DNC Chapitre 339
DNC Chapitre 341

Cet arc se poursuit et devient de plus en plus excitant ! 😮

Bonne lecture à tous !

 

 

Chapitre 340 – Dragon déluge venimeux

 

« Ne vous inquiétez pas, Premier Ministre, nous allons conquérir le monde pour vous… Même si nous devons horriblement mourir pour cela ! » Hurla la foule à l’unisson.

Diwu Qingrou, l’expression solennelle, joignit respectueusement les mains à leur attention : « Messieurs, je vous demande de prendre soin de vous — pour moi, pour le Grand Zhao, mais surtout… pour vos familles et vos anciens ! »

« P-Premier Ministre… » Hoquetèrent certains, émus aux larmes. Ils pensaient à présent qu’ils pourraient mourir sans regret, si c’était pour le ministre…

« Si vous avez clairement compris ma requête —  j’ai besoin que vous donniez le meilleur de vous-même. » Dit Diwu Qingrou d’une voix grave. « Avez-vous confiance en moi ? Êtes-vous prêt à vous battre ? »

« Nous avons confiance en vous, Premier Ministre ! Nous sommes prêts ! » Rugirent les hommes d’une seule voix. « En tant que soldats, nous sommes prêts à perdre nos vies sur le champ de bataille ! Dans l’armée, un vrai homme est celui qui donne sa vie au front ! Lui seul a vécu la meilleure des vies ! C’est la meilleure détermination possible pour un vrai soldat ! »

« Très bien ! » Le Premier Ministre les couva d’un regard profond et digne, où on lisant une réticence intense à les abandonner. C’était presque comme une émotion intense et incompréhensible qu’on ne saurait décrire par des mots. Il regarda attentivement les visages de ses hommes, un par un. Il avait l’air émotif, mais aussi très déterminé.

Tout le monde eut la même impression… C’était comme si leur vieux père se tenait à la porte de la maison, la première fois qu’ils partaient au combat… Et il les fixait… Avec ce même regard affectueux qui refusait de les laisser partir…

Ils pouvaient encore vaguement sentir la brise fraîche qui soufflait sous le saule à l’époque…  Et la vieille route, poussiéreuse à cette époque de l’année… Aujourd’hui, le vent soufflait toujours dans les branches du saule, et la poussière de la vieille route volait dans les airs, entrant de temps à autre dans les yeux des gens et les faisant pleurer des larmes amères…

Mais ce vieux père aux cheveux blancs… Où était-il…

Le regard de Diwu Qingrou avait agité ces émotions qu’ils avaient profondément enfouies. Ces hommes avaient les larmes aux yeux à cause de la plus douce des émotions, l’amour qu’on réserve à la famille… Ils observèrent tous le regard du ministre et ému, ils éprouvèrent une chaleur douce-amère.

Diwu Qingrou parcourut lentement les yeux sur la foule, et il remarqua que toute trace d’hésitation avait disparu de leurs visages. À la place, ils pensaient même : Premier Ministre… C’est comme s’il avait gravé nos visages dans son coeur…

Il ne nous oublierait jamais de toute sa vie !

Tous ceux qui pensèrent ainsi eurent les yeux… injectés de sang. Ils eurent l’impression que leur coeur était étouffé, et qu’une force considérable gonflait dans leur sang bouillonnant… C’était une sensation qui allait être difficile à contenir si on ne la laissait pas s’exprimer.

« Je vais à présent annoncer le plan de la bataille. Chaque régiment majeur doit se poster aux positions qui lui ont été assignées, et se coordonner avec les autres. Vous devez vous concentrer sur vos objectifs de combat en deux mois… » Dit le ministre d’une petite voix. Cependant, il régnait un tel silence qu’on aurait pu entendre une épingle tomber à terre, aussi tout le monde l’entendit clairement.

……

Les ténèbres étaient denses dans cette nuit faiblement éclairée. Le Premier Ministre se tenait dans l’encadrure de la porte de la salle.

Les officiers et soldats qui allaient bientôt partir pour le champ de bataille passèrent devant lui les uns après les autres.

Chaque général arrivait devant lui, le saluait avec solennité et dignité, et le ministre les saluait de la même manière. Il leur répondait à chaque fois, qui que ce soit qui passe ; il leur tapotait l’épaule, leur offrait quelques mois, etc…

« Heizi, (NdT surnom du général, qui veut dire soleil noir) te souviens-tu de la première fois que nous nous sommes vus ? Tu ne menais que cinquante hommes… Et t’es enfui. Maintenant, tu es mon général en chef, à la tête d’un bataillon de cent mille hommes… Ne me déçois pas. »

« Jeune aigle ! Je me souviens de quand je t’ai donné ce surnom ; ha ha, tu étais au sommet d’une colline, et tu dressais un aigle à l’époque. Tu étais jeune et intelligent… »

« Barre de fer ! Tu as l’air en forme ! Ton corps a toujours l’air d’être en fer, même aujourd’hui… »

Diwu Qingrou regarda chacun de ces généraux, les yeux brillants d’émotions. Il les connaissait tous très bien, et les appelait par les surnoms qu’ils portaient durant leur enfance avec une telle désinvolture qu’on aurait dit qu’il avait gravé toutes leurs informations dans son coeur.

