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Ce fut long à cause, une nouvelle fois, de la VA moisie, mais voilà le DNC du mardi !

Bonne lecture ! ZzzzZZzzZZzz..

 

 

Chapitre 377 – La détresse de Bai Changtian !

 

Le Commandant Suprême resta calme un long moment mais tout à coup, il se leva furieusement et renversa la table devant lui avant de mugir : « Wu Kyangyun ! Espèce de porc ! Tu as épuisé ma patience… Je vais te fouetter le cul… Je vais t’écorcher vif… Je vais t’arracher les tendons et te faire rôtir sur le gril… Je vais boire ton sang… Je vais te découper en un million de morceaux et ensuite, j’exécuterai toute ta famille… Et j’effacerai toute ta lignée… »

L’armée ennemie n’était plus qu’à une centaine de kilomètres lorsque l’éclaireur s’en alla pour faire son rapport, et il était parti depuis deux jours et demi. Par conséquent, la bataille devait déjà avoir commencé…

Tie Longchen fulminait, et il détruisit tout ce qui lui tombait sous les yeux dans la tente.

Il haleta, bouillant de rage.

Il prit alors une décision. Si jamais je revois un jour Wu Kuangyun, je ne lui laisserai même pas le temps de s’expliquer, et je le ferai décapiter avant d’offrir sa tête de porc devant le drapeau du pays…

« Wu Kuangyun, je dois te punir selon la loi martiale ! » Rugit-il d’une voix aiguë en brandissant sa hallebarde.

Les hommes autour de lui gardèrent le silence, terrifiés…

Cependant, personne ne connaissait les circonstances de ce pauvre Wu Kuangyun. Le malheureux était terriblement déprimé et il se serait éclaté la tête contre un arbre s’il avait su qu’on l’accusait à tort… Et dans quelle fureur était Tie Longchen.

Quel autre choix ai-je ?

Il est vrai que je suis un Grand Général, mais je ne suis général que sur le papier, rien de plus.

Sa Majesté m’a privé de tout vrai pouvoir, et il est le seul à donner les ordres… Qu’y puis-je, hein ? Vous savez au moins que mon front est gonflé à force de me prosterner devant lui ? Vous savez que j’ai essayé de le persuader, bien qu’en vain ?

« Votre Majesté… Votre Majesté… Ça ne marchera pas… Ça ne va pas… On ne peut pas avancer imprudemment. » Dit Wu Kuangyun, le visage couvert de larmes. Il aurait pu s’arracher le cœur si ça avait pu prouver la sincérité de sa conviction.

« J’ai pris ma décision, ne me faites pas me répéter. » Répliqua Tie Butian d’une expression glaciale.

Le pauvre général avait fait part de nombreuses fois de sa désapprobation, mais l’Empereur l’envoya sur les roses férocement à chaque fois. Il relégua secrètement le Grand Général à la position de général fantoche, et il n’était plus que le pseudo commandant de l’armée…

Tie Butian avait sa propre idée quant à leur mission.

Ce déploiement de troupes ne pouvait être considéré comme ‘hâtif’ sur un plan stratégique à long terme. En fait, son plan leur était par trop défavorable et désavantageux pour être normalement pris en compte, quoi qu’il arrive.

De plus, il était stupide d’abandonner une place forte naturelle et de prendre l’initiative d’attaquer. En cas de défaite, l’ennemi pourrait envahir l’arrière-pays du Nuage de Fer, ce qui entraînerait l’effondrement de l’armée entière.

Cela étant, l’Empereur pensait différemment.

Il pourrait revenir plus tard sur ce plan consistant à se servir des défenses naturelles du terrain contre l’ennemi qui garantirait, au mieux, qu’ils ne perdraient pas du terrain. Cependant, ils ne gagneraient jamais en suivant cette stratégie, et de cette bataille dépendait la survie de la nation du Nuage de Fer tout entière. Comment pourraient-ils l’emporter en ne prenant aucun risques ?

Tout le monde pense que je vais me fier aux défenses qu’offre ce terrain inaccessible… Et que je m’obstinerai à rester sur la défensive. Mais je dois attaquer et ainsi les prendre au dépourvu.

L’armée de Bai Changtian vient de loin, et elle n’est pas encore arrivée à leur destination prévue. Ils ne vont pas avoir assez de temps pour établir leur camp ou se reposer avant de subir notre assaut. Cette bataille pourrait déterminer le vainqueur.

C’était un pari risqué, mais ils n’avaient d’autre choix que de prendre ce risque.

De plus, une personne importante était supposée rentrer en suivant cet itinéraire – le Ministre Chu.

Bai Changtian et ses troupes allaient bloquer l’itinéraire de fuite du jeune homme s’ils installaient leur camp où ils le souhaitaient. Devrait-ce arriver que le Ministre Chu se retrouverait encerclé par les ennemis au bout d’un long voyage difficile de six mille cinq cents kilomètres. Il tomberait dans un piège mortel, avec ses poursuivants à l’arrière et l’armée ennemie devant.

Il devait empêcher que ça arrive quoiqu’il en coûte.

