DNC Chapitre 404
DNC Chapitre 406

« Il est l’heure, Minus. »

« L’heure de quoi, Cortex ? »

« L’heure de conquéri- »

« Mais non Cortex, il est l’heure de DNC ! »

« Ah oui. »

Bonne lecture à tous ! :p

 

 

Chapitre 405 – Les dieux se battent, les mortels souffrent

Les grosses pierres tombèrent du pic et s’écrasèrent au sol, projetant des fragments et de la poussière dans toutes les directions. Il était difficile d’estimer combien d’autres pierres allaient tomber… Il était possible qu’un petit pic se soit effondré et que ses fragments se soient ainsi écrasés au sol, vu que ce n’était certainement pas le vent qui avait provoqué tout ça…

Mes dieux ! Est-ce la fin du monde ?

Des nuages de poussières et de fumée s’élevèrent du Col Séparant les Cieux, où il faisait aussi noir que dans un four. En fait, les soldats ne pouvaient même pas voir leurs propres doigts.

Tel un éclaireur, un énorme bloc de pierre descendit de la montagne sans rencontrer la moindre résistance, et il continua de débouler à toute vitesse sur plus de trois cents mètres en écrasant tout sur son passage avant de s’arrêter.

Puis le second arriva, suivi par un troisième, puis d’un quatrième…

Les pierres tombèrent en provoquant un grondement puissant et de manière continuelle… Et elles étouffèrent les cris à glacer le sang des soldats écrasés en frappant le sol…

Une scène tragique de dévastation se répandait à travers toute la vallée pentue.

Les soldats présents aux deux extrémités de la vallée échappèrent à la mort car les blocs de pierre en frappaient le centre avant de rouler le long de la pente, écrabouillant tout sur leur passage avant de s’arrêter…

La vallée fut ainsi divisée en trois sections. La première et la dernière étaient saines et sauves, mais celle du milieu était couverte de chair et de sang.

Cette section faisait un kilomètre soixante-sept de large, et elle ne contenait aucun survivant.

Wu Kuangyun, qui était au Col Séparant les Cieux, ne pouvait voir que de la fumée et de la poussière de là où il se trouvait. Il avait entendu des grondements incessants, puis la vallée pentue tout entière fut couverte de poussière. Ses oreilles avaient été tant secouée par les tremblements et les vibrations qu’il subissait une surdité temporaire. Son corps entier tremblait sous les vibrations intenses et il avait beau écarquiller les yeux comme une chouette, il n’arrivait pas à voir quoi que ce soit.

Il savait que l’armée du Grand Zhao, dans la vallée, avait des problèmes, mais il ignorait totalement ce qu’il se passait. Il était loin de l’action, aussi ignorait-il que de grosses pierres tombaient du sommet comme de la grêle. Que se passe-t-il ? Qu’est-il arrivé ?

Oh mes dieux ! Je ne sais pas lequel d’entre vous a remarqué mes épreuves et m’a accordé un tel régal pour les yeux et les oreilles…

Les grondements ont renversé plusieurs armes au sol. Les plus légères ont été lancées vers le ciel avant de retomber… Et celles dans l’entrepôt cliquettent encore…

Heureusement que le Col est très solide et que même des tremblements de cette force ne peuvent pas secouer les fondations renforcées au fer. Cette mégastructure survivra.

Cela dit, le côté intérieur des murailles s’est effondré. Par chance, la face extérieure était renforcée… Elle se serait effondrée également autrement.

Le général continua de prier dans son for intérieur, prenant son pied en voyant ses ennemis souffrir. Tuez ces fils de putes ! Tuez-les tous…

Plus d’un millier de rocs s’écrasèrent au sol. Le même nombre de rondins dévalant la vallée n’aurait pas causé autant de morts dans un siège normal. Après tout, la force de ces rondins lancés depuis les murailles n’était pas comparable à celles de ces grosses pierres qui avaient dévalé la montagne depuis une altitude de huit kilomètres.

C’était comme comparer la puissance destructrice d’un éléphant et d’une fourmi…

Une fois que le millier de rochers eurent frappé le sol, les montagnes environnantes cessèrent de trembler, mais les oreilles des soldats sonnaient toujours. En fait, ils ne pouvaient plus rien entendre d’autre.

Des milliers de personnes étaient devenues sourdes.

Les survivants pouvaient voir leurs camarades ouvrir et fermer la bouche, mais ils n’entendaient rien de ce qu’ils disaient.

