DNC Chapitre 407
DNC Chapitre 409 [Bonus]

Et voilà votre DNC du jour ! Attention, c’est un chapitre violent ! Il finit cependant sur une note d’humeur qui aide à digérer ^^

Bonne lecture à tous =)

 

 

Chapitre 408 – Tout le monde est enterré vivant !

 

Les chevaux au galop furent soudain déséquilibrés par le choc et les montagnes alentour, ainsi que les arbres qui les parsemaient, tremblèrent comme jamais.

Les secousses firent tomber Jin Nankai et Yu Chenglong de leurs montures, et ils se retrouvèrent vautrés ventre à terre avec des expressions tragiques.

Ils pouvaient sentir que la puissance destructrice de ces tremblements était supérieure à celle des précédents.

Et ensuite, une explosion sourde éclata : « Bang ! »

L’armée était déjà plongée dans le chaos.

« Ça craint ! Ça craint vraiment ! Les grosses pierres tombent à nouveau ! »

« Courrez ! Vite ! C’est un éboulement ! »

« Oh bordel de… »

« Maman… Mamaaaan… »

« Ô mes cieux, je vous en prie, laissez-moi me sortir d’ici vivant je vous en prie… Ma grand-mère de quatre-vingts ans attend mon retour à la maison… »

« Ah putain, est-ce que cette salope qui habite chez moi me volera mon fils après ma mort ? »

« Eh merde, je venais juste de me trouver une jolie petite nana avant de venir ici… Et je n’ai même pas eu l’occasion d’en profiter… »

On pouvait entendre ce genre de lamentations retentir de partout. L’armée était plongée dans le chaos le plus total, et il n’y avait plus de formation qui tienne. Les soldats relativement courageux s’étaient déjà enfuis de la formation et courraient avec l’énergie du désespoir vers l’avant. Ils savaient qu’ils pourraient s’en tirer tant qu’ils parviendraient à sortir de là.

Certains se précipitèrent à l’avant, tandis que d’autres choisirent de reculer. Cependant, la vallée pentue était densément couverte de soldats, aussi ne surent-ils pas où aller…

« Ne poussez pas, bande de cons ! »

« Arrêtez d’avancer ! »

« Je suis foutu quoi qu’il arrive, et vous autres enculés continuez de pousser… »

« Mes frères, foncez droit devant… ! »

La masse humaine se rua vers l’avant, sans accorder la moindre attention à leurs généraux toujours à terre, qui furent piétinés par leurs hommes qui paniquaient dans le plus grand désespoir…

Cependant, un autre ‘Bang !’ plus sonore encore couvrit tous les autres bruits dans ce chaos. Les pics des montagnes alentour tremblaient. Bang… Bang… Ces ‘bangs’ tonitruants devinrent de plus en plus forts et fréquents… Les pierres des falaises environnantes ne purent supporter les secousses, et elles commencèrent à tomber à verse…

Gronde Gronde…

Les grondements se rapprochèrent de plus en plus…

Finalement, tout le monde fut terrifié de voir une montagne massive tomber vers eux depuis le ciel… !

Bang !

Le pic s’écrasa enfin dans la vallée pentue dans un bruit absolument assourdissant. C’était comme si le ciel s’était effondré sur la terre. Les hommes présents dans un rayon de plusieurs centaines de mètres ne purent émettre le moindre son avant de s’écrouler sur le champ et de saigner de tous leurs orifices.

Ensuite, le pic roula le long de la vallée pentue dans un grondement et écrasa tout sur son passage, comme un éléphant piétinant un champ de blé. Il poursuivit sa folle descente avec une puissance irrésistible, tandis que des membres et des morceaux de corps brisés volèrent partout dans son sillon.

Les deux généraux tigres, vaillants et indomptables, n’eurent même pas le temps de crier qu’ils furent écrasés vivant par le mégalithe et changés en deux tas de viandes hachées sanglants.

C’est ainsi que deux des dix célèbres généraux tigres et dragons du Grand Zhao moururent, sans même avoir l’occasion d’accomplir quoi que ce soir sur-le-champ de bataille. Leur mort misérable était triste et aggravante.

Et en plus, ils moururent alors qu’ils battaient en retraite, avec près d’un million de soldats à leur suite. Tous rendirent l’âme, écrasés, ce qui était encore plus ahurissant. Que pourraient bien dire les générations futures à propos de cet incident, si ce n’est : « les deux généraux du Grand Zhao, à savoir Jin Nankai et Yu Chenglong, menèrent un million de soldats au Nord après bien des difficultés. Une fois sur place et devant leur chance inexistante de survivre, ils décidèrent de battre en retraite, mais les cieux prirent la mouche et, furieux, ils les foudroyèrent et les tuèrent tous les deux ! »

En résumé… Les deux hommes périrent sous la fureur des Cieux.