Il devait déployer son armée sur-le-champ, peu importe ce qu’on puisse en penser. Et le plus tôt serait le mieux.

« Wu Kuangyun, vous devez juste vous battre. Battez-vous pour notre victoire ! » Dit froidement Tie Butian. « Je me fiche que vous soyez un Grand Général ou quoi que ce soit d’autre. Vous devez juste obéir à mes ordres le moment venu. »

« Si vous défiez mes ordres… Alors je vous ferai décapiter ! »

Le pauvre général voulut pleurer, mais aucune larme ne lui monta aux yeux.

Il était un vieux soldat, un vétéran ; il avait passé la moitié de sa vie dans l’armée. Comment pourrait-il ignorer que leurs troupes allaient prendre l’ennemi par surprise et qu’ils avaient quatre-vingt-dix pour cent de chance de gagner ? Il était un général célèbre de cette génération, après tout. Cependant, il n’aurait jamais imaginé que les troupes du Nuage de Fer abandonneraient leur place forte naturelle pour sortir affronter l’ennemi.

Après tout, le pays s’était accroché à cette stratégie défensive durant non pas juste les quelques dernières décennies… Mais durant les centaines d’années de guerre contre le Grand Zhao. Ces derniers concevaient des plans offensifs, et le Nuage de Fer s’appuyait sur les défenses naturelles du terrain pour se protéger. Et ça n’avait pas changé durant tout ce temps.

C’était devenu une évidence pour tous les généraux.

C’était la première fois qu’ils pourraient vaincre le fameux général Bai du Grand Zhao, le ‘Tigre Blanc’.

Ce le général en question réfléchissait également à ce sujet durant la marche de l’armée. Tie Butian ne prendra aucun risque, même s’il n’a qu’un pour cent de chance de perdre. Après tout, le Nuage de Fer s’effondrerait s’ils devaient être vaincus… Leur bastion naturel se trouve au bout de cette route. Ils n’ont pas besoin de beaucoup de soldats pour le défendre ; en fait, il leur faut moins d’un millier de soldats pour irrémédiablement bloquer même une armée de cent mille soldats.

Pourquoi est-ce que le Premier Ministra m’a fait changer de cap à mi-chemin ? Pourquoi m’a-t-il assigné une armée de cinq cent mille hommes pour m’envoyer là-bas ? Ce ne devrait pas être nécessaire, que ça soit d’un point de vue stratégique ou même au vu de la situation globale… Cette manoeuvre n’a pas lieu d’être…

Deux cent mille hommes auraient suffi à contenir l’ennemie sur ce front, sachant que nous allons l’emporter sur le front principal. Après ça… Capturer cette place forte sera un jeu d’enfants et l’ennemi n’aura aucun espoir de l’emporter une fois subjugué par nos forces…

Est-ce vraiment à cause du Roi des Enfers Chu ?

Hmpf… Ce n’est qu’un homme… Même avec ce surnom. Il est impossible qu’il parvienne à traverser cinq mille kilomètres seul, d’autant qu’il est constamment poursuivi.

Ce n’est pas un dieu, après tout.

« Général, ça fait cent cinquante kilomètres que nous marchons et nous allons bientôt arriver au col Séparant les Cieux. Nos frères ont fait un long voyage difficile , peut-on laisser les soldats et les chevaux épuisés se reposer un peu ? » Demanda secrètement son général en second.

« Hmm, nous sommes presque arrivés alors pourquoi voulez-vous vous reposer. Nos hommes ont au moins un peu de volonté, non ? Sont-ce vraiment mes soldats ? » Répliqua froidement Bai Changtian d’un air froid.

Le visage de son second tressaillit un peu. « Alors… Devons-nous continuer d’avancer ? »

Le Tigre Blanc acquiesça lentement. « Ordonnez aux hommes de marcher plus rapidement. Ils établiront un camp à l’endroit désigné si nous arrivons à temps, et ils pourront alors se reposer autant qu’ils veulent. Ils pourront même dormir à tour de rôle. »

En effet, il avait que quelque chose ne tournait pas rond.

Sa plus grande qualité en tant que général était d’assiéger le territoire ennemi et d’éteindre les frontières de sa patrie. Cependant, on l’avait envoyé monter la garde alors que la bataille finale allait commencer… Il se renfrognait rien qu’à l’idée de n’obtenir aucun résultat concret dans cette guerre à venir.

Bai Changtian en était presque venu à penser que quelqu’un devait l’avoir dénigré auprès du Premier Ministre.

Ce devait être la raison pour laquelle on l’avait envoyé dans cet endroit où il ne pourrait rien accomplir. C’était une tâche ingrate que d’attaquer le col Séparant les Cieux. Le terrain était en faveur de l’ennemi et on avait l’impression que les falaises surplombant le col avaient été taillées au couteau. C’était comme-ci ce col tout entier avait été artificiellement taillé à travers la montagne, avec ces falaises trois cents mètres de haut à pic de part et d’autre.