Les trois généraux tigres sortirent de leur tente, absolument livide, et l’air horrifié. Leurs regards étaient vides et ils restaient bouche bée. Ils étaient abasourdis et ne comprenaient pas comment une chose aussi incompréhensible avait pu arriver.

Ils secouèrent la tête de toutes leurs forces et se frappèrent les oreilles. Ils se lavèrent ensuite le visage à l’eau froide et en burent une grande quantité afin de s’hydrater, mais ils parvinrent à peine à entendre quoi que ce soit. Partout où ils regardaient, ils voyaient des soldats saigner des oreilles. Les énormes vibrations et chocs avaient percé leurs tympans. Nombre d’entre eux étaient devenus sourds…

« Que se passe-t-il ? Qu’est-il arrivé, bon sang ? » Cria le général tigre doré Jin Nankai avec une expression sombre. Cependant, les soldats alentour semblaient hébétés. Ils le virent ouvrir et fermer la bouche, mais ils n’entendirent rien.

« Détends-toi, ne sois pas impatient. » Dit le général tigre argenté Long Ao en lui tapotant l’épaule, bien qu’il soit blanc comme neige.

Ils entendirent bientôt les cris déchirants venant de la vallée pentue… Ces cris et gémissements semblaient venir de plusieurs kilomètres de là.

« Ce doit être une attaque-surprise de l’ennemi. » Dit le général tigre de jade Yu Chenglong en secouant la tête. Il était extrêmement mal à l’aise car il subissait de terribles acouphènes. C’était comme si dix mille cigales chouinaient à ses oreilles. Cependant, il pouvait encore entendre d’autres sons…

Les trois généraux s’échangèrent des regards. « Allons là-bas jeter un œil… » Ils convoquèrent leurs gardes du corps, puis ils chevauchèrent leurs chevaux d’un air déterminé et foncèrent droit vers la source de ces cris tragiques…

Ils galopèrent sur une dizaine de kilomètres afin de finir par arriver devant une scène tragique, qui paraissait venue tout droit des enfers. Les trois généraux étaient de vrais vétérans, des bandits… Ils étaient surnommés ‘les bouchers du champ de bataille’, et ils avaient vu le pire que la guerre avait à offrir.

Cependant, leurs teints changèrent drastiquement devant cette scène épouvantable. Leurs visions s’assombrirent et ils se mirent à chanceler au point de presque en tomber de leurs montures.

Ils regardèrent droit devant et virent d’énormes pierres qui couvraient la vallée pentue. Ces pierres étaient rouge sang et immobiles.

Le chemin qu’elles avaient parcouru était couvert de chair et de sang, de morceaux de cadavres et de membres brisés. D’aussi loin qu’ils puissent voir, ils ne virent pas un seul cadavre entier sur plusieurs kilomètres.

Même les parois de la montagne étaient tachées de chair et de sang, qui dégoulinaient même depuis trente mètres de haut… Il y avait du sang et du liquide cérébro-spinal partout…

Les trois généraux repérèrent des soldats blessés à proximité. Ces soldats étaient couverts de sang, mais ils faisaient partie des quelques chanceux qui n’avaient perdu que leurs bras. Même leurs armures de métal n’avaient pu les protéger de ces énormes rocs. Ils avaient survécu avec ‘juste’ quelques blessures car ils avaient été ‘doucement’ effleurés par le ‘bord’ des pierres roulantes…

Devant cette scène inhumaine et brutale, Jin Nankai finit par demander d’une voix tremblante, furieux et dérouté. « Ces… Ces… représentent combien d’hommes ? »

Personne ne répondit, car tout le monde était stupéfié par l’horreur sous leurs yeux. Ils avaient l’impression d’être figés sur place.

« Allez… jeter un œil. » Ordonna Long Ao d’une voix grave et basse.

Certaines personnes résistèrent à leur nausée et avancèrent mais cela étant, leurs chevaux refusèrent d’obéir, comme terrifiés par ce que leurs grands yeux écarquillés voyaient. Ils continuèrent de secouer la tête en se recroquevillant, comme pour signaler qu’ils ne voulaient pas avancer plus loin.

Un des gardes du corps de Jin Nankai avança alors au galop. Le bruit des sabots de sa monture s’estompa peu à peu tandis qu’ils s’avançaient dans la vallée ; les trois généraux froncèrent les sourcils car ils avaient l’impression que c’était le seul son qui en provenait. C’était comme si le cavalier s’enfonçait dans une vallée vide et suivait une route silencieuse et inhabitée, ce qui les fit grimacer.

