, à ce moment. S’il ne rêvait pas chaque nuit de les cogner, en allant se coucher avec son corps endolori… Il n’aurait probablement pas pu tenir…

Ji Mo et les autres riaient bruyamment. Même Gu Duxing et Dong Wushang, qui étaient notoirement des types froids, riaient de concert. Il faut savoir qu’ils se disputaient tous les jours les uns avec les autres et bien qu’il y ait toujours quelqu’un couvert de bleus, leurs liens s’étaient renforcés peu à peu.

Les six cavaliers galopèrent sous le vent et la neige. Ils suivirent les traces encore apparentes au sol et menèrent ouvertement leur traque.

Chu Yang était très confiant en leurs chances.

Ses compagnons étaient tous des Aïeux Martiaux, mais chacun d’entre eux était un membre exceptionnel de son clan. Ils n’étaient pas absolument pas inférieurs à des Vénérables en termes de puissance offensive. En fait, ils avaient même de bonnes chances de vaincre des Vénérables de second et troisième rang.

Il avait presque entièrement éliminé les membres du Hall des Cavaliers Dorés, aussi ne craignait-il pas du tout d’affronter les survivants ! D’autant plus qu’il avait une arme fantastique à disposition : l’Épée des Neuf Calamités !

C’est pourquoi il donnait la chasse en toute confiance.

Après une chevauchée effrénée d’une vingtaine de kilomètres, ils virent une grande caravane tirée par des chevaux filant rapidement dans la neige.

Gu Duxing grogna et brandit son bras dans sa direction : « À toi de jouer, Luo Kedi ! »

« Pourquoi moi ? » dit Luo Kedi en grognant. « Vous n’avez rien à faire. »

Dong Wushang se tourna et le regarda dangereusement : « Tu me dis d’y aller ? »

« N-non… » bégaya le jeune maître Luo.

Ji Mo plissa les yeux : « Alors tu veux que j’y aille . »

Rui Butong tourna la tête ailleurs : « M’en fous, j’y vais pas. » (NdT qui trouvera la référence ? :p)

« Dois-je y aller ? » lui demanda Gu Duxing en le regardant. « Et le chef ? Tu vas oser lui demander ? »

Luo Kedi roula des yeux et dit d’un air découragé : « J’y vais. » L’excitation dont il faisait preuve tout à l’heure avait complètement disparu.

Il n’avait pas le choix. Il était furieux, mais il allait se passer les nerfs sur la caravane devant lui !

C’est à cause de vous que j’ai dû perdre la face ! Vous allez me le payer cher !

Il éperonna les flancs de son cheval blanc, fila à travers le vent et hurla : « Yah ! Yah… ! Yah ! Yah… ! »

Il arriva devant la caravane en un clin d’œil, et tira les rênes de son cheval pour lui faire faire demi-tour. Un éclat métallique brilla dans sa main, et un grand arbre sur le bord de la route tomba et la bloqua !

« Ahwoooh… J’ai dégagé cette route et planté cet arbre. Vous allez devoir payer une taxe si vous voulez passer ! » hurla-t-il à gorge déployée. Sa voix résonna et, contre toute attente, créa une onde de choc dans la neige tombant dans les airs.

 

Wazouille
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13 thoughts on “DNC Chapitre 202

  1. C’est Arthur qui dit ça à sa mere, il veut pas retourner à Tintagel (une histoire avec une tante je crois, qu’il déteste pour changer)

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