MWLU : Chapitre 167
MWLU : Chapitre 169

Bonjour tout le monde 🙂

Lecteurs acharnés et assidus ou occasionnels, nous sommes tous là aujourd’hui rassemblés pour aborder les 8 derniers chapitres – dont 2 épilogues – de cette série.

Je vais donc faire un petit écart de conduite afin de répondre à quelques demandes insistantes qui m’ont été faites, et afin d’en finir au plus vite et de ne faire languir personne, je vais publier un chapitre de MWLU par jour à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à ce que la série soit terminée.

Donc je vais mettre LVL1S et LDO en pause jusqu’à la semaine prochaine (DMS étant déjà prêt pour ce WE, il n’y aura pas de souci).

Après quoi, on avisera pour la suite de l’aventure xiaowaz du lundi et du jeudi ! :3

Bonne lecteur les loulous.

 


 

〈 168. L’Attente (3) 〉

 

« Un mois ? Ou peut-être deux ? »

C’était la dernière nuit. Sae-Jung me posait la question fatidique tout en me triturant les bras. Cela dit, je ne pouvais pas être certain du temps que ça prendrait et j’étais de fait incapable de lui donner une réponse définitive.

« Alors… Peut-être deux mois ? »

Sa voix devenait de plus en plus ténue.

« …Peut-être. »

« …Quatre mois ? »

Elle ne s’exprimait plus que dans un murmure, désormais. Je faisais de mon mieux pour maintenir un sourire agréable et plausible et finis par l’embrasser sur le front.

« Je reviendrai aussi rapidement que possible. Merde, je pourrais même être là dès demain, comme si rien ne s’était passé. »

« Menteur. »

« Non, vraiment. Je ne sais pas. »

La possibilité existait ; le futur n’était pas gravé dans le marbre. Je lui parlais en gardant le sourire et elle me le rendit, un peu plus détendue.

« Dans ce cas, je devrais juste choisir le menu et envoyer les faireparts pendant ce temps, n’est-ce pas ? »

« …Oui. Sois prête et attends-moi. »

Je lui répondis ainsi en la serrant dans mes bras. Son tout petit corps m’avait l’air d’étrangement réclamer une pitié qu’elle n’avait pas l’habitude de quémander. Je failli même fondre en larmes et me retins de justesse.

Mais peu de temps après, un doux sanglot se fraya un chemin jusqu’à mes oreilles. Sae-Jung était en pleurs.

Malheureusement, je ne pouvais que gentiment lui tapoter le dos… À ce moment précis, je souhaitais que le jour ne se lève plus jamais.

 

*

 

Aux tout premiers rayons de l’aube, quand le soleil commençait à teinter ce bleu nuit de quelques variations orangées, je spiritualisai mon journal et l’amenai au portail souterrain.

Cela ne faisait qu’une seule journée mais ce que j’aperçus alors collait parfaitement avec ce qu’on pouvait appeler l’enfer sur Terre.

D’étranges et monstrueuses créatures ressemblant à des serpents, des chiens et autres animaux non-identifiables se tortillaient sous cette substance muqueuse… Et Bathory s’y trouvai également, combattant seule.

« Des tas de mini-portails se sont ouverts partout sur Terre. »

Elle jeta un œil dans ma direction et m’annonça l’information en guise de salutation tout en faisant flamber un flot de Monstres.

« La moitié de ces mini-portails… Eh bien, ce seront des passages vers d’autres mondes. Le reste, heh, ils vont rapidement devenir les portes de l’enfer, d’où des vagues incessantes de Monstres vont déferler. »

Elle m’expliquait maintenant tout ce qui allait se passer afin de me faire savoir que l’heure était venue. Comme si j’avais besoin d’une piqure de rappel…

Je m’approchai du portail sans dire un mot.

Ce que je devais faire était excessivement simple.

J’avais simplement besoin de passer le portail, apparemment grouillant de Monstres qui tentaient de forcer le passage depuis des tréfonds insondables.

Dit comme ça, ça avait l’air simple mais j’avais besoin d’un niveau de bravoure incomparable avec tout ce que j’avais pu affronter jusqu’alors et je me demandai brièvement si je devais me servir un dernier verre à boire avant de me lancer.

« Eh, tu m’écoutes ? »

Je tournai légèrement la tête vers elle pour la regarder.