Le mégalithe était inarrêtable et continua sa descente en roulant. Cela étant, la vallée reçut en plus une pluie de grosses pierres, qui tombèrent à verse. Toute la vallée fut touchée, même la première moitié qui avait été épargnée les deux fois précédentes.

On ne peut qu’imaginer la puissance que la chute de tant de pierres des montagnes environnantes pouvait avoir…

On ne pouvait même pas entendre les cris des victimes dans ce vacarme. Plus de la moitié de la vallée fut enfouie sous les gros rocs et les débris

Le pic, après avoir touché terre le premier, roula courageusement de l’avant sur une quinzaine de kilomètres avant d’enfin entrer en collision avec un coin et de provoquer d’autres secousses. Il tituba un peu puis arrêta finalement sa course folle, mais pas sans avoir écrasé un autre groupe de centaines de soldats au passage… 

La vallée faisait une petite centaine de mètres de large, tandis que le mégalithe en faisait plus ou moins quatre-vingts. Elle était donc assez large pour lui permettre d’avancer librement sur une distance aussi longue, et de réduire l’armée sur son passage en une rivière de sang…

Le mégalithe aurait pu continuer sur sa lancée s’il n’avait pas rencontré ce coin !

Ce n’était pas étonnant de la part d’un objet créé à partir de la rancoeur d’un homme resté célibataire durant neuf vies ; il avait dû se fâcher tout rouge en voyant que ces soldats avaient des femmes et des concubines…

Cette phase de destruction et de chaos se termina aussi vite qu’elle commença. Pour tout dire, ce massacre prit le temps qu’il fallait pour siroter une tasse de thé.

Le monde était soudainement devenu très silencieux, et c’était assez effrayant…

Le Col Séparant les Cieux n’avait plus d’issue car plus de la moitié de la vallée était enfouie sous les pierres, qui avaient même formé une nouvelle montagne miniature dans la vallée. La vallée était certes toujours pentue, mais son dénivelé était à présent bien inférieur. Le Col, cependant, n’avait pas le moins du monde était affecté par le cataclysme auquel il avait assisté.

Certes, nombre de pierres y étaient tombées, et plusieurs personnes avaient été blessées. Cependant, ça n’était rien face à la dévastation à laquelle l’armée du Grand Zhao avait dû faire face. Leur détresse était aussi tragique qu’insupportable.

Long Ao était pâle comme un linge. Il venait juste de faire ses adieux à Jin Nankai et Yu Chenglong et de les voir s’en aller avec leurs troupes. Cette calamité était arrivée avant même qu’il n’ait le temps de se retourner….

Une fois que le calme revint, il tituba et se précipita en avant pour voir ce qu’il s’était passé. Il leva alors la tête vers le ciel, les yeux révulsés, et s’évanouit.

Ils ont disparu !

Tout le monde a disparu !

Ses deux collègues avaient emporté avec eux la majorité de l’armée, et il ne lui restait que la moitié de ses propres troupes. Et tous ces soldats étaient morts, à présent ! La vallée pentue était couverte de pierres à perte de vue…

Et une rivière de sang coulait en dessous de ces pierres…

Le garde personnel de Long Ao lui tapota doucement le dos pour le calmer. Le général reprit conscience et cracha immédiatement une gorgée de sang. Il cria alors du fond du coeur : « Nous sommes fichus… C’est terminé… »

Il se frappa soudainement le poitrail et tapa du pied de frustration, pleurant à chaudes larmes…

Peut-être que même l’auteur de cette calamité, Chu Yang, n’avait pas anticipé un résultat aussi glorieux. Les trois généraux tigres du Grand Zhao avaient mené chacun près de cinq cents mille soldats et chevaux vers la ligne de front, avant de changer de direction en cours de route et d’amener un total d’un million cinq cent mille hommes au Col.

Ils avaient accouru à marche forcée et avaient stationné près de trois cent mille soldats près du Col Séparant les Cieux. Moins d’un quart de l’armée était stationnée hors de la vallée pentue, tandis que le reste était réparti sur les cinquante kilomètres de la vallée.

Le nombre de victimes de cette catastrophe avait étonnamment surpassé les six cents milles du côté du Grand Zhao. C’était parce que Jin Nankai et Wu Chenglong s’étaient pris frontalement le mégalithe alors qu’ils guidaient leurs troupes hors de la vallée…

De plus, les éboulements et les glissements de terrain provoqués par la chute du mégalithe avaient enterré plus de la moitié de la vallée. Des centaines de milliers de soldats avaient été écrasés et enfouis sous les pierres.

Ils avaient été enterrés vivants !

