DNC Chapitre 411
DNC Chapitre 413

Attention, je vous recommande sérieusement de ne pas lire ce chapitre en buvant quelque chose. Xiaowaz ne sera pas responsable des dégâts éventuels. :p

Bonne lecture !

 

 

Chapitre 412 – Inutile de m’appeler Papa !

 

Les généraux furent pris par surprise !

Ce ministre va droit au but ! C’est un commandant terre-à-terreDepuis combien de temps n’a-t-on pas vu un tel chef ?

Ils virent ensuite le Ministre Chu feuilleter un livret. Le garde du corps à ses côtés plissa les yeux en jetant un regard à ce livret, et il éclata presque de rire en voyant l’ignoble écriture qui en couvrait les pages. Ces immondes pattes de mouche étaient l’écriture du général Wu Kuangyun.

Chu Yang l’avait forcé à noter les caractéristiques et traits de ses généraux. C’était ses anciens subordonnés, dont il comprenait particulièrement bien leurs qualités et compétences. Le jeune homme se serait servi de ses informations pour donner divers ordres à ces généraux.

Ils allaient affronter des soldats ennemis épuisés postés hors des murs, donc ça n’allait pas être bien difficile. Cependant, Tie Butian avait l’intention de permettre à son cher ministre d’utiliser cette bataille pour entraîner les soldats.

Wu Yi se leva abruptement et se tint bien droit, avec la vaillance d’un soldat. « Ce… Ce… Cet cet… cet humble général est… » Son terrible bégaiement ruina cependant son image.

Les généraux éclatèrent soudainement d’un petit rire.

Le Fourbe était quelque peu stupéfait ; il leva la tête et demanda : « Vous êtes un général adjoint ? »

« Cet… Cet… Cet… humble… » Dit Wu Yi en commençant à écumer.

Wu Kuangyun se joignit rapidement à la conversion. « Permettez-moi de servir d’interprète, Grand Commandant. Il veut dire : cet humble général est à votre service ! »

« Oh… » L’adolescent regarda les généraux qui avaient ri, et il frappa du poing sur la table en changea soudainement d’expression. « Pourquoi riez-vous tous ? »

Les généraux furent abasourdis.

« Qu’est-ce qui vous fait rire ? Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? » Il les fusilla férocement du regard. « Est-ce si drôle de le voir bégayer quand vous, vous ne bégayez pas ? Du coup, vous ridiculisez votre frère d’armes parce qu’il est différent ? Hein ? Vous êtes tous très soudés ! C’est drôle de voir les gens bégayer, hein ? Dites quelque chose ! »

Il martela à nouveau lourdement la table.

Un silence de mort régnait !

« Wu Yi ! »

« Ou… Oui ! »

« Je vous affecte à la tête de cinquante mille troupes d’élite, que vous mènerez hors des murailles. Vous allez attaquer l’ennemi ! Assaillez-les, mais il est inutile de vous lancer dans un massacre. Forcez-les juste à mobiliser leurs troupes ; une fois cela fait, vous devrez rentrer avec vos hommes ! »

Wu Yi bomba le torse et répondit : « À… À vos ordres ! »

« Allez-y. »

« Oui ! »

Le général adjoint sortit à grands pas avec ses ordres.

Chu Yang appela ensuite le nom de plusieurs généraux en chef ; en gros, chacun d’entre eux allait sortir avec cinquante mille hommes à tour de rôle, toutes les heures, dans le seul but de harceler l’ennemi et de revenir ensuite.

Vous avez bien lu : pour harceler l’ennemi.

Long Ao était dans de beaux draps.

Il avait fait secrètement déblayer les débris des éboulements à son armée pendant ce temps. Ils n’avaient besoin que d’ouvrir un espace assez grand pour permettre aux charrettes et aux chevaux de passer, et ils pourraient ensuite quitter cet endroit…

Il avait exigé que cette mission soit exécutée dans le plus grand secret et, pour tout dire, ils avaient presque fini.