« Ouais. »

« Tu vas vraiment te lancer dans ce truc de malade ? Faire selon ton plan ? Même si tu réussis, la fin du monde est écrite, elle ne changera pas – le portail se fermera peut-être mais ça ne fera rien pour tous les Monstres qui errent sur Terre, tu sais ? Et si tu échoues… ce qui t’attend est pire qu’une mort de chien. »

« …Pas la peine de se perdre en palabres, laisse-moi juste te demander une chose. Bathory, toi et tes sous-fifres ne prévoyez pas de sauter dans le portail, n’est-ce pas ? »

À l’intérieur du portail se trouvait une « porte » qui permettait de remonter le temps, un vortex vers le passé, vers un autre monde, vers une nouvelle dimension.

« …… »

Bathory se mordit la lèvre comme si elle avait réfléchi à ça encore et encore sans trouver de réponse. Réponse qui vint alors d’une profonde délibération, la réponse que j’attendais et que je pris vraiment beaucoup de plaisir à entendre.

« Je reste ici. »

« Très bien. »

Comme si elle se fichait pas mal de mon sourire satisfait, ses yeux se plissèrent.

« …Ce n’est pas parce que tu m’as convaincue, ok ? Bon, mon monde natal ravagé par ces putains de merdes n’est plus mon monde, de toute façon. »

« C’est le bon choix. »

Maintenant que Bathory avait accepté de prêter main forte, il n’y avait plus rien pour m’arrêter. Je ne voulais pas non plus de grande cérémonie. Oh, et je n’avais aucun intérêt à hésiter.

Je me changeai en Lycanthrope et me mis à observer l’autre côté du portail avec attention.

Il crachait des trucs et des machins, un peu comme s’il se prenait pour un volcan en éruption. Des choses qui ressemblait fort à des morceaux de chair humaine mais qui se tortillaient comme des organismes vivants.

Cette vision grotesque était vraiment écœurante mais en même temps fortement prenante.

Ceci dit, il fallait que je reste brave.

Afin de vivre, c’était quelque chose que je devais faire, tout simplement.

« Bon, j’y vais. »

Je n’avais nul besoin de compte à rebours. Le tictac d’une montre ou d’une horloge ne ferait de toute façon qu’éroder ma résolution.

D’un simple pas en avant, je bondis vers le portail.

« Putain de… ?! Eh, eh !!! Attends une sec… »

J’entendis Bathory, surprise.

Mais très vite, tous ces sons de mon monde natal disparurent tandis que je me laissais couler de plus en plus profondément dans ce néant.

 

*

 

La sensation gluante et désagréable de me trouver piégé dans une membrane de mucus disparut rapidement ; comme le temps passait, elle aussi. Comme si la sensation même du toucher m’avait été dérobée.

Je tentai alors de regarder autour de moi.

J’avais un jour entendu que l’intérieur d’un portail ressemblait à une nature sauvage et indomptée, à ceci près que ce qui m’entourait n’était que ténèbres. Même les étoiles qui brillaient encore au loin quelques temps auparavant s’effacèrent par l’obscurité conquérante.

Étais-je témoin de l’expansion infinie de l’univers ?

Attends, est-ce que ça ne fait pas partie de la nature, ça aussi ?

Mon esprit était ivre et mes pensées devenaient floues.

Il était compliqué de dire si j’étais toujours en train de respirer, bouger ou même si j’étais toujours en vie.

Soudain, un courant violent me dépassa plutôt brusquement, montant de plus en plus haut.

Au sein de ce courant noir, je sentis les pulsations de la vie de créatures étranges et dissimulées, leurs yeux braqués sur moi, emplis d’une folie latente.

Mais grâce à eux, je me souvins de la raison pour laquelle j’étais là.

Je devais remonter ce courant, aller jusqu’à son origine.

Ainsi, le temps passa, et passa encore.

Une minute, une heure, un jour ? Peut-être un mois, ou même une année ?

Piégé dans cet inexplicable ‘monde’, je craignais que mon ego, ma conscience de moi, se mette à se dissiper peu à peu, pour ne jamais me revenir.

Là…

Peu après avoir eu ce genre de pensées, ou peut-être une éternité plus tard, un trou béant et massif apparut au loin, tel un trou noir.

Ce trou noir vibrait en continu et crachait des hordes de Monstres sans s’arrêter.

Instinctivement, mes yeux s’ouvrirent en grand.

Ma fatigue ainsi que mon corps affaibli s’en trouvèrent revitalisés, nourris par une pulsation de ma propre vie. J’avais l’impression que ma tête allait exploser.

Comme si elles avaient senti le changement, les créatures qui sortaient du trou noir quittèrent le courant chaotique et m’encerclèrent pour me coller aux basques. Étrangement, il faisait vraiment froid et j’avais sacrément mal.

Alors je me changeai en Fenrir.

