MWLU : Chapitre 26 Bonus

MWLU : Chapitre 25 Bonus
MWLU : Chapitre 27 Bonus

Et voici, alors que je ne pensais le sortir que demain matin, le deuxième chapitre bonus du jour offert pour vous par Gael !

C’est bon, vous avez toujours ce petit autel de poche à son nom ? Il est toujours pas rangé ? Parce qu’il va servir, là.

Il a déjà tellement participé à tout ça, la prochaine fois qu’il se manifeste à nouveau sur la page des dons, je lui offrirai un chapitre bonus, rien que pour sa dévotion.

 

Merci qui ? Merci Jac… Erm, GAEL !

 


 

〈 25. Lycan, le Mercenaire (2) 〉

 

Dans une Taverne de mercenaires, dans la banlieue de la Province de Gangwon.

Par le passé, l’établissement était rempli à ras bord des voix de mercenaires bourrés, d’une odeur d’alcool fort, de relents de transpiration et des sons de bastons. À cette époque, 24h par jour, ce n’était pas assez pour remplir la journée des mercenaires ; et alors qu’ils étaient là, assis à ne rien faire, le Maitre de la Taverne leur rappelait leurs lacunes, en toute camaraderie.

Mais… C’était devenu un lointain souvenir.

Personne ne recherchait la Taverne aux airs dépassés, cela dit. Un extérieur minable et un vieil ameublement usé et brisé, des bouteilles d’alcool fort qui avaient pour la plupart gagné un nouveau niveau de fermentation suite à la reluctance des potentiels acheteurs, et ce comptoir, ce bar, taillé dans un liège dépassé et vide de tout assignement.

Tout comme les mercenaires qui dépérissaient, une Taverne que le temps avait également oubliée.

Cependant, peu importe à quel point ce lieu pouvait avoir été oublié, il y avait toujours un homme qui s’en occupait. Son nom, Kim Yu‐Sohn, un mercenaire d’une quarantaine d’années (NtD : Kim ? Sérieux je vais commencer à changer les noms, bientôt. Obligé.)

La porte s’ouvrit en grinçant plaintivement, comme si elle n’avait pas été ouverte depuis que la rouille avait décidé de s’y installer. Un cri empli de tristesse résonna quand la clochette s’activa. Puis la porte entrouverte laissa encore échapper quelques gémissements de douleur quand l’homme qui essayait de l’ouvrir entra dans la Taverne.

« …Papa. »

« Tu es venu. Assieds‐toi. »

Kim Yu‐Sohn s’arrêta de nettoyer les meubles et alla derrière le bar pour accueillir son fils.

« Tu n’es pas venu ici depuis… Vraiment longtemps. »

« … »

Le fils n’avait rien à répondre. Même s’il y avait une chose qu’il voulait dire par avance, au moment où il vit le visage de son père… Il ne trouva plus les mots. En tant que fils, il savait mieux que quiconque ce que cette Taverne signifiait pour lui.

C’est pourquoi le fils commença à parler de la situation, tentant de noyer le poisson.

« Papa, j’ai réussi à progresser au niveau moyen, parmi les Chevalier de l’Ordre de Goryo. Mon salaire annuel a doublé… Grâce à ça, j’ai décidé de chercher une maison, ici à Gangwon. Maintenant que j’ai un peu de place pour souffler, je me suis dit que c’était un peu du gâchis de communiquer de Séoul à chaque fois. »

« Vraiment ? bien joué, fils. Ta mère aurait été fière de toi. »

Kim Yu‐Sohn, en tant que père, sourit chaudement. Le fils regardait le vieux avec des yeux triste, baissant la tête et se mordant les lèvres.

C’était un évènement du passé, suffisamment ancien pour que les souvenirs commencent à s’estomper d’eux-mêmes.

Sa mère. La femme de son père. La plus belle des femmes aux yeux de ces deux personnes avait perdu la vie d’une manière sale et dépravée, jusqu’au bout. Le jour où Kim Yu‐Sohn était devenu mercenaire et non Chevalier… C’était ce jour précis. Le rêve du fils avait changé ce jour‐là également.

Il était toujours fier de son père, de pouvoir lui faire confiance et compter sur lui, même s’il était devenu un mercenaire et avait rejeté la vie de Chevalier. Il importait peu qu’il rentre tard dans la nuit, laissant derrière lui un enfant seul ; même quand il ne parvenait pas à rentrer à la maison tout court, le gamin se sentait fier de son père.

« …Papa. À partir de maintenant, restons ensemble. Les mercenaires… Ils ne viennent plus ici. »

Il avait finalement été capable de forcer les mots hors de sa gorge, d’une voix tremblante.