L’armée du Grand Zhao était à présent divisée en deux petits groupes qui ne pouvaient même pas se voir. Celui à l’extérieur ne pouvait pas entrer, et celui à l’intérieur ne pouvait pas sortir… Et le pire, c’est que les soldats coincés dans la vallée ne pouvaient pas recevoir le moindre ravitaillement…

De plus, les survivants étaient plongés dans le chaos étant donné que leurs officiers supérieurs étaient morts. Le grand général survivant était coincé à l’intérieur, et l’officier le plus gradé à l’extérieur n’était qu’un officier général adjoint… Et ce dernier n’avait jamais réellement pris le commandement, vu que les généraux tigres tenaient fermement les rênes ; autant dire que les hommes sous ses ordres ne servaient à rien…

Wu Kuangyun avait assisté au cataclysme depuis le Col Séparant les Montagnes. Il savait ce qui s’était réellement passé, mais avec autant de bruit et de chaos, il aurait fallu qu’il soit extrêmement stupide pour ne pas comprendre ce qui était arrivé…

Il sautilla joyeusement sur place en criant.

Wu Yi trouva le moment opportun pour l’approcher, puis il lui demanda avec une expression aussi solennelle que respectueuse : « Grand… Grand… Grand Général Wu… Ne… Ne devrions-nous pas faire… Faire une sortie… »

Wu Kuangyun ne supporta pas son bégaiement et se sentit très mal à l’aise, aussi leva-t-il immédiatement la main pour l’interrompre : « Arrête ! Laisse-moi continuer la discussion à ta place ! Ttu suggères de sortir notre armée du fort afin d’annihiler l’ennemi ? »

Wu Yi opiné répétitivement du chef.

« Je vais te répondre, du coup : c’est inutile. Tu vas alors me demander : et pourquoi donc ? » Dit le grand général.

Wu Yi acquiesça.

« Je te répondrais alors qu’ils sont complètement paralysés. Ils sont déjà foutus, alors nous n’avons pas besoin de les attaquer. Tu me demanderas ensuite : pourquoi sont-ils foutus ? Ce à quoi je répondrai : parce qu’ils ne peuvent pas survivre sans vivres. Tu me diras alors – pourquoi n’ont-ils pas de vivres ? Je te dirai que c’est à cause des éboulements. Tu me diras encore… Aïeuh ! »

Il fut interrompu par un coup de pied excessivement vicieux de Wu Yi, qui l’envoya voler au loin… Le bègue renifla puis il se retourna, absolument livide, et s’en alla.

Tu n’as toujours pas fini de te payer ma tête, enfoiré… Tu sais que je peux parler, hein ? Je bégaie juste un peu.

Wu Kuangyun serra les fesses et se redressa en rampant avant de piquer une crise. « Wu Yi ! Tu es mon officier adjoint et tu oses me frapper ? Tu es dingue ou quoi ! Bordel ! Attends un peu que je me plaigne de toi auprès de nos supérieurs ! Je vais te faire démettre de tes fonctions une fois qu’on sera rentré . Non, je vais te faire virer à jamais de l’armée ! Je vais faire en sorte que tu sois exilé… »

Il avait beau rugir, Wu Yi ne se retourna même pas. Il s’en alla au loin sans lui accorder la moindre attention.

Wu Kuangyu était absolument furieux et il mourrait d’envie de passer sa colère sur quelqu’un. Il tourna la tête et vit son garde personnel rire, caché derrière ses manches. « Pourquoi ris-tu, hein ? Qu’est-ce qui te fait marrer ? Y’a quoi de drôle ? Ça te fait plaisir de voir ton Grand Général se faire frapper ? » Demanda-t-il en grognant.

« Absolument pas, mon Général ! » Répondit le soldat en se mettant au garde-à-vous.

« Ça ne te fait pas rire, ou tu n’oses pas rire ? » Demanda férocement Wu Kuangyun.

« Les deux, mon Général ! »

Satisfait par sa réponse, le Général se frotta les fesses et s’en alla en roulant des mécaniques. Un éclat de rire retentit alors dans son dos.

Wu Kuangyun ne lui prêta pas attention. Je ne sais pas si c’est une victoire ou non… Mais je sais que je vais bientôt pouvoir vaincre Long Ao. Ensuite, je filerai à la recherche de Sa Majesté. Pensa-t-il en souriant en coin.

Au même moment, au sommet de la montagne…

Chu Yang épousseta ses vêtements et bondit hors de la cave. Il s’étira les hanches et se frotta ensuite les fesses pour se débarrasser de la terre qui le couvrait. Il était d’une telle nonchalance qu’on aurait cru qu’il venait d’accomplir quelque chose de trivial.

« C’est fini, allons-nous en à présent. Wu Kuangyun pourrait bien se suicider si nous ne ramenons pas Sa Majesté au Col à temps. » Dit-il d’un air plutôt détendu.

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