« On dirait qu’il n’y a pas âme qui vive sur trois ou quatre kilomètres. » Dit Yu Chenglong d’un air renfrogné. Il avait fait cette déduction à partir du son des sabots, sans même attendre le retour du cavalier.

Les deux autres généraux en furent ébranlés.

Il y avait une grande densité de soldats sur ces quelques kilomètres de route. Combien d’hommes étaient pouvait-il y avoir sur trois-quatre kilomètres de long et une centaine de mètres de large ?

Il n’était pas exagéré d’estimer le nombre d’âmes à dix milles, au moins.

En d’autres termes, dix mille hommes étaient morts à cause de cet accident, à tout le moins.

Cependant, c’était tout de même inexplicable. Personne ne savait pourquoi c’était arrivé. La seule chose de sûre était que ces pierres avaient dévalé la pente raide de la falaise.

Les généraux levèrent la tête vers cette falaise qui les surplombait, mais ils ne virent rien d’autre que les nuages et la brume couvrant le sommet.

« Regardez ces rochers. » Dit Long Ao en attirant l’attention de tous.

« Qu’ont-ils de particulier ? » Demandèrent les autres en se retournant. Des hommes déplaçaient déjà les rocs, et on leur en amena un. Il était couvert d’entailles à cause de sa chute, et il avait considérablement réduit de volume.

Trois grosses pierres furent ainsi amenées devant les généraux, qui se rassemblèrent pour les examiner avec attention.

« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? On dirait qu’elles ont été découpées par une épée. Chaque bloc semble avoir été coupé dans des proportions égales… » Dit Jin Nankai, choqué.

« C’est impossible, non ? » Les deux autres généraux, tout aussi choqués, durent admettre également ce fait. « Est-ce que ça veut dire que l’ennemi à préparer cette embuscade à l’avance au sommet de la montagne ? C’est la version rochers d’une chute de rondins ? »

« C’est absolument impossible ! » Jin Nankai s’était déjà rendu au Nuage de Fer, et il élimina cette possibilité avec assurance. « Les oiseaux ont déjà du mal à atteindre le sommet de ces montagnes, alors des humains… Même des singes tomberaient vers leur mort en essayant de les escalader. Seun un expert de niveau Roi ou plus peut y arriver. »

« Mais, si c’est vraiment quelqu’un de ce calibre… Alors pourquoi voudrait-il nous compliquer la vie ? » Dit Long Ao, comme pour exclure cette possibilité.

« Ou alors… peut-être que dans ce cas… Quand les dieux se battent, les mortels souffrent… Ou peut-être qu’une partie de la falaise s’est effondrée et a provoqué cette avalanche destructrice. C’est également possible. Après tout, ces montagnes existent depuis des dizaines de milliers d’années… » Jin Nankai plissa les yeux vers le sommet couvert de nuage, poussa un long soupir et dit : « Rangez ces pierres sur le côté. Il est peu probable que quoi que ce soit d’autre tombe à nouveau. »

Il soupira à nouveau, puis il se retourna et s’en alla.

Effectivement… Il est tout simplement impossible que des soldats soient là-haut. Si des experts se battaient au sommet, alors ils devraient avoir à présent terminé. Il est donc peu vraisemblable que ça recommence. Et si c’était un glissement de terrain, alors il n’y a également aucune raison pour que ça se reproduise aussi rapidement…

Et si c’était un expert suprême ? C’est encore plus improbable, vu qu’un expert suprême ne s’amuserait certainement pas à jeter des pierres. Le grand général Jin était sûr d’avoir raison. L’énorme tas de pierres avait divisé leur armée en deux, alors comment allaient-ils mener cette bataille ? Comment allaient-ils pouvoir frapper ?

Les trois généraux semblaient avoir le moral dans les chaussettes, et ils ne pipèrent mot sur le chemin du retour. Cependant, ils priaient constamment en leur for intérieur. Faites que ça ne recommence pas, s’il vous plaît…

Pendant ce temps, Chu Yang et les deux ombres étaient accroupis au sommet de la montagne et haletaient. Même des experts de niveau Roi pouvaient s’épuiser au point d’être engourdis en travaillant dur.

Plus ou moins une heure s’était écoulée. Les trois Rois Martiaux étaient parvenus à dégager un gros trou à la base du pic.

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8 thoughts on “DNC Chapitre 405

  1. Hey, merci pour le chapitre, j’ai vu que le lien du pdf est mort, est-il possible de le remettre ? merci beaucoup !!

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