Il savait mieux que personne que son père avait fourni une quantité de travail phénoménale pour cet endroit. C’est pourquoi il avait tellement ragé quand ces enfoirés de médias avaient tenté de faire passer tout ce qu’avait fait son père pour des crimes.

Mais les temps avaient changé. La guerre contre ces cons… C’était maintenant une histoire d’un lointain passé.

« …Ce n’est pas ça. »

Malheureusement, son père secoua la tête. Face à son attitude inflexible, son fils se dépêcha de rétorquer :

« J’ai aussi vu les nouvelles, à propos des Vampires. Mais pour le moment… »

« Non, non. Ce n’est pas ça, fils. »

Le père, Kim Yu‐Sohn, caressa gentiment la tête de son fils comme il le faisait à l’époque où ce dernier était beaucoup plus petit.

« J’ai fait un rêve. Tu sais très bien ce que ça représente pour moi, de faire des rêves, hein ? »

« …Oui ? »

Le fils hocha la tête d’un air confus. Son père possédait ce que les Chevaliers appelaient un pouvoir spécial, un Trait. Un pouvoir étrange et insondable, différent de la magie et du mana.

« J’ai vu les Vampires. Je ne sais pas quel est leur but, mais ils ont plus ou moins réussi à devenir bien plus forts que par le passé, et sont prêts à étendre leurs ailes. »

« …Quand bien même, c’est le boulot des Ordres de Chevaliers, maintenant. Les mercenaires sont… »

« Non. Les Ordres ont peur de la réaction du public. Et il y a beaucoup plus de Vampires dehors que ce que tu t’imagines. Ils sont partout. »

Son fils n’eut pas le temps de soulever un contrargument, Kim Yu‐Sohn leva son index et le plaça sur ses lèvres pour les sceller. Il fit un geste caractéristique de la bouche, Shhh, lui demandant de se taire. Juste à temps…

Le vieux téléphone sonna. Une sonnerie aigre et puissante, comme au bon vieux temps. Un son peu familier qui s’échappa du combiné, après tant d’années de silence. Le père décrocha prudemment. Vaincu par sa curiosité, son fils sauta au‐dessus du bar et colla son oreille à celle de son père.

« Ici la Taverne des Mercenaires. »

- …Bonjour.

Une voix grave et puissante émana du téléphone.

- Je vous appelle pour l’offre sur l’affiche…

« Oui, c’est une mission difficile. C’est pourquoi… »

- Dites‐moi simplement où ils sont. Je m’occupe du reste.

« Mais alors, comment saurai‐je si vous avez réussi ou si vous… »

- Je vais abandonner les corps là où ils seront rapidement découverts. Les médias feront leur boulot.

Kim Yu‐Sohn sourit doucement alors que la conversation se déroulait exactement comme dans son rêve. Ensuite, ce mec devrait dire qu’il n’est pas un mercenaire.

« Très bien. »

- Il y a juste un problème. Je ne suis pas…

« Donnez‐moi simplement votre nom de mercenaire et un mot de passe pour vous identifier. C’est tout ce dont j’ai besoin. Je m’occuperai de vous enregistrer en tant que mercenaire. »

- …

Comme si l’homme à l’autre bout du fil avait paniqué quelque peu, il ne dit plus rien. Mais peu de temps après, son nom et le mot de passe arrivèrent, portés par une voix profonde.

« Je comprends. Dans une semaine, retournez à l’endroit où vous avez trouvé l’affiche. Je laisserai les informations là‐bas. »

- Hein ? Euh, ok.

Il semblait surpris par les mots de Kim Yu‐Sohn, mais il raccrocha tout de même sans plus en demander.

« …C’était qui, ça ? »

Le fils était clairement pantois.

« Je ne sais pas non plus. »

En répondant nonchalamment tout en haussant les épaules, il sortit pour la première fois depuis des années un formulaire d’inscription de son tiroir.

Quand tout avait commencé, si on voulait s’inscrire en tant que mercenaire, une personne devait apporter la preuve de son identité, son nom, son âge, et sa condition physique actuelle.

Mais maintenant, l’histoire était différente. Puisque l’industrie était sur le déclin, les détails d’une inscription étaient laissés aux bons soins du patron de la taverne. Ricanant le plus largement possible, Kim Yu‐Sohn mania son crayon tel une épée, et face aux choses complètement improbable qu’il écrivait, le fils vit sa mâchoire tomber sous le choc.