[L’hôte s’est transformé en le légendaire Fenrir ! Pour les prochaines (12) heures, le Loup tueur de Dieux, …]

Soudain, ma vision changea et mon acuité gagna un niveau, tout devint parfaitement clair.

Un Monstre qui avait commencé à s’accrocher à ma jambe avait maintenant l’air aussi ridicule qu’un grain de poussière.

Même le trou noir m’apparaissait désormais tel un gros bonbon. Alors je l’avalai en entier, comme ça.

Il se fit broyer comme une grosse pastèque bien mûre en se faisant aspirer dans ma gueule.

[Une existence qui ne peut pas être maîtrisée par l’hôte vient d’être absorbée…]

Si c’était ce que je devais faire, alors sans fanfare, c’était fait.

Ceci dit, trop de Monstres avaient quitté ce trou noir en direction de la Terre. Si je voulais aider Bathory en en tuant le plus possible, je devais revenir aussitôt que possible.

Mais ça fait quand même vachement mal…

Mon corps refusait de bouger.

Était-ce un cas d’indigestion divine ? Ou étais-je en train de mourir pour de bon ?

Incapable de ma mouvoir, je dus me contenter de flotter dans ce vide obscur, submergé par mes pensées. Une possibilité que j’avais refusée jusqu’alors se força un passage dans ma tête.

Peut-être que le futur moi était mort et n’existait plus ?

Je sentais vraiment que ça devait être le cas. C’était un argument valable, qui avait force de persuasion, et il pourrait mettre un terme à mon évolution sans fin. Oh, oui. Il le pourrait.

Je voulais disparaître en même temps que ce froid mordant, comme si des étoiles glacées enveloppaient mon corps. Je voulais que chacune de toutes ces petites choses perverses qui composaient mon ego s’effacent dans le néant.

Je me mis à me souvenir. De tant de choses, une à une.

Je me rappelai ce jour où j’étais rentré avec ma mère, lui tenant la main… et puis plus rien, pendant les quinze années suivantes.

Peut-être était logique, en réalité. Avant que mon Trait ne se manifeste, j’avais vécu une vie vide de sens, je n’étais qu’une ombre sans but, à mi-chemin entre la vie et la mort.

Cependant, tout ce qui composait les cinq années qui suivirent ce vide était vif, vivant, vibrant. Réel.

J’avais rencontré Kim Yu-Rin, Hazeline, Yu Sae-Jung, Kim Yu-Sohn, Joo Ji-Hyuk, et, et… j’étais une vie, une étoile brillante qui avait rassemblé toutes ces existences pour construire quelque chose de gigantesque, de formidable.

Seulement alors ma résolution et mon but refirent surface à nouveau depuis les tréfonds de cette boue de conscience qui s’effaçait en moi.

Je ne pouvais pas arrêter comme ça. Pas là, pas à ce moment. J’avais promis à Sae-Jung que je retournerais auprès d’elle, après tout.

D’ailleurs, il y avait quelque chose d’autre que je devais encore faire. Afin de parvenir à mes fins, m’occuper de ‘ce qui suivrait’ était très important.

Mon esprit tourna et vibra encore plus rapidement.

La version future de moi-même, dont je ne savais absolument rien à ce jour. L’existence appelée Dévoreur de Dimensions, un être que même Bathory avait peur d’affronter parce qu’elle ne pouvait pas se mesurer à elle.

Et finalement, le temps qu’il fallait à la créature des légendes, le Léviathan, pour atteindre sa pleine maturation.

La réponse était là. Toute prête. Toute faite.

Lorsque j’ouvris les yeux, je fis un point lumineux, loin, si loin… De toutes mes forces, je me mis à pédaler comme le chien que j’étais, dans le vide absolu et désireux d’atteindre ce seul et unique but.

De toutes mes forces.

De toutes…

Soudain, j’eux la nausée. Le portail vers le passé était toujours là, pourtant… le trou entre les mondes me retenait de force, la pression était terrifiante.

Afin de pouvoir la supporter, je serrai les dents et me changeai en Léviathan.

[La compétence « Résistance Ultime » a été activée. L’hôte va résister aux lois de l’univers et les réprimer pour une courte période.]

L’information en disait tant. Pourtant, mes membres étaient tordus par le courant et mon corps tout entier aurait aussi bien pu fondre sous cette chaleur terrifiante.

Mais je ne pouvais pas abandonner.

Je me ruai en direction de cette lumière, sans m’arrêter.

Et seulement après que toutes mes écailles furent totalement brûlées, après que mes yeux ne furent plus que noirceur aveugle, lorsque le monde n’était à nouveau plus que ténèbres éternelles, seulement alors…

Je fis ma sortie, sous la lumière écrasante du soleil.

