LDO : Chapitre 10 BONUS

LDO : Chapitre 9
LDO : Chapitre 11

Et pour votre grand plaisir (ou pas pour ceux qui ne suivent pas la série !), voici un chapitre bonus du Destin d’Osumba !

Vous pouvez remercier Philippe, mon “premier donateur LDO”.
Vous pouvez énormément remercier Bilal aussi, qui m’a laissé un message en or, t’es mon héros mec !
Je cite :
“Salut , c’est mon premier don. J’avais le choix entre le survêtement de manchester city et celui du PSG mais bon finalement je préfère les aventures d’Osumba .” (Bon, j’ai coupé un peu les mercis…)

J’ai lu ça, t’as fait ma soirée.


 

010     Des problèmes en perspective

 

 

 

– Il s’agit là d’une personne très forte, mais qui a envie de tuer quelqu’un ?

Oui. Ou tout du moins, elle est très énervée après quelqu’un en ce moment-même. Je te déconseille d’intervenir.

– La dernière fois que tu m’as déconseillé d’aller voir, je me suis retrouvé dans de beaux draps. Alors cette fois, je vais t’écouter et me tenir loin de cette foule. Je n’ai pas envie d’attirer l’attention et de me faire blesser, ou tuer.

Tu t’assagis, mon garçon. Maintenant, cultiv…

– Mais par contre, je suis curieux. Je voudrais bien savoir ce qu’il se passe par là-bas, malgré tout… Je sais ! Je vais monter sur le toit, et observer de là.

Osumba ! Tu n’as donc rien appris ! Et s’il te voit, toi et ta couleur inhabituelle, au loin, et qu’il décide de s’en prendre à toi ?!

– Oooh, tu t’en fais pour rien, du calme, du calme… Détends-toi, ça va aller. Si tu avais encore un corps, je t’aurais bien proposé une infusion de plantes pour te relaxer…

T… Tu te moques de moi ?

– Mais non !

Je ne me moquais absolument pas. S’il avait eu un corps, je lui aurais préparé une infusion comme savait les faire ma grand-mère. Mais puisqu’il vivait dans mon dantian, c’était loupé pour ça. Même si j’en buvais une moi-même, ça ne lui ferait aucun effet, et moi, moi… Je n’avais pas besoin de me calmer.

Lui par contre, pour un type de plusieurs centaines d’années, je le trouvais bien nerveux et agité. Il s’excitait vraiment trop facilement, il avait toujours des leçons à prendre, c’était sûr. Mais je ne pouvais pas lui dire ça, il se serait vexé, et je ne voulais pas d’un vieillard vexé dans mon ventre. J’avais peur pour mon transit.

– Quoi qu’il en soit, je suis assez grand pour décider ce que je dois faire.

…Si tu le dis…

Et voilà, il était vexé. Bravo, hein. Bon, puisque c’était le cas, j’avais autant aller au bout de ce que je voulais faire, maintenant. Sortant de chez moi, je longeai rapidement le mur et escaladai la façade qui était la plus basse en m’aidant des rebords de fenêtres. Je me rattrapai de justesse en m’accrochant à une tuile alors que j’étais sur le point de tomber, et me hissai sur mon toit. J’étais à plusieurs mètres de hauteur, et je tentai de voir ce qui se passait en direction de la foule.

La main sur le front pour masquer la lumière du soleil, je scrutai vers la foule rassemblée plus loin. Je pus voir un rassemblement de personnes de façon plus évidente, mais je ne pouvais pas distinguer ce qu’il y avait au milieu. La distance faisait que je n’étais pas assez haut pour bien avoir conscience du cœur des évènements.

– Il faut que je monte plus haut…

J’observai autour de moi, mais j’étais déjà au sommet de mon propre toit. Ma maison était située sur une légère pente, et il n’y avait guère de maison plus haute que ça.