À ce moment, les portes de la forteresse furent bruyamment ouvertes, et un grand nombre de troupes en sortit. Leur commandant cria sous la lumière sélène : « Long… Long… Ao ! Oses… Oses… tu… tu… te battre avec moi… Wu… Wu… Yi ? »

Long Ao bouillit de rage. Et il a fallu qu’un enfoiré vienne me défier à ce moment critique. Et de plus, c’est un enfoiré bègue…

Mais vu que l’ennemi nous fonce dessus, je n’ai d’autre choix que d’aller à sa rencontre ! Je ne m’inquiète pas tant du fait qu’ils pourraient réveiller ceux qui dorment dans les casernes, mais plutôt qu’ils découvrent le pot aux roses à l’arrière… Wu Kuangyun mobilisera définitivement l’ensemble de ses troupes pour nous exterminer si ses hommes lui rapportaient la nouvelle…

Par conséquent, Long Ao envoya précipitamment ses hommes à la rencontre de l’ennemi.

Il ignorait que le général ennemi battrait en retraite une fois qu’il aurait mobilisé ses hommes. Après un seul round entre les deux camps, le général bègue se replia en disant : « N-nous… reviendrons-drons à nouveau demain… demain… Sois-en s-sûr… »

Il n’avait même pas fini sa déclaration qu’il avait déjà disparu du champ de bataille…

Long Ao fracassa furieusement sa tasse de thé au sol.

Ensuite, une autre vague de soldats sortit du fort une heure après, et la bataille commença. Cet assaut brisa les lignes défensives des troupes en première ligne du Grand Zhao et atteignit les casernes. Les soldats du Nuage de Fer repartirent après un petit massacre et des incendies…

Une heure plus tard, un autre assaut commença…

Long Ao devint fou de rage, car il ne savait pas quoi faire et se sentait impuissant !

Il resta énervé et tendu toute la nuit.

Au petit matin, alors qu’il faisait les quatre cents pas dans sa tente, il entendit tout à coup du bruit venir de l’extérieur. Les soldats semblaient causer des problèmes. L’officier en charge du ravitaillement entra et fit son rapport : « Commandant en chef… Nous, nous n’avons plus de provisions… »

« Nous n’avons plus de provisions ? » Répéta Long Ao, les yeux exorbités. « Ne vous avais-je pas dit d’étirer la ration quotidienne des soldats sur trois jours ? Où voulez-vous que je trouver à manger, là maintenant ? »

« Mais… Nous avons passé la nuit à nous battre intensément, et personne n’a pu dormir… Les soldats sont… » L’officier était tout aussi impuissant, vu qu’il n’avait plus de nourriture à distribuer -et ce malgré son rôle. Les provisions restantes avaient été divisées en rations pour trois jours depuis qu’ils s’étaient retrouvés coincés là, puis elles avaient été distribuées aux soldats.

L’armée n’avait pas de juridiction sur les rations, et vu qu’elles étaient entre les mains des soldats… Qui peut s’empêcher de manger quand la faim vous ronge ?

Cinq jours s’étaient écoulés depuis la catastrophe, alors que pouvait-il leur rester à manger ?

Le vacarme à l’extérieur s’intensifiait de plus en plus.

« Vous ne nous laissez pas manger et vous voulez tout de même qu’on aille se battre ? »

« Comment pouvez-vous vous attendre à ce qu’on gagne le ventre vide ? »

« On veut à manger ! »

Ce gang de vétérans était composé de chahuteurs. Quelle que soit leur éducation ou leur caractère, tous étaient égaux devant la faim, aussi étaient-ils venus trouver l’officier responsable. Peu leur importait l’urgence de la situation – ils refusaient tout simplement d’accepter la famine !

Long Ao souleva le rideau de sa tente et en sortit à grands pas, l’air inquisiteur. « Pourquoi criez-vous ? Qu’est-ce que c’est que ce raffut ? »

Tous les hommes se turent subitement.

C’est alors qu’un homme cria : « Commandant en chef ! On veut de la nourriture ! »

« Vous n’avez rien à manger ? Pourquoi n’allez-vous pas manger de la viande de cheval ? » Lâcha le Général, les joues tremblantes. « Il y a tout un tas de cadavres de chevaux empilés là-bas, pourquoi n’allez-vous pas les manger ? »

« On va manger du cheval !  On va manger du cheval ! » S’écrièrent les soldats en partant d’un coup.