 

***

 

J’ouvris les yeux.

La première chose que je vis fut la puissante lumière du jour et cette forêt verdoyante, dense, vivante. Je restai allongé sur le dos pendant presque cinq minutes tout en tentant de deviner ce qui s’était passé avant de me lever d’un seul coup.

J’étais sous une apparence humaine ?

…Oui, je l’étais.

Et les fenêtres informatives ?

…Elles fonctionnaient parfaitement.

« Ouah… »

Un soupir de soulagement échappa d’entre mes lèvres, automatiquement.

Après avoir un peu repris mes esprits, je décidai d’inspecter un peu les environs.

« ……… »

Et ma mâchoire tomba quelques instants plus tard.

Il n’y avait aucun immeuble. Il n’y avait aucune route. Pas d’asphalte, pas de bitume. Pas de bâtiment moderne.

Ce qui m’accueillit fut un paysage empli de maisons traditionnelles, tuilées de chaume et de paille, une forteresse et des tours de garde, de nombreux véhicules tirés par des chevaux et finalement, une odeur bovine omniprésente, une odeur de fumier.

Ouaip, ce qui se déroulait devant mes yeux sortait tout droit de la dynastie Joseon. 1)NdT : 1392-1910

« …Alors, c’est pour ça que rien n’était écrit sur le journal après ça, hein ? »

Je murmurais, seul au monde.

Je ne pouvais clairement pas deviner l’année. Je pensais qu’il fallait entre 500 et 600 ans au Léviathan pour devenir pleinement adulte alors… peut-être 550 ans dans le passé.

Et si je devais dormir pour une demi-année, alors je devrais passer près de 1000 jours éveillé.

« Hmm… »

Pour une raison obscure, ce fut le seul son qui continua à m’échapper.

« Ok. Je devrais penser de façon un peu plus stricte. »

500 and devaient être suffisants pour que le Léviathan atteigne sa forme adulte. Un Léviathan devait être capable d’affronter un Dévoreur de Dimensions.

Je m’étais déjà fait à la possibilité qui se présentait. Une attente des plus longues. J’allais patienter pendant un peu plus longtemps que prévu, ceci dit.

Levant la tête, j’observai l’horizon.

Un océan bleu ondulait gentiment sous un ciel de soie, baigné par un soleil clair et chaud.

Il devait s’agir de la mer de l’est. Ce qui signifiait… ma chambre personnelle était juste là.

« Oh, bon… Plus qu’à attendre, je suppose. »

Oui, j’attendrais.

Si je parvenais à attendre sans me laisser aller à la folie, alors il serait temps. Un jour.

 

****

 

Lorsque le Léviathan dormait, c’était pour trois mois, directement. Et lorsqu’il s’éveillait, il devait rester éveillé pendant toute une semaine. La plupart du temps, lorsque j’étais endormi, je restais au fond de l’océan mais quand j’étais conscient, je me promenais pour voir de quoi l’ère Joseon avait l’air.

Ainsi, je pus en être témoin de mes yeux. Le moment historique de la création du Hunmumjeong-eum ; l’horreur de l’invasion japonaise, entre 1590 et 1598 ; l’humiliation de la guerre de 1636. 2)Hunmumjeong-eum est l’alphabet Coréen inventé sous le règne du roi Sejong.

Je perdis le compte. Combien de fois avais-je serré les poings en regardant les étrangers violer et tuer nos terres et nos femmes ? Combien de fois avais-je été témoin de la souffrance du peuple, croulant sous des injustices de plus en plus notables ? Des choses totalement impensables dans la société moderne.

Mais pas une fois, pas une seule, ai-je tenté de faire quoi que ce fut qui aurait pu changer l’Histoire. Ce que je pouvais me permettre de faire se limitait drastiquement, après tout.

Ainsi, le temps fila, droit et imperturbable.

Je restais éveillé pour trois semaines par an… Pourtant, c’était déjà tellement long.

Ma clarté d’esprit était de plus en plus dure à maintenir. Parfois, mes amis me manquaient terriblement. D’autres fois, des choses en moi devenaient problématiques, comme des urgences qui m’ordonnaient de partir immédiatement. D’autres fois encore, une rage m’emplissait et je ne parvenais pas à la réprimer.

Chaque jour était une torture et je me mis à graduellement craindre la lumière même du soleil couchant, ainsi que le cycle de la lune, qui me rappelaient comme tout était si lent.

C’est pour cette raison que, de temps à autres, j’allais dans un village humain.