– Hmmm… Il y a bien cette tour…

Cette tour ? Osumba, tu parles de la tour des chauves-souris ? Tu ne te rappelles pas de ce qu’il s’est passé la dernière fois que tu as regardé en bas ?

– C’est du passé. Depuis, j’ai appris à surmonter tout ça, j’ai même volé sur le dos d’un monstre, haut dans le ciel. Je ne crains plus tout ça. D’ailleurs, un guerrier adulte n’a pas à craindre quoi que ce soit.

Tu es ridicule, tu le sais ?

– Non, je ne le sais pas parce que ce n’est pas vrai !

Il ne m’avait pas répondu, aussi fis-je de même. Sautant en bas de mon toit – et je me rendis d’ailleurs compte qu’il était étonnamment facile de bondir au bas d’un mur de plus de quatre mètres sans me faire mal aux pieds – je fis le tour de la maison et courus vers la tour où était garée ma fidèle monture.

De la même façon que précédemment, je montai tout en haut, et m’approchai d’une fenêtre afin de pouvoir observer ce qui se passait en bas depuis un point de vue imprenable.

Je plissai les yeux, tendit l’oreille… Mais j’étais à une centaine de mètres du sol, et je ne comprenais rien à ce que je voyais en bas ! C’était une foule de fourmis, et le léger brouhaha qui montait jusque-là était totalement incompréhensible ! Mais quelle idée j’avais eue !

Essoufflé, éreinté, je n’en pouvais plus et ne pas pouvoir satisfaire ma curiosité de façon sûre sans avoir à m’approcher et me mettre en danger n’avait pas aidé mon moral. N’ayant plus rien à faire en haut de la tour aux chauves-souris, je me mis à redescendre lentement, la tête baissée et le cœur lourd, en trainant des pieds.

J’arrivais déjà à mi-hauteur, quand…

Mon regard fut irrésistiblement attiré par la petite fenêtre à côté de moi. Elle donnait directement sur une autre tour, plus petite, et d’un point de vue plus proche de ce rassemblement qui m’intéressait.

– Hmmm…

Non. Non, non, non, tu ne penses pas à ce que je pense ? Retourne cultiver, nom d’un petit cultivateur !

– Oh, ça va. Je ne risque rien si je ne m’approche pas d’eux, non ? Je veux voir ! Je veux !

Tu es vraiment un gamin. Ne viens pas pleurer quand tu auras des problèmes.

– Et pourquoi est-ce que je devrais avoir des problèmes ? Je ne compte pas m’approcher d’eux, ou de cette aura dangereuse. Je veux juste savoir ce qu’il se passe là-bas. Après tout, c’est tout près de chez moi, je ne veux pas être impliqué dans quelque chose qui ne me concerne pas. Je vais aller voir cette petite tour, de là j’aurai une vue parfaite.

Est-ce qu’il est encore utile que j’insiste ? …

– Non. J’y vais. Je n’ai pas peur.

 

*

 

Arrivé devant la tour en question, je me retournai pour apercevoir le rassemblement de personnes toujours dense. Il se passait quelque chose et je ne savais pas quoi. Pourquoi est-ce que ça me travaillait autant ? Je ne pouvais pas le dire, mais quelque chose m’attirait dans cette puissance inconnue. Ma curiosité devait être assouvie à tout prix.

Je levai les yeux vers la tour et sa grande porte d’entrée, que je m’empressai de pousser. Elle s’ouvrit dans un grincement lourd en soulevant un nuage de poussière, et la lumière extérieure emplit la pièce un peu trop sombre, les rais lumineux perçant à travers les retombées de fumée poussiéreuse.

Je voulais initialement monter en haut par un escalier sans doute présent à l’intérieur ; mais une fois dans le bâtiment, je fus pris d’une sensation étrange. Comme si des milliers d’yeux me regardaient depuis la pénombre, et attendaient quelque chose de moi. Très rapidement, mon envie de monter pour voir ce qui se passait dehors fut écrasée et dominée par l’envie d’explorer les lieux et de comprendre ce qu’il s’y passait.

