BTTH Chapitre 399

BTTH Chapitre 398
BTTH Chapitre 400

Salut tout le monde ! Voici votre dernier BTTH réguli­er de la semaine ! Bonne lec­ture !

Chapitre 399 — Com­bat féroce au bord de la route

« Tuez-les !»

La Doyenne Qing ne se lais­sa pas impres­sion­ner par le cri glacial de Fan Lao, et elle pous­sa un cri sévère d’un air som­bre et solen­nel. Un puis­sant Qi jail­lit de son corps, et son aura for­mi­da­ble soule­va et repous­sa les feuilles mortes à terre qui l’entouraient.

La ving­taine de mem­bres du Manoir du Ser­pent Céleste répondirent à son cri en dégainant leurs armes, et en lais­sant leur Dou Qi défer­ler. Des ser­pents d’énergie sor­tirent de leurs corps, tournèrent autour d’eux puis ils fon­cèrent bru­tale­ment vers les guer­ri­ers en robe rouge avec une puis­sance ter­ri­fi­ante.

Deux tor­rents d’énergie, l’un vert et l’autre rouge, s’entrechoquèrent vio­lem­ment au milieu de la route et créèrent des ondes de choc.

Les guer­ri­ers apathiques et cru­els de la secte de Sang abat­tirent leurs couteaux sans un son, envelop­pés par une aura sanglante. Les puis­sants experts du Manoir, de leur côté, fai­saient cir­culer leur QI autant que pos­si­ble en fix­ant leurs adver­saires avec des expres­sions solen­nelles. Ils frap­pèrent vicieuse­ment et de façon imprévis­i­ble vers les points faibles de leurs enne­mis de leurs armes envelop­pées de Dou Qi, qui déchirèrent le vent en sif­flant.

Les com­bat­tants de chaque côté étaient non seule­ment puis­sants, mais ils étaient égale­ment très entraînés. Bien que leurs com­bats ne pro­duisent pas de grands bruits, ils se bat­taient sauvage­ment à mort et on entendait fréquem­ment le bruit sourd d’armes se plan­tant dans la chair et du sang qui coulait.

La Doyenne Qing mani­ait une longue épée à la forme ser­pen­tine avec une expres­sion glaciale. À chaque fois qu’elle fai­sait tournoy­er bizarrement la lame de son épée, celle-ci glis­sait con­tre le cou d’un guer­ri­er de la secte du Sang, et ne lais­sait der­rière elle qu’une fine cica­trice d’où jail­lis­sait du sang.… Et dès qu’elle fai­sait le sang, elle se déplaçait en un éclair avec l’agilité et la bru­tal­ité d’un ser­pent des sables.

Les cadavres com­mencèrent à s’amonceler au bord de la route  et, bien que nom­bre d’entre eux soient de la secte du Sang, il y avait tout de même quelques mem­bres du Manoir du Ser­pent Céleste par­mi eux. Cepen­dant, la Doyenne Qing et les siens avaient beau les tuer encore et tou­jours, il en arrivait tou­jours davan­tage de la forêt, ce qui les empêchait de fuir.

La doyenne transperça un guer­ri­er de sang avec une expres­sion glaciale, puis elle bal­aya les alen­tours du regard et fut hor­ri­fiée de décou­vrir que les vingt sol­dats d’élite qui l’accompagnaient au début n’étaient plus que huit.

Elle don­na soudaine­ment un coup d’épée en arrière et perça la gorge d’un enne­mi qui pen­sait pou­voir la pren­dre par sur­prise. Elle fit légère­ment trem­bler ses épaules et une paire d’ailes en Dou Qi vertes apparurent rapi­de­ment. Elle prit alors légère­ment appui au sol et s’éleva subite­ment dans les airs mais, alors qu’elle allait s’enfuir, une ombre tra­ver­sa subite­ment le ciel et la dépas­sa. Une force majestueuse, froide et som­bre, pesa alors de tout son poids depuis le ciel. Elle était si puis­sante qu’elle brisa la bar­rière d’isolation sonore dans un bruit explosif.

La Doyenne Qing changea légère­ment d’expression sous cette force écras­ante. Elle leva les deux mains et une lueur verte luisit au-dessus d’elle avant de l’envelopper entière­ment.

« Bang !»

La force s’écrasa con­tre la bar­rière qu’elle venait de créer. Celle-ci se mit à trem­bler, tint un temps mais finit par céder sous la pres­sion. Un instant plus tard, la bar­rière se brisa en mille morceaux et la Doyenne pous­sa un grogne­ment sourd, blanche comme un linge.

Une ombre rouge cligna dans le ciel et Fan Lao apparut, porté par des ailes de Dou Qi rouge sang éblouis­santes. Quand il les bat­tait, on pou­vait sen­tir une légère odeur cuiv­rée flot­ter dans l’air. « Ha ha, je vous ai dit que vous ne repar­tiriez pas aujourd’hui, Doyenne Qing !»