Un conflit éclata alors quant aux chevaux morts. Les cavaliers traitaient leurs chevaux personnels comme la prunelle de leurs yeux, et ils n’avaient pas eu assez de temps pour les pleurer. Comment pourraient-ils laisser qui que se soit manger leurs chevaux ? Ils refusèrent évidemment de laisser ces affamés s’en emparer.

D’où le conflit.

Rapidement, les cavaliers qui protégeaient leurs anciens compagnons furent totalement vaincus, et ils tombèrent face contre terre. Une autre bagarre éclata alors entre les soldats affamés, qui s’accusaient les uns les autres de prendre de plus grosses portions. Ça n’en finissait pas.

L’officier du ravitaillement dut finalement intervenir. Les chevaux morts furent rassemblés sous sa supervision, et la viande fut distribuée en parts égales entre tous les soldats. Personne n’en eut plus que son voisin…

Cette crise fut résolue, mais ce n’était qu’une question de temps avant qu’une autre éclate. Long Ao avait déjà vu les signes avant-coureurs de leur destruction… Vous pouvez manger la viande des chevaux morts aujourd’hui, peut-être passer la journée de demain le ventre à moitié vide, mais nous devrons tuer les chevaux encore en vie le surlendemain…

Peut-on encore appeler les cavaliers par ce nom si leurs chevaux sont morts ?

Ce fut à ce moment que Wu Kuangyun apparut. Le Ministre Chu lui avait assigné une tâche lourde de responsabilités : celle de persuader l’ennemi de se rendre pendant qu’il était dans un triste état !

Son tempérament naturel ne le prédisposait pas à la négociation, et tout le monde savait que Long Ao ne se rendrait jamais à Wu Kuangyun.

C’était simplement impossible ! Cela étant, le fait est que le Ministre Chu n’avait pas compté accepter une éventuelle reddition dès le début !

Et de plus… La toute première phrase de Wu Kuanyung désamorça toute possibilité de reddition. « Long Ao, espèce d’enculé, je t’ordonne de te rendre ! »

Long Ao devint si furieux qu’il manqua de s’évanouir sur-le-champ !

Il avait déjà prévu quoi faire dans cette situation. Il est possible qu’il en vienne à me demander ma reddition à un moment. Dans ce cas, j’accepterai temporairement de me rendre, et je les frapperai dans le dos dès que j’en ai la chance, une fois que nous serons arrivés sur le champ de bataille. Ce sera considéré comme un service méritoire, et ça m’aiderait à rattraper mon échec, voire même à me racheter aux yeux du Premier Ministre Diwu !

Cependant, il a fallu que l’ennemi envoie un abruti comme Wu Kuangyun pour me persuader de me rendre. C’est comme ça que tu essaies de convaincre quelqu’un ? T’as pas l’impression de plus m’adresser une déclaration de guerre qu’autre chose ? 

Long Ao bondit sur son cheval et sortit des lignes de ses troupes en beuglant de rage : « Plutôt mourir que de me rendre ! » Ses yeux brillaient de colère et de haine, comme s’il pouvait fendre son ennemi en deux du regard. Une fois qu’il fut plus près de son adversaire, il baissa la voix. « Wu Kuangyun ! Tu es censé persuader quelqu’un de se rendre, pas le lui ordonner, bougre de con ! »

Il avait prononcé cette phrase si bas que seul Wu Kuangyun pouvait l’entendre.

Il entendait par là… Tu ne dois pas essayer de persuader quelqu’un de se rendre en étant aussi autoritaire ! Comment veux-tu me faire obtempérer avec une attitude pareille ? D’abord, tu dois m’offrir une promotion à un rang supérieur et me montrer ta sincérité, ensuite je prétendrai y réfléchir, puis tu tenteras à nouveau de me persuader… Et alors, je finirai par me rendre… C’est comme ça qu’on doit faire !