Je me sentais observé, mais pas mal à l’aise. Scruté, mais pas surveillé. J’avais l’impression qu’il s’agissait d’autant de regards curieux, comme si des milliers d’esprits m’avaient vu entrer et se demandaient ce que je faisais là. Après tout, si c’était le cas, je pouvais comprendre, ils ne devaient pas avoir l’habitude de voir un Ethiopien entrer dans leur tour.

Mais qu’est-ce que je racontais ? Des esprits ? Mon imagination commençait à nouveau à se promener dans des contrées lointaines et était en train de m’emmener avec elle.

Secouant la tête, je repris mes esprits, laissant échapper un long soupir, résigné et décidé à la fois. Mes yeux s’habituaient à l’obscurité et je pus voir dans la grande pièce des lignes creusées dans le sol, formant un rond gigantesque gravé de caractères inconnus à mes yeux.

– Mais qu’est-ce que c’est que cet endroit ? Tout ça m’a l’air tellement bizzare…

Osumba… Prends garde. Je connais cette formation, ce cercle… Et je ne le maîtrise pas du tout. Tout ce que je sais, c’est qu’il est lié au Bagua du Taiji, et…

À peine avais-je entendu ce nom que par réflexe, je libérai ladite technique, en un tourbillon qui m’entoura rapidement. Les ténèbres présentes dans la tour, qui ne possédait pas de fenêtre, furent attirées à moi alors que des caractères sortaient du tourbillon au sol, et que le pilier du Paradis se formait devant moi.

Non ! Arrête ! Mais qu’est-ce que tu fais ?!

Il avait beau me demander ça, je n’en savais rien. J’avais… envie de voir ce que ça faisait, je crois. Après tout, il m’avait dit qu’il ne connaissait pas bien cette formation, alors j’allais l’aider à découvrir de quoi il retournait. Pour une fois que je pouvais lui rendre tout ce qu’il m’avait appris… Ce soir-là, il se coucherait moins idiot.

Ma technique, le tourbillon et le pilier du Paradis explosèrent sans que je ne puisse rien y faire, et le cercle gravé au sol s’illumina d’une lumière sombre et violacée, et tous les caractères inconnus gravés dans le sillon firent de même.

Soudain, un cri retentit derrière moi.

– Qu’est-ce qu’il se passe, ici ?! Comment cette porte peut-elle être ouverte ?! Qui est là ?!

Me tenant au centre du cercle, je le sentais, dans mon dos. C’était le doyen, Wang Wei, qui venait d’arriver dans la tour. D’après ce qu’il disait, elle n’aurait pas dû être ouverte ? Eh bien, trop tard, j’en était légèrement désolé, mais je l’avais ouverte sans savoir que c’était interdit. Alors il ne pouvait pas trop m’en vouloir.

– Toi… Osumba ?! Tu as ouvert la porte ?!

Je m’étais retourné vers lui, impuissant et de toute façon peu concerné par ce qu’il disait. Je ne pouvais pas être tenu responsable d’une erreur quand on ne m’avait pas expliqué les règles. En tout cas, je l’espérais de tout cœur… Je me rappelais bien que pour lui, la vie et la mort n’étaient que deux concepts lointains et sans importance.

– Oui, j’ai ouvert la porte. Mais… Je ne savais pas q…

– Comment as-tu fait ? Cette porte est scellée depuis des centaines d’années, sans doute même des milliers ! Personne n’a jamais vu l’intérieur de cette tour… Et qu’est-ce que c’est, cette lumière ?