Il pous­sa ensuite un rire sonore et, sans laiss­er de temps à la doyenne de souf­fler, il bat­tit des ailes et plongea vers ailes comme une chauve-souris fonçant vers sa proie.

La jeune femme ne put que ser­rer les dents et brandir son arme pour se pré­par­er à la col­li­sion. Elle fit tourn­er son Dou Qi au max­i­mum, ce qui eut pour effet faire légère­ment ond­uler l’espace alen­tour. De toute évi­dence, elle avait fait appel à toutes ses forces pour ten­ter de s’enfuir des griffes du Dou Huang.

Xiao Yan, plan­qué dans ses buis­sons, ne put s’empêcher de sec­ouer la tête en voy­ant cette lutte à mort à sens unique. « On dirait que les mem­bres du Manoir du Ser­pent Céleste ne vont pas en réchap­per, cette fois. »

Yao Lao opina du chef et dit : « Hmmh­mm, on dirait que la secte du Sang a déployé de gros efforts pour mon­ter cette embus­cade sans alert­er les autres fac­tions. Les mem­bres du Manoir, mal­gré tous leurs efforts, ne vont prob­a­ble­ment pas s’en tir­er. »

Le jeune homme par­cou­rut le champ de bataille du regard et remar­qua en con­tre­bas Fan Ling, qui découpait une per­son­ne en deux avec une machette sanglante, un sourire vicieux aux lèvres. Deux vieil­lards se tenaient à un mètre der­rière lui, sans se souci­er de ce qu’il fai­sait. « Fan Ling est là en bas, mais je ne peux rien faire avec ces deux Dou Lings qui le pro­tè­gent. »

Son vieux maître le prévint : « Patience, ne sois pas trop pressé de lui tomber, où il pour­rait le sen­tir et tu aurais des prob­lèmes. Je ne peux plus te prêter ma force spir­ituelle comme avant à cause du Hall des Âmes, alors sois pru­dent autour des experts puis­sants à l’avenir. »

L’adolescent hocha légère­ment la tête, prit une légère inspi­ra­tion et étouf­fa l’anxiété qui mon­tait en lui pour observ­er silen­cieuse­ment l’évolution de la sit­u­a­tion.

Les sol­dats de la secte du Sang étaient peut-être en surnom­bre, mais ceux du Manoir du Ser­pent Céleste étaient claire­ment plus puis­sants qu’eux, et c’est grâce à leur coopéra­tion tacite que ce groupe apparem­ment frag­ile par­ve­nait à sur­vivre, bien qu’ils soient cou­verts de sang. Ceux qui avaient accom­pa­g­né la doyenne dans cette région chao­tique étaient effec­tive­ment doués.

Bien qu’ils tenaient bons, la Doyenne Qing et sa puis­sance de Dou Wang n’étaient pas de taille con­tre Fan Lao, qui se mou­vait comme un fan­tôme. La jeune femme avait fini par pâlir plus encore qu’auparavant après seule­ment dix échanges con­tre lui.

« Bang !»

Elle fut à nou­veau for­cée de recevoir un coup de paume de Fan Lao dans les airs, un coup assez puis­sant pour lui faire cracher une gorgée de sang et la repouss­er en arrière. Le Dou Huang ne lui lais­sait pas de répit et la pour­chas­sa comme une tique après son repas.

La Doyenne rec­u­la pré­cipi­ta­m­ment en lev­ant la tête, décou­vrant un vis­age tor­du par la féroc­ité. Elle fit un mou­ve­ment de la main et fit appa­raître une boîte de jade froid entre ses mains ; elle pous­sa alors un cri sévère et dit : « Si tu oses approcher de moi, Vieux Fang, je réduirais cette pilule des mys­térieux drag­ons yin-yang en pous­sière !»

La sil­hou­ette sanglante qui allait lui bondir dessus s’arrêta soudaine­ment. Fan Lao lui jeta un regard noir et dit lente­ment : « Ose détru­ire cette pilule et je bris­erai  ton cyclone de Dou Qi, t’enfermerais dans notre secte de Sang, et tu servi­ras d’esclave sex­uel à tous nos hommes !»

Sa déc­la­ra­tion avait été pronon­cée d’un ton si calme et vicieux que tous ceux qui l’entendirent fris­son­nèrent.

La jeune femme ne put s’empêcher de chang­er d’expression en enten­dant le sort pire que la mort qu’il lui réser­vait son adver­saire, mal­gré sa force men­tale. Elle ne put d’ailleurs empêch­er ses mains de trem­bler légère­ment.

Alors qu’elle était un peu sec­ouée, Fan Lao en prof­i­ta pour dis­paraître dans le néant.

Au moment où la Doyenne Qing sen­tit sa dis­pari­tion, elle changea bru­tale­ment d’expression mais avant qu’elle ne puisse reculer, une vague ombre rouge apparut devant elle, et lui tran­cha vio­lem­ment le bras dans une gerbe de sang et le craque­ment de son os.

« Aaaah !»