Je pus alors discuter avec des vraies gens et ça me rendait plutôt heureux même s’il existait tout de même des différences de prononciation et de sens dans nos phrases.

« Barman, sers-moi un bol de riz et de la soupe, s’il te plait. »

Je me mis un jour à avoir faim de nourriture humaine et je me rendis dans une taverne traditionnelle. Un grand type de presque un mètre quatre-vingt-dix contrôlait l’établissement et sans doute inévitablement, son attention fut rapidement attirée vers moi. Tout en attendant ma nourriture et quelque peu perdu dans le vide, un homme qui m’avait observé pendant un moment entama la conversation.

« Tu as un bon physique, mon garçon. »

« Haha. Merci. »

« Es-tu par hasard un militaire ? »

« Non, juste un civil… »

« Hmm… »

Il se trifouilla la barbe en hochant la tête. Puis, mon bol de riz arriva.

Je ne pus m’empêcher de fixer ce bol et cette toute petite portion de riz en son fond avant de glousser légèrement.

« Je vois que les affaires pour nous les pauvres ne sont pas très bonnes. »

« Mais évidemment. Nous n’avons pas vu de pluie depuis quelques temps maintenant, comme si les dieux se moquaient de nous. »

« Aucune pluie ? »

« En effet. Cette sécheresse est plus longue que celle de l’an dernier… C’est vraiment problématique. »

Il avait l’air vraiment inquiet. Moi, je me pris à sourire en l’observant.

« La pluie… La pluie, tu dis. Eh bien, peut-être qu’il pleuvra un peu plus tard dans la journée. »

« ……Qu’est-ce que tu veux dire ? »

L’homme secoua légèrement la tête mais rapidement, un ricanement se dessina sur ses lèvres et il posa la question une fois de plus.

« Es-tu par hasard un chaman ? »

« Haha, presque. »

« Hahahahah… »

Il rit. Mais ce n’était pas que lui – toux ceux qui nous avaient entendus discuter riaient avec lui.

« Quel type marrant. »

« Il a l’air correct, vu comme ça, et pourtant… »

Ils débattaient désormais sur mon compte, enchaînant les commentaires.

« Haha. Bref. On se reverra peut-être, un jour. »

Je décidai de simplement continuer à sourire froidement.

Raka
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1 NdT : 1392-1910
2 Hunmumjeong-eum est l’alphabet Coréen inventé sous le règne du roi Sejong.

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11 thoughts on “MWLU : Chapitre 168

  1. Mettre LV1 et LDO en pause en échange d’un MWLU tous les jours jusqu’à la fin ? Ça me parait être un bon deal ^^. Et puis, ce n’est pas comme s’il restait beaucoup de chapitres donc on aura pas à attendre trop longtemps :p. Merci en tout cas de nous offrir ceci :).

    Je dirai que ta description est on ne peut plus approprié pour décrire ce chapitre. Il est carrément retourné dans le passé et pas qu’un peu ! Et dire qu’il va devoir attendre tellement longtemps pour que sa forme de Léviathan puisse atteindre sa forme finale et quand je dis longtemps, c’est un euphémisme ^^ »… Espérons qu’il ne devienne pas fou à la fin de cette longue attente. Ce serait tellement un comble ^^ »…

    Bref, merci pour ce chapitre et à demain !

  2. Merci pour le chapitre

    Donc si je comprend bien il est de retour dans le passé, pour ce faire grandir en léviathan adulte ?
    une fois revenus au présent il y’aura donc deux Sae jin ?
    ou alors pendant que l’un pars, l’autre revient et ainsi de suite, pendant ce temps dans le présent le temps passe après la victoire de sae jin peu étre.
    Donc il vas certainement écrire à son tour ses mémoire et les poser pour qu’on les retrouve.

    1. C’est à peu près ça, mais tu comprendras vite pourquoi le doublon de Sae-Jin ne pose pas de problème en vrai.

    1. Encore mieux : le fait de parler avec des gens du passé changerai totalement le future. Et si on veut aller plus loin, le simple fait d’être physiquement dans le passé changerai le future. C’est pour ça que le fait d’utiliser les voyages dans le temps comme élément scénaristique devient souvent très bordélique ^^ »…

  3. Merci pour ce choix et ce chapitre.

    Euh… Si on fait une supposition à la con. Le léviathan qu’il a combattu au début, c’est lui même oO et cela expliquerait pourquoi, pour ce monstre, il a senti le besoin de manger l’écaille, alors que les autres monstres il n’a jamais tenté (par exemple le griffon pour pouvoir voler etc..).
    Rhaaa, vite demain, svp :D.

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