Là, il m’avait pris au dépourvu. Personne n’avait… ? Mais alors comment avais-je pu, aussi facilement… ? Et puis, cette lumière, même moi, j’ignorais de quoi il s’agissait. Simplement, je savais que…

– Ma technique a activé tout ça… Je ne savais pas. Je voulais juste rendre service…

Je voulus m’approcher de la sortie, mais je ne pouvais pas faire un pas. J’étais comme lié par des énergies incroyables qui me tenaient en place, là où je me trouvais. Et soudain…

Soudain, je me sentis presque intégralement vidé de mon Qi dans une explosion tonitruante. Les murs et le sol tremblèrent et alors que le sol sous mes pieds tenait bon, les murs craquèrent et se fissurèrent, le plafond commença à s’effondrer et… C’était moi qui avait fait ça ?!

J’étais en train de détruire une tour qui avait apparemment des centaines ou des milliers d’années, juste parce que j’avais fait une bêtise ? Jetant un coup d’œil vers Wang Wei, je me rendis compte qu’il cherchait à s’approcher de moi, le regard froid mais protecteur. Il voulait venir me chercher alors que je sentais qu’il étendait une pression spirituelle tout autour de moi, au-dessus de ma tête, afin de me protéger des débris qui menaçaient de me tomber dessus.

Mais il ne parvenait pas à progresser, il restait bloqué à l’extérieur du cercle, comme si celui-ci l’empêchait complètement de passer et qu’il était bien plus puissant que le doyen. Au bout de quelques secondes, il serra les dents, visiblement de plus en plus éreinté.

La tour s’effondra totalement ; il ne resta bientôt plus que des ruines éparses et le cercle au sol se fissurait également petit à petit. Une large fissure le traversait déjà de part en part et tout à coup, alors que je pensais que tout ça allait se terminer avec la destruction de cette formation, une onde de choc noire se dégagea de celle-ci et partit à une vitesse incroyable pour se propager à travers la Ligue. Je ne savais pas jusqu’où elle allait se répercuter, mais elle partait très, très rapidement, ça, c’était certain.

Wang Wei se fit traverser en un instant, incapable de résister, et fut propulsé en arrière comme projeté par un effet de souffle. Plus loin, je pouvais voir la foule, tous tournés vers la tour effondrée et apparemment discutant entre eux, subir le même traitement. Ils se retrouvèrent tous au sol en l’espace d’une seconde.

À ce moment, tout se calma, et la ruine de la formation cessa d’émettre toute lumière et de dégager toute énergie. Je pus enfin bouger comme je le voulais, et absolument certain que j’allais me faire punir très, très sévèrement – voire pire – parce que j’avais détruit cette tour, activé cette formation, et renversé le doyen ainsi que tous ces disciples par là-bas, je pris mes jambes à mon cou avant qu’il ne se relève, sans même prendre la peine de lui jeter le moindre regard.

Osumba… Qu’est-ce que tu as fait… Et maintenant ? Tu vas faire quoi, maintenant que tu as encore fait des tiennes ?

– Je vais fuir ! Pas le choix, awawawawawawawa !

Je courus le plus rapidement possible vers la grande tour aux chauves-souris et grimpai les escaliers quatre à quatre, pris d’une frénésie et empli d’une énergie que je soupçonnais être celle du désespoir. Arrivé en haut, mon cœur battait à toute allure, ma poitrine était complètement déchirée, j’avais l’impression que mes poumons allaient se faire la malle à travers ma cage thoracique, et les mains sur les cuisses, j’entendais ma respiration rauque tenir compagnie au filet de bave qui coulait le long de mon menton.

Je détachais le harnais de ma fidèle chauve-souris afin de m’enfuir avec. Cent mètres plus bas, je vis Wang Wei entrer dans la tour à ma poursuite, filant comme une ombre. La masse sombre de disciples qui s’étaient fait renversés commençait aussi à bouger en se relevant, ils étaient décidément restés sonnés un bout de temps.