La douleur intense qu’elle éprou­vait lui fit pouss­er un cri perçant. Elle n’eut pas le temps de réa­gir que Fan Lao se saisit de la boîte à la vitesse de l’éclair, avant de reculer pré­cipi­ta­m­ment en souri­ant.

Le Dou Huang ouvrit la boîte en rec­u­lant, et une lueur dorée bril­la aus­sitôt. Le chef de la secte du Sang eut aus­sitôt un air heureux et fier, puis il refer­ma vite la boîte et la lança à son fils en con­tre­bas avant de crier : « Ling-er, prends-la et va-t’en. Gardes de Sang, pro­tégez le jeune maître de secte jusqu’à ce qu’il atteigne la ville de Mu Zhi ! Je vais retenir tout les autres ici !»

La doyenne verdit de rage en voy­ant sa pré­cieuse pilule volée. Elle leva la tête et hurla : « Ah ! Enfoiré de Fan ! Je ne vais pas te laiss­er t’en tir­er, dussé-je ris­quer ma vie !» Un Dou Qi ter­ri­fi­ant, deux à trois fois plus puis­sants qu’auparavant, jail­lit de tout son corps mais en même temps, du sang com­mença à couler de sa peau…

Elle fixa vicieuse­ment Fan Lao, qui fronçait légère­ment les sour­cils, en ten­ant fer­me­ment son épée ser­pen­tine et en bat­tant des ailes. Elle se changea en un ray­on de lumière et déchi­ra le vent dans un son explo­sive, en frap­pant vio­lem­ment en direc­tion de son enne­mi.

Le chef de la secte du sang rit en voy­ant que sa puis­sance avait subite­ment aug­men­té. « Une con­tre-attaque dés­espérée avant de mourir, hein ?» Il plia légère­ment la main et un grand couteau sem­blant fait de sang coag­ulé y apparut. Il le bran­dit alors d’une main légère­ment trem­blante tan­dis qu’une aura sanglante se répan­dit immé­di­ate­ment.

Fan Lao se lança droit vers son enne­mi mor­tel en se changeant en une ombre couleur sang qui lais­sait une odeur cuiv­rée dans son sil­lage, et entra vio­lem­ment en col­li­sion avec la doyenne, ce qui entraî­na aus­sitôt une explo­sion qui réson­na à tra­vers l’horizon.

Xiao Yan, de son côté, était silen­cieuse­ment sor­ti de ses buis­sons lorsque Fan Ling s’était enfuit avec la boîte de jade. Il se mit à suiv­re son groupe à tra­vers la forêt comme un singe agile. Il ralen­tit un peu en enten­dant l’explosion éclater, et il se retour­na pour lever les yeux au ciel. Il y vit alors deux halos, un vert et un rouge, qui occu­paient cha­cun une par­tie du ciel.

« J’espère que les mem­bres du Manoir du Ser­pent Céleste ne vont pas tous y rester. »

Il soupi­ra douce­ment et ne s’attarda plus. Il se retour­na à nou­veau et se con­cen­tra sur sa cible. Il n’avait aucune rela­tion avec le Manoir, et il n’était pas non plus capa­ble de les aider. Per­son­ne ne s’entraidait dans la région du Ter­ri­toire Sin­istre, et ceux qui mon­traient la moin­dre com­pas­sion deve­naient des cibles de choix.

De plus, le jeune alchimiste avait déjà du mal à se pro­téger lui-même, alors il lui serait com­plète­ment stu­pide de met­tre son nez dans les affaires des autres…

Son seul but pour le moment était d’arracher le morceau de carte des mains de Fan Ling, par tous les moyens pos­si­bles.

Wazouille

Fondateur du site et traducteur de BTTH, DNC, TDG et SW, Wazouille est un grand audiophile, un gamer, un lecteur avide et bien d’autres choses encore, comme stakhanoviste, à son insu...

Les derniers articles par Wazouille (tout voir)

BTTH Chapitre 398
BTTH Chapitre 400

9 Commentaires

  1. Zhexiel Kurokage

    Mer­ci pour le chapitre.

    Répondre
  2. gutsguts

    mer­ci pour le chapitre

    Répondre
  3. Khultima

    Mer­ci pour le chapitre.

    Répondre
  4. Gob's

    Mer­ci pour le chapitre

    Répondre
  5. Shirosuu

    Mer­ci pour le chapitre. J’ai lu la VA mais je ne peux m’empêcher de relire car la trad est vrai­ment mais vrai­ment de meilleure qual­ité ! Encore mer­ci pour le chapitre

    Répondre
    1. Wazouille (Auteur de l'article)

      Mer­ci beau­coup, ton com­pli­ment me touche !

      Répondre
  6. Alexisempereur

    Il va l’avoir ça carte il vas l’avoir

    Répondre
  7. HinomuraHinomura

    Mer­ci pour le chapitre

    Répondre
  8. tang san

    mer­ci pour le chapitre

    il me tarde de voir jus qu ou son mantra de feu pro­gressera

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com