« A… Attends une seconde, papa. Un rang A ?! Ce n’est pas le plus haut rang disponible ? Tu as eu une simple conversation au téléphone… »

« Et je n’étais pas un rang A aussi, avant ? Et d’ailleurs, plus personne ne s’inquiète des rangs des mercenaires. C’est juste un paquet de lettres inutiles. »

« Bon, bien. Disons qu’on peut faire une concession sur le rang. Mais c’est quoi ce nom ?! En utilisant ce genre de nom de mercenaire, ça ne revient pas juste à dire au monde, Venez et butez‐moi ?! »

Le fils s’inquiétait, et le père gloussa grossièrement. En fait, Kim Yu‐Sohn appréciait plutôt ce nom.

Une créature mythique qui lacéraient les Vampires – et même plus que ça, une bête solitaire mais enragée qui voyait le reste du monde comme son ennemi.

« Il y a quoi de mal avec un Lycan ? C’est cool, comme nom. »

« Papa ! »

 

*

 

Pour la première fois de sa vie, Kim Sae‐Jin acheta un miracle du monde moderne, un téléphone portable. Et quelle merveilleuse invention c’était ! Il pouvait l’activer simplement en touchant l’écran à cristaux liquides, et s’il projetait l’écran dans les airs, les images devenaient vachement plus grandes. Au début, il fut surpris de voir les images projetées depuis l’écran, mais finit par s’y habituer rapidement.

« …Ouah. »

Et maintenant, Sae‐Jin surfait sur le web en utilisant son téléphone portable à l’intérieur d’un café près de la Province de Gangwon.

Il faisait attention à la chaîne des voisins, et AmusementTV – et quasiment la moitié des histoires sur ces chaînes concernaient Yu Sae‐Jung. Il semblait que la diffusion du 1er round du tournoi des forgerons avait donné envie aux gens de la suivre d’un peu plus près.

Tout en sirotant son café, Sae‐Jin lut lentement les articles qui la concernaient et les commentaires laissés dans la section juste en‐dessous.

- Je pensais qu’elle n’était pas aimable, au début. Mais finalement, elle est mignonne.

- Je l’aimais bien dès le départ. Honnêtement, je n’aurais pas aimé si elle se contentait de faire du lèche cul pour tenter de gagner des armes gratos.

- Wut ? Parce que tu crois que c’est ce qu’elle faisait avec ce forgeron à la fin ? Tes yeux, c’est de la déco ? Espèce d’âne attardé.

- Ce forgeron valait le coup, voilà pourquoi, tête de pioche. Tu peux voir d’un seul coup d’œil que cette arme, c’était quelque chose. Tu n’as pas vu la photo de près ? Ferme juste ta gueule si c’est pour raconter de la merde.

- Putain, ne me fais pas rire. C’est toujours une merde de basse qualité, peu importe ce que tu dis. T’essayes de montrer comme t’en as une grosse en exhibant des connaissances pourries de Chasseur de bas niveau ? Est‐ce que tu connais quoi que ce soit à propos des armes, pour commencer ?

- Ouaip lol. Cette dague a reçu un classement, c’est une basse qualité lol. Je vais aller voir et me faire un avis par moi‐même lol. Ne me crois pas et viens voir toi‐même, pauvre macaque au cul qui pend. Je vais t’envoyer un message privé, t’as intérêt à répondre.

« …Hein ? Quoi ? »

Lisant cette avalanche de mots bizarres et d’insultes, Sae‐Jin finit par froncer les sourcils. Comme il n’était pas intéressé par ces bagarres de cour de récré, il descendit rapidement la page et trouva un autre article particulièrement intéressant. Celui‐ci était en rapport avec le tournoi des forgerons, mais au lieu de se concentrer sur les gens, ça parlait des objets présentés.

===

À travers les yeux d’un expert, l’évaluation des objets sélectionnés au 1er round du tournoi.

Devenu artisan à 36 ans à peine et suscitant beaucoup d’attentes, Soh Yun‐Han a donné son avis à propos des 10 premiers sortants parmi les 40 qui ont passé le 1er round avec succès

 

1. L’épée longue d’acier, soumise par le disciple direct du Maître Kim Tae‐Baek, Kim Soo‐Han.

- C’est une bonne arme. Plus que tout, le raffinement et le travail de l’acier sont quasiment parfaits, et les talents de forge ainsi que l’infusion de mana sont exemplaires, si on considère le niveau des critères de jugement aux 1er round.

S’il y a une chose qui peut un peu tomber à plat, c’est le fait que Kim Soo‐Han est l’apprenti du Maître Kim Tae‐Baek. Cette arme ne peut pas donner entière satisfaction à cette lourde responsabilité. Bien entendu, il aurait pu soumettre le pire des objets qu’il a forgés pour ce round puisqu’il y a toujours le 2ème round et la finale. S’il a fait ça, alors on peut clairement s’attendre à voir mieux de sa part à l’avenir.