Mais je n’avais pas vraiment de temps à perdre à observer leurs réactions. Je ne pouvais même pas me permettre de réfléchie à un moyen de m’expliquer. J’avais complètement rasé une tour millénaire, dans laquelle personne n’était entré depuis tout ce temps, et tout ça pour quoi ? Pour rien. Même pas pour m’être utile. Même pas pour être utile à Zhou XueFang, qui au final, n’avait rien appris de plus sur cette formation spéciale.

Wang Wei voulait me tuer, c’était sûr et certain. Et comme je supposais qu’il avait déjà dû tenter de le faire par le biais du poison qu’il m’avait fait ingurgiter et qu’il avait constaté que je ne m’en portais pas plus mal, j’avais en toute probabilité attisé sa fureur et il voulait désormais me déchiqueter en morceaux sans me laisser la moindre occasion de m’expliquer.

Sautant sur le dos de ma monture adorée, d’un seul coup, le vide ne me paraissait plus aussi cauchemardesque. Peu importait la hauteur, peu importait ma sangle mal attachée, il fallait juste que je file. Et je savais exactement où aller. Un endroit dont la Ligue ignorait l’existence parce que les Repoussants gardaient l’information pour eux, un endroit où j’espérais pouvoir piller des trésors qui me permettraient de devenir plus fort… Les ruines du temple.

Mon destrier volant à la vitesse la plus rapide qu’il pouvait se permettre, je plongeai droit vers les montagnes, tout en prenant des tours et des détours afin de tenter de brouiller les pistes. De toute façon, mon fidèle ami le vieux que j’aurais une fois de plus dû écouter au moins à trois reprises durant les deux dernières heures me guidait.

Il n’avait finalement pas si mal pris le fait que je n’en faisais qu’à ma tête, encore une fois. Après tout, s’il se mettait à refuser de m’aider et qu’il m’arrivait malheur, c’en serait fini de lui aussi. En tout cas, je le supposais, et j’étais sûr que c’était également ce qu’il supposait.

– On arrive… Je crois qu’il n’y a personne derrière nous.

Je ne pense pas non plus. Mais Osumba, maintenant que nous sommes plus ou moins en sécurité, il faut tout de même que je te dise quelque chose…

– Oui ? Parle sans crainte. Tu es toujours de bon conseil, même si je ne t’écoute absolument jamais.

…Euh, certes. Je ne peux pas te contredire sur ces deux points. Ecoute, mon garçon… Du peu d’études que j’ai réalisées sur ce genre de formation, je suis presque certain… Disons, à 75%, qu’il s’agit d’une structure d’amplification de Qi, et qu’elle est liée au Bagua du Taiji.

– Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

Tout en lui posant la question, j’avais légèrement camouflé ma monture derrière le temple, et je m’engageais à l’intérieur.

Je me demandais aussi pourquoi une technique si rare et puissante se trouvait là, perdue sur le continent d’Irus, où les choses réellement puissantes et terrifiantes se comptent sur les doigts d’une main. En réalité, il semble que cette tour était déjà là lorsque la Ligue a été bâtie ici, et il est fort probable que les premiers membres fondateurs aient trouvés ce livre en son sein.

– Ils ont trouvé le livre dans la tour ? Mais je croyais que ça faisait des milliers d’années que…

Il me coupa la parole.

La Ligue est ancienne. Bien plus que tu ne l’imagines. Je suis prêt à parier que les premiers membres maîtrisaient le Bagua du Taiji, et avaient sans doute accès à cette tour, afin d’utiliser cette formation d’amplification datant des temps anciens.

– Mais lorsque je l’ai moi-même utilisée, tout a explosé…

Toi, tu ne maîtrises rien. Tu ne sais pas canaliser ta puissance, tu ne sais pas limiter ton Qi, je l’ai vu, la formation a presque tout absorbé, elle a drainé ton dantian sans que tu ne réagisses. Il va falloir que tu apprennes à faire ce genre de choses, à l’avenir…

– Oh. D’accord. Mais maintenant que nous sommes en sécurité ici, parce que je doute qu’il n’arrive à nous retrouver avant un certain nombre de jours de recherche dans la montagne, on va attendre de pouvoir descendre. Je veux ces trésors. Tu as dit toi-même qu’ils étaient dignes d’intérêt.