Toute personne dont il tapotait l’épaule de sa main se sentait tout à coup pleine d’une force indescriptible. Ils sentirent leur coeur trembler farouchement. Le Premier Ministre se souvient encore de moi ! Il ne m’a pas oublié ! Il se souvient encore de mon vieux surnom ! Il se souvient de ce que j’ai fait pour lui… ! Il n’a pas oublié… !

Il m’a tapoté les épaules à chaque fois que j’ai dû partir au combat ! Et aujourd’hui, il l’a à nouveau fait !

Je n’ai jamais raté une mission quand le Premier Ministre m’a préalablement tapoté l’épaule ! Et ça va encore être le cas cette fois-ci !

Je ne vais pas échouer !

Nous sommes invincibles !

Les chevaux de guerre hennirent en levant leurs pattes avant dans les airs.

Un des généraux, assis bien droit à dos de cheval, utilisait juste ses jambes pour le diriger. Alors que sa monture se cabra, il serra les rênes, joignit les mains à l’intention du ministre d’un air solennel, et dit à haute voix : « Premier Ministre ! Nous partons aujourd’hui, mais je vous attendrai à la frontière nord. Je serai là quand vous prendrez personnellement le commandement ! Nous ferons couler le sang d’innombrables soldats du Nuage de Fer, et nous vous le servirons avec votre vin le moment venu ! »

« Très bien ! » La voix du ministre ne s’était pas encore éteinte que les sabots de la  bête touchèrent à nouveau le sol dans un demi-tour parfait. Le cheval partit alors comme une flèche et fila à toute allure.

La grande silhouette majestueuse à dos de cheval paraissait immobile et droite comme un I. Il ne se retourna pas jusqu’à disparaître dans les ténèbres nocturnes.

Il fut immédiatement suivi par une seconde personne.

« Premier Ministre ! Je vous dis au revoir jusqu’à la phase finale ! »

« Premier Ministre ! Les vents et les nuages de la frontière nord vous prépareront une réception chaleureuse ! »

« Premier Ministre ! Je vais personnellement décapiter Tie Longchen et après la victoire, je vous demanderai de venir fêter ça avec moi ! »

« Premier Ministre… »

Les hennissements et les bruits de galop s’enchaînèrent interminablement.

Diwu Qingrou resta devant la porte, les mains croisées dans le dos et le regard perdu au loin. Sa grande silhouette droite paraissait solennelle et ressemblait à celle d’un vieux général stationné sous le drapeau de l’armée. Il avait l’air certain de sa victoire, et il observait ses troupes loyales avec foi.

La situation changea après que tout le monde ait fait ses adieux. Les bruits de sabots disparurent peu à peu tandis que les officiers s’éloignaient.

Le ministre avait toujours les mains dans le dos et l’air solennel, mais un feu intérieur le rongeait. Il murmura : « Roi des Enfers Chu… Comment tes petites combines pourraient remplacer toutes ces forces armées que j’ai accumulées ? »

Tout à coup, il fit demi-tour et rentra dans le palais à grandes enjambées, puis il cria : « Jing Menghun ! Viens ici ! »

… …

Chu Yang plongea comme un poisson et nagea sous l’eau en silence. Il était dans les profondeurs du lac.

Il avait déjà tourmenté Yin Wutian au point de lui coller une attaque ; d’ailleurs, le Roi Martial avait également retiré ses troupes de la rive. Du coup, après avoir demandé six fois des renforts à la surface, sans succès, il avait fini par plonger pour de bon.

Quelque chose l’appelait intensément depuis les profondeurs, tandis qu’il progressait vers ceux-ci.

Son Dantian palpita, et la Pointe et la Lame de l’Épée des Neuf Calamités en sortirent silencieusement tout à coup. Son corps se mit alors à briller subitement.

Le jeune homme n’hésita plus et en moins de dix brasses, il arriva à l’entrée de cette cave particulière.

Il fit apparaître une grosse pierre sous son kimono, et tomba immédiatement droit vers le fond comme une flèche.

Il plongea évidemment bien plus facilement que la fois précédente, car il avait pleinement compris les moindres caractéristiques de l’eau, et sa culture avait de plus également progressé.

Il était quatre fois plus rapide qu’auparavant.