Evaluation d’un artisan : B (une qualité basse moyenne).

9. La dague de fer, soumise par l’Ork, le forgeron inconnu.

- Pour être honnête, j’étais plutôt étonné. Je suis devenu si curieux, j’ai fini par demander les informations de ce forgeron qui se fait appeler l’Ork. Tout d’abord, le nom complet de sa forge est différent des autres – La Forge de l’Orque K. Je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle il a décidé d’utiliser un tel nom, mais tout de même, ce qu’il a fabriqué a soulevé un sacré chahut.

Si on juge d’après les critères du 1er round, alors c’est parfait sous presque tous les points. Le seul point faible ici est la qualité du matériau utilisé, mais l’excellent niveau d’infusion de mana compense largement. Tous les Chevaliers à l’avoir vue l’ont complimentée, disant qu’il est très facile d’utiliser le mana avec cette arme.

Bon, il n’y a aucun intérêt à reporter tout ça. Personnellement, je dirais que cette dague mérite le haut du classement pour ce premier round. Penser qu’un objet aussi merveilleux apparaitrait si tôt… Le futur de la forge, et le futur de ce tournoi aussi, vont devenir bien plus brillants.

Evaluation d’un artisan : A (une qualité basse supérieure ~ une qualité moyenne inférieure).

===

« …Keuheum. »

Sae‐Jin laissa échapper une quinte de toux forcée après avoir à peu près pris conscience de ce qu’il venait de lire.

Diriiiing

Soudain, un texte s’afficha dans les airs au‐dessus du téléphone. Un message très professionnel.

C’est Yu Sae‐Jung. Quand peut‐on se rencontrer ?

Il venait de recevoir le message envoyé par Sae‐Jung sur le téléphone de son domicile parce qu’il était synchronisé avec son portable. Mais pourquoi est‐ce qu’elle l’appelait déjà, alors que ça faisait à peine deux heures depuis qu’il l’avait quittée ?

Il décida de ne pas répondre immédiatement, et sortit du café.

Raka

Raka

Mélange satyrique de Daria et Docteur House, élevé à grands coups de Fluide Glacial pendant un peu trop longtemps, le cynisme n'est égalé que par l'excès d'humour noir et de sarcasme quotidien dont je fais preuve.
Mais on s'en fout, pas vrai ?
Raka

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17 Commentaires

  1. Zorbal

    Merci pour cette avalanche de chapitres ^^

    Répondre
  2. Higanbana

    Merci pour ce chapitre

    La légendaire technique de:«je répond pas trop vite et je la laisse poirauter dans son jus ».
    Ça marche à tout les coups.

    Répondre
  3. Mazz

    Merci pour ce chapitre et merci gael !! Il commence à en avoir des casquettes notre humain chasseur, gobelin alchimiste, orque forgeron, lycan mercenaire ^^

    Répondre
  4. Charlatan

    Merci Gaël ! !

    Répondre
  5. TesaYuuTesaYuu

    Merci pour ces chapitres ^^
    Gaël va finir vénérer comme un dieu XD

    Répondre
  6. Zhexiel Kurokage

    Merci pour le chapitre.

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  7. Cèlen

    Merci pour le chapitre ^^

    Et Merci encore Gaël!!

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  8. Hinomura kid

    Merci pour se chapitre bonus

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  9. gutsguts

    merci encore pour le chapitre

    Répondre
  10. Sixax

    D’abord merci a gaël et a toi et tout les donnateur pour le chapitre je ne commente jamais mes je me devait de remercier après tout les chapitre sortit Tu parler sérieusement pour changer les nom ? Car Jaime beaucoup le novel mes je dois avouer que autant de Kim je vais mis perdre moi si tu veux changer leur nom je pourrais que te dire merci 😮

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    1. RakaRaka (Auteur de l'article)

      À moitié 🙂

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  11. Shirosuu

    Merci gaël et merci pour le chapitre

    Répondre
  12. TheCrow_4

    En fait, Kim, c’est comme Jean chez nous… Jean Pierre Jean Paul Jean Luc Jean Kévin Jean Marc Jean Marie…

    Répondre
    1. RakaRaka (Auteur de l'article)

      Non, Kim c’est un nom de famille (qu’on place toujours devant le prénom).

      La, c’est un peu comme si en France tout le monde s’appelait monsieur Dupond.

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  13. Zelell

    J aime ce novel

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  14. Storm

    Gael jte suce

    Répondre
  15. will

    ouais kim c’est comme nguyen pour les viet , 70% de la population a ce nom

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