Ils le sont. Et en effet, si personne ne nous a suivi… Mais il reste Kong Jia et ses Repoussants. Si l’un d’eux guide Wang Wei jusqu’ici, ce sera la fin.

– …

 

*

 

Je me mis à cultiver, parce que c’était tout ce qui me restait à faire. Alors que le Qi de la pierre que j’avais avalée plus tôt tourbillonnait toujours dans mon corps en se dirigeant lentement vers mon dantian, mes os, mes muscles et mes organes se renforçaient petit à petit afin d’être capables de supporter, un jour prochain, l’ouverture de la troisième Porte Terrestre.

Et le temps passa ainsi. Comme je m’y attendais, Wang Wei ne pointa pas son nez. Par contre, Kong Jia, lui, arriva une dizaine de minutes avant que la trappe du sous-sol ne se rouvre. Il me trouva là, assis en tailleur au milieu du hall, les yeux fermés. Je l’avais senti arriver, et j’avais senti sa surprise. Son choc, même.

En ouvrant les yeux, je me rendis compte qu’il avait l’air sidéré. Il ne s’attendait pas à me voir là.

– Ah, salut, Kong Jia.

Je joignis mes mains comme j’avais déjà vu nombre de personnes le faire pour se saluer.

– Mais q… Qu’est-ce que tu fais là ?!

Comment ça, qu’est-ce que je faisais là ?

– Ben, là, j’attends que tu entres dans les sous-sol pour t’y suivre un jour plus tard… Je n’ai que ça à faire actuellement, parce que je…

– Ce n’est pas ce que je veux dire ! Tout le monde croit que tu as fui les montagnes, et même cette partie du continent ! Wang Wei est fou de rage, et près de deux cent disciples également. Certains sont désespérés, d’autres ont déjà tenté de se donner la mort !

Il disait quoi, lui ?

– Pardon ? Et pourquoi me dis-tu ça ? Je comprends que Wang Wei soit fou de rage, je le comprends très bien. Mais les disciples suicidaires ? Je pense que ça n’a rien à voir avec moi. Ou alors… Parce que je les ai renversés sans le vouloir ? C’est ça ? Si c’est le cas, je les trouve bien bêtes. On ne se donne pas la mort parce qu’on est tombé par terre !

Kong Jia me regardait avec un air complètement perdu.

– Tu te moques de moi, ou tu es vraiment ignorant ?

– Ignorant de quoi ?

Je levai les sourcils, incapable de cacher mon étonnement. Je ne voyais vraiment pas ce que je pouvais ignorer. J’étais sur place et j’avais vu ce que j’avais fait de mes yeux. J’avais tout détruit et je m’étais enfui. Rien que ça.

– Bougre d’idiot, hahahaha !

Il se tenait les côtes, autant qu’il le pouvait de son corps meurtri et diminué, et riait de moi. Pourquoi est-ce qu’il riait ? Dans mon cœur, je le traitais d’enfoiré, mais ma bouche ne pouvait pas, parce qu’il était quand même bien plus fort que moi. Alors je me contentai de lui demander :

– Pourquoi est-ce que tu ris ? Mm, c’est pas bon hein. Il faut pas se moquer de moi. Tu te moques, là !

Il cessa avec grand mal, et reprit, d’un air pas très sérieux, mais tout de même suffisamment pour que me rende compte qu’il ne plaisantait pas.

– Tu n’es vraiment pas au courant de ce que tu as fait ?

– Puisque je te le dis…

– J’ai vu ce que tu as fait… J’étais hors de portée de ton onde de choc, mais suffisamment près pour me rendre compte du résultat… Et je t’assure que c’est bien toi qui as fait ça.

– Mais fait QUOI ?!