Il se sentait à présent comme une goutte d’eau dans l’océan, à l’aise au point de se sentir comme chez lui…

Il était libre de toute contrainte… Comme s’il était bel et bien chez lui.

Il garda les yeux ouverts tout le long de sa descente. Il put d’ailleurs vaguement voir de nombreux énormes poissons pas loin de lui ; ils nageaient gracieusement dans les eaux, et s’en allèrent lentement en flottant. De temps à autre, un banc de poissons déboulait dans les parages.

Rapidement, l’eau devint de plus en plus sombre et finalement, il n’y plus la moindre lumière. Le Fourbe détendit complètement tous ses muscles et plissa légèrement les yeux. Il était enfin arrivé.

Tout à coup, une faible lueur brilla depuis le fond.

Chu Yang se sentit excité.

Les rayons de lumière brillèrent de plus en plus intensément alors qu’il descendit encore d’une dizaine de mètres.

D’une pensée, le jeune homme fit apparaître une épée dans sa main. Il l’avait forgée avec énormément d’attention ces derniers jours.

Elle était deux à trois fois meilleure que la précédente, que ça soit en termes de solidité ou de tranchant.

La Pointe de l’Épée poussa un cri délicat et se faufila le long de son poignet pour sonder cette épée, puis elle se changea en lueur argentée et rampa lentement jusqu’à la pointe de l’épée, avec laquelle elle fusionna.

La Lame de l’Épée fonça tout à coup à sa suite, et s’attacha à la lame de cette épée.

L’appel venant des profondeurs frappa sa conscience plus intensément encore ; c’était comme si une petite fille soupirait fervemment après un jouet. Elle dansait et l’appelait, comme si elle attendait l’arrivait d’un ami…

On percevait clairement dans cet appel la surprise et la joie.

Tout à coup, des bruits perçants éclatèrent sous l’eau. Chu Yang fronça les sourcils en voyant plusieurs serpents monstrueux prendre des formes similaires à celles d’épée et lui foncer dessus comme une vague de fumée.

Chacun de ses serpents possédait une paire de crocs venimeux énormes, et ils étaient assez féroces pour terrifier qui que ce soit.

Jamais le jeune homme n’aurait imaginé qu’il allait être attaqué avant même d’avoir la chance de poser le pied au fond du lac.

Il renifla froidement et brandit son épée à l’oblique.

Il frappa et envoya une attaque argentée en X  dans un claquement. Les rayons de lumière de l’épée se dispersèrent comme au travers d’un cristal brillant.

Sept serpents, les dragons déluges, furent ainsi coupés en pièces en même temps, en poussant plusieurs étranges à glacer le sang.

L’adolescent savait que ces créatures extrêmement venimeuses puisque l’Esprit de l’Épée le lui avait déjà expliqué. Il ne craignait pas le venin, mais il n’avait tout de même pas envie qu’un de ces reptiles ne l’approche !

De plus en plus de dragons déluges apparurent dans l’eau et rapidement, il se retrouva complètement encerclé.

Cela dit, ils ne pouvaient tout de même pas l’approcher.

La Pointe de l’Épée hurla furieusement et brusquement, un courant extrêmement froid jaillit de la pointe de l’épée.

C’était l’énergie froide des sept ombres qu’il avait obtenue à la Secte Au-Delà des Cieux !

L’énergie froide écrasante se répandit dans un rayon de cent mètres autour de lui, et gela tout en un énorme tas de glace. Ces dragons déluges venimeux furent congelés à l’intérieur, et restèrent figés comme des statues.

Le Fourbe utilisa la Pointe et frappa des douzaines de fois d’affilée, projetant des sortes d’étoiles en forme de x sous ses pieds.

Sous lui, des milliers de serpents furent démembrés en d’innombrables morceaux, dans un concert de cris glaçants. Ce ne fut qu’alors que Chu Yang toucha enfin le fond du lac du pied.

Il leva la tête et vit un mur étrange dans lequel était incrustée une perle particulière près de lui. Il resta silencieux un long moment, puis il grogna et émit une énergie invisible de ses bras.

Le tas de glace au-dessus de lui commença à fondre, et les corps de tous les dragons déluges qui y étaient emprisonnés s’effondrèrent enfin et sombrèrent au fond. Dieu seul savait où le courant allait emporter leurs cadavres… L’énergie froide avait tué presque instantanément tous ces reptiles.

Le courant sous-marin trembla violemment quand un rugissement apparemment furieux retentit. Quelques millions de petits dragons déluges apparurent alors, et une énorme silhouette se dévoila parmi eux. Elle semblait furieuse.

C’était LE Dragon Déluge Venimeux qu’il attendait !

Ses pupilles se contractèrent. Tu es enfin arrivé ! Cette fois, c’est moi qui t’attendais.

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