De plus, comment veux-tu que je garde la face devant nos deux armées si tu te comportes de cette manière ! Tu ne peux pas me traiter comme un chien et espérer que je me rendre, tu sais ? C’est tout simplement absurde !

Wu Kuangyun ne comprenait rien à toutes ses subtilités… Il tendit simplement l’oreille et demanda à haut voix : « Qu’est ce que tu dis ? Répète, et plus fort, cette fois ! »

Son comportement irrita Long Ao au plus haut point, mais il ne s’emporta pas contre son interlocuteur. Il serra juste les dents pour se retenir. « Wu Kuangyun, tu es venu pour me persuader de me rendre, pas vrai ? Tu devrais au moins faire preuve de bonne foi. »

Wu Kuangyun comprit soudainement de quoi il retournait, aussi répondit-il à voix basse : « Tu veux dire que… ? »

Long Ao fut un peu heureux de voir qu’une occasion se présentait enfin. « Je veux dire que tu devrais me donner quelques conditions… » Murmura-t-il.

« Comme quoi ? » Demanda son interlocuteur en lui faisant un clin d’oeil.

Long Ao répondit, toujours aussi bas : « Comme par exemple… Tu peux me promettre de faire de mon un Grand Général… Et de m’anoblir plus tard. Ensuite… Dis-moi comment organiser mes subordonnés ? Comment je recevrai les récompenses… »

« Tu te rends et tu souhaites tout de même devenir un Grand Général ? » S’écria bruyamment Wu Kuangyun en fixant son interlocuteur d’un air dérouté. Il avait crié si fort que bien des soldats l’entendirent.

Long Ao devint anxieux et commença à transpirer à grosses gouttes, « Ouhla, calme-toi papa. Tu ne peux pas parler à voix basse… »

« OH PUTAIN ! » Hurla Wu Kuangyun. « Ce n’est pas parce que tu as hâte de te rendre que tu devrais aller jusqu’à m’appeler papa, ok ? »

Long Ao le fixa d’un regard noir…

« Pourquoi me fixes-tu comme ça ? C’est toi qui viens de m’appeler papa à l’instant, pas vrai ? Hein ? » S’exclama Wu Kuangyun d’un air prétentieux, comme s’il cherchait à faire scandale.

« Wu Kuangyun ! » Rugit Long Ao, le visage cramoisi de colère. Même ses yeux étaient injectés de sang.

« Pourquoi cries-tu ? » Hurla Wu Kuangyun, plus fort encore. « Bah quoi ? Tu viens de m’appeler papa il y a une seconde, et maintenant tu veux le nier ? Long Ao, oses-tu jurer sur tes ancêtres de ne pas m’avoir appelé papa ? Vas-y, jure-le maintenant ! Allez, sur-le-champ ! Jure que tu ne m’as pas appelé papa ! Vas-y ! Jure-le maintenant ! »

Long Ao tremblait de colère de la tête aux pieds. Il fixa Wu Kuangyun de rage, comme s’il voulait lui arracher les membres de son seul regard. Cependant, il n’osa pas jurer… C’était une époque où les gens accordaient bien plus d’importance à la piété filiale. Effectivement, il l’avait appelé papa, mais pas dans ce sens… Il ne pouvait cependant pas se résoudre à jurer sur ses ancêtres.

« Putain ! Ça veut devenir un Grand Général, ça veut être anobli… Et il veut même être récompensé ! Bordel… ! » Rugit Wu Kuangyun. « Je vais te dire un truc, Long Ao… M’appeler papa ne sert à rien ! Agenouille-toi et rends-toi sur-le-champ, ou je vais te tuer ! Et dire que tu voulais négocier les conditions avec moi… T’es devenu cinglé ou quoi ? »

Long Ao était si enragé qu’il avait l’impression que sa poitrine allait exploser. Il hurla et cracha une gorgée de sang.

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6 thoughts on “DNC Chapitre 412

  1. Merci pour le chapitre, c’est dommage qu’on puisse pas comprendre toutes les subtilités en chinois (merci de les traduire) 🙂

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