– Mon ami, notre doyen est maintenant…

Alors qu’il était en train de vouloir m’expliquer ce qui se passait, un cri retentit à l’extérieur. Un cri aigu, bestial.

– Il se passe quoi, dehors ?

Je me demandais ce qui se passait, parce que personne n’était supposé arriver. Et si… Non, pas lui, quand même ?

Le doyen entra en catastrophe dans les ruines en hurlant.

– Raaaaaah !

Il avait retrouvé ma trace…

– OSUMBA ! TOI !

Mais…

Ce Wang Wei… Il fulminait, il soufflait, les yeux injectés de sang, et il était aussi noir de peau que moi.

 


 

Comme vous l’avez constaté, le choix mystère l’a emporté, bien que de peu !

47 personnes ont choisi d’emprunter la voie de l’inconnu et de chambouler les choses.

39 personnes avaient décidé de rester à la maison et de cultiver en paix, la voie de la sagesse.

21 personnes avaient quand même choisi d’aller voir ce qu’il se passait sur la place.

 

S’il avait choisi de rester chez lui, il aurait simplement cultivé pendant deux jours, et n’aurait jamais appris ce qu’il se passait dehors.
S’il avait choisi d’aller voir ce qu’il se tramait, il aurait fini par se faire battre violemment, et rester alité pendant plusieurs semaines. Louper les ruines, louper la sortie avec Ren Fen. Mais fait la rencontre de quelqu’un de très particulier, qu’il ne rencontrera pas du coup. En tout cas pas dans ces conditions. C’est une solution qui lui aurait été rentable à plus long terme, même si ça l’avait saigné dans l’immédiat… On ne le saura donc jamais 😉

 


 

Concernant le vote d’aujourd’hui, voici ce que je propose :

 

Sorry, there are no polls available at the moment.

 

Vous avez jusqu’au lundi 1er octobre pour voter, 23h pétantes ! N’oubliez pas de vous connecter pour ça !

Raka

Mélange satyrique de Daria et Docteur House, élevé à grands coups de Fluide Glacial pendant un peu trop longtemps, le cynisme n'est égalé que par l'excès d'humour noir et de sarcasme quotidien dont je fais preuve.
Mais on s'en fout, pas vrai ?
Raka

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14 Commentaires

  1. Shirosuu

    Il m’a tué mdr bravo osumba!! Et merci pour le chapitre

    Répondre
    1. Shirosuu

      Maintenant que j’y pense être noir pour les assassinats c’est vachement pratique

      Répondre
  2. TesaYuuTesaYuu

    Merci pour le chapitre
    Le doyen noir m’a bien fait rire XD

    Répondre
  3. hollowrebel

    merci pour le chapitre

    Répondre
  4. Storm

    Merci Rlaaaaaaaaakaaaaa

    Répondre
  5. Storm

    Merci Rlaaaaaaaaakaaa

    Répondre
  6. Storm

    Rlaaaaaaalaaaa (trop bien l’histoire 3 com c’est pas assez)

    Répondre
  7. Danicool

    Merci Raka, Bilal et Philippe pour ce chapitre d’Osumba ! 🙂

    Répondre
  8. Higanbana

    Merci pour ce chapitre

    Cette situation m’a tué…

    Répondre
  9. neodaoistneodaoist

    merci pour le chapitre.

    Répondre
  10. Aximili

    Merci pour le chapitre !

    Répondre
  11. gutsguts

    Merci pour ce chapitre

    Répondre
  12. Gajeel

    Merci pr le chapitre. Par contre, tu aurai pas un moyen de laisser les choix possible même après la fin du vote ? J’ai raté le vote et je peut même pas voir quels choix on avait.

    Répondre
  13. Delwin

    Hahaha je me bidonne tellement devant les réactions d’Osuma ! Je m’attendais pas à ce que ce doyen devienne noir, épique ! Merci pour le chapitre ^^

    Répondre

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