Le général avait vraiment l’impression de voir l’intérieur concave d’une cave en entrant dans le col. Il n’existait depuis toujours qu’une route étroite ascendante et escarpée pour y arriver. Elle était si à pic que les gens juraient en la montant, et qu’elles laissaient désarmés même les gens qui avaient l’impression d’être inébranlables. Voilà pourquoi l’ennemi n’avait pas besoin de beaucoup de troupes pour défendre cet endroit ; en fait, les troupes du Nuage de Fer ne subissaient aucune perte tandis qu’ils tuaient les soldats qui grimpaient sans difficulté.

Pourquoi s’embêter à attaquer ?!

C’est scandaleux. La guerre est sur le point d’éclater… Et on m’a envoyé en vacances ici…

Malgré tout, le Tigre Blanc était resté strict et exigeant avec ses hommes par habitude. Il avait été plus vigilant et prudemment auparavant mais là, il était assez détendu.

Ils franchirent un passage en épingle à cheveux, puis la route s’élargit un peu.

Bai Changtian retrouva alors le moral et ordonna à ses troupes d’accélérer la cadence et de foncer. Tout à coup, il sentit que quelque chose clochait et fronça les sourcils en se perdant dans ses pensées.

Soudain, il sentit la terre trembler sous ses pieds. D’innombrables oiseaux poussèrent des cris perçants et s’envolèrent comme si quelque chose les avait effrayés, tandis qu’une multitude de petits animaux s’enfuirent dans les bois.

Droit devant eux, un nuage de poussière s’éleva au loin au point de paraître emplir le ciel.

Un clairon tonna depuis l’avant-garde et résonna avec des cris terrifiés. « L’ennemi nous attaque ! »

Le Tigre Blanc se raidit et ordonna rapidement : « Soldats, arrêtez-vous où vous êtes et préparez-vous à affronter l’ennemi ! »

Cependant, un frisson remonta le long de son échine quand il comprit la situation. De grandes falaises verticales infranchissables nous coincent de chaque côté, les soldats comme les chevaux sont épuisés d’avoir traversé cette route étroite… Et maintenant, on ne peut plus reculer. Tenter de battre en retraite ne ferait que nous piétiner les uns les autres.

Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à avancer !

Mais les troupes ont déjà perdu leur esprit combatif, tandis que l’ennemi a dû conserver ses forces pour l’assaut. Comment devrais-je diriger cette bataille ?

Les troupes à l’avant s’arrêtèrent à son commandement mais cela étant, la colonne de soldats était très longue, avec ses cinq cent mille hommes. Du coup, les soldats à l’arrière n’avaient pas entendu son ordre, bien que ceux à l’avant se soient arrêtés. Ajoutez à ça que beaucoup de soldats manquaient de sommeil étant donné qu’ils marchaient depuis des jours, et qu’ils avançaient en somnolant… Ils se laissèrent porter par la formation et ne s’arrêtèrent pas.

L’avant de la formation se retrouva bouché tandis que les soldats à l’arrière continuaient d’avancer. Les hommes à l’avant finirent par s’entasser et un bouchon se créa au milieu. Les soldats étaient bloqués les uns contre les autres.

Ils ignoraient ce qu’il se passait et du coup, des jurons et des cris commencèrent à éclater dans toutes les directions. Les troupes étaient totalement confuses le temps qu’elles arrêtent d’avancer, et les soldats continuèrent de s’injurier.

« Bordel ! T’es aveugle ou quoi ? Tu as marché sur le pied de ton supérieur ! »

« De qui t’es le supérieur, connard ? »

« Le tien ! »

« Baffe ! »

« Comment oses-tu me frapper ? Allez les gars, on va lui donner une bonne leçon… »

« Tabassons ce fils de pute à mort ! Éteignons sa lignée de bâtard… »

Bai Changtian regarda ses officiers alors que le chaos éclatait, complètement livide. C’était la première fois durant ses trente années de service qu’il se sentait impuissant. Il voulait désespérément inverser la situation.

Il s’était laissé porter par les évènements jusqu’à présent et avait aveuglément suivi des siècles de convention. Tout le monde savait depuis toujours que les troupes défendant le col ne lançaient jamais l’assaut de leur propre chef… De plus, il n’avait pas repéré d’éclaireurs ennemis durant tout le voyage, ce qui suggérait que l’ennemi devait défendre sa position.

Il était devenu par conséquent moins vigilant. Il n’aurait jamais pensé que l’ennemi lui tendrait une embuscade à un moment aussi critique, et de telle façon.

Son armée entière paniquait, plongée dans le cas. Cependant, le bruit des sabots au galop se rapprochait. L’ennemi n’avait pas ralenti ; bien au contraire, ils avaient accéléré pour lancer la charge. Les cris de guerre résonnaient à travers le ciel.

L’ennemi semblait clairement vouloir vaincre ses troupes d’un coup avec un assaut brusque et rageur !

Tout à coup, une énorme bannière militaire claqua au vent parmi les cris guerriers. Elle dansait au vent, brandie haut dans le ciel ; on pouvait y voir l’image d’un dragon doré s’envolant parmi les nuages.

« Wu Kuangyun ! » Hurla le Tigre Blanc, les yeux brillants de haine.

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