DNC Chapitre 374
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Désolé pour hier soir, je me suis fait attraper par les voisins pour un apéro qui a fini tard… x)

Voilà le DNC de la veille, et je vais me mettre sur OG rapidos !

Bonne lecture !

 

 

Chapitre 375 – Que faire ?

 

« Le Hall des Cavaliers Dorés pourchasse le Roi des Enfers Chu avec l’ensemble de leurs forces armées… Hahaha… » Tie Longchen était ravi. « D’après certaines informations… Le Roi des Enfers Chu aurait pillé la trésorerie de Diwu Qingrou, dont les pertes ont été désastreuses au point qu’il en soit fou de rage. Il a donc déployé tous les membres du Hall des Cavaliers Dorés à sa recherche et apparemment… Il coordonne leurs efforts avec tous les officiers de haut rang de l’armée pour le capturer et l’amener devant la justice. »

Il se mit à rire. « Mais notre Roi des Enfers Chu est assis là avec nous, sain et sauf ! Diwu Qingrou a été dupé… »

Tie Butian frémit tandis qu’il se mit à pâlir.

Wu Qianqian, elle, serra fortement ses poings.

Cependant, les généraux et les conseillers éclatèrent de rire comme s’ils avaient entendu une bonne blague. Ils étaient fous de goïs.

Wu Qianqian avait manifestement beaucoup progressé sous la tutelle de Chu Yang. Il lui avait tout appris que ça soit la politique, les stratégies militaires, les conspirations… Il s’était servi d’exemples pratiques pour lui expliquer. Une fois qu’elle commença à progresser, il la laissa se débrouiller, puis il partit pour le Grand Zhao.

Il l’avait laissée s’occuper de tout ça seule.

La jeune femme appliqua parfaitement ses mesures, et elle se servit de sa délicatesse et de sa sensibilité féminine pour accomplir ses tâches à la perfection.

Par conséquent, les membres du Pavillon Butian commencèrent à admirer leur Ministre Chu davantage encore. Tie Butian en vint même à penser qu’elle n’était en rien inférieure à Chu Yang.

Depuis son arrivée à la frontière Sud, Tie Butian avait pris en main la supervision de la situation générale, tandis que son oncle s’occupait des forces armées. Le Pavillon Butian se retrouva donc à devoir gérer l’élimination des traîtres et tout ce qui avait attrait à l’espionnage, et ce sous la direction de Wu Qianqian. Le vieux général et son escouade de vieux briscards avaient été sidérés par ses idées, ses plans savamment calculés et sa purge brutale. Ils étaient forcés d’admettre que le Roi des Enfers Chu était à l’apogée de sa puissance.

Personne ne doutait qu’elle était bien le vrai Roi des Enfers Chu.

C’est pour cette raison que Tie Longchen ne pouvait s’empêcher de rire aux éclats en apprenant que Diwu Qingrou avait organisé une chasse à l’homme à travers tout le pays pour mettre la main sur le Roi des Enfers.

Il était certain que le Premier Ministre avait été dupé car, après tout, le vrai Roi des Enfers Chu était assis à côté de lui.

C’était une excellente nouvelle pour le vieux général. Son ravissement et sa capacité à se réjouir du malheur des autres étaient indescriptibles…

Qui peut rouler Diwu Qingrou de la sorte ?

« Que pensez-vous de tout ça, Roi des Enfers Chu ? » Demanda Tie Longchen à Wu Qianqian, un grand sourire taquin aux lèvres.

« C’est difficile à dire… » La jeune femme était perturbée, toute inquiète qu’elle était pour Chu Yang.

Le général avait essayé de lui parler depuis son arrivée, et il lui avait de nombreuses fois dit qu’il devrait tenir sa promesse. (NdT Il = Roi des Enfers Chu)

Les dieux seuls savent quel genre de promesse Chu Yang a pu lui faire.

La demoiselle lui avait toujours répondu avec des reniflements ou des ricanements, afin de ne pas se mouiller. Cependant, plus elle répondait sans enthousiasme, et plus le général était ravi. Un jour, elle utilisa une approche indirecte et apprit que le Fourbe lui avait promis de lui donner une arme divine.

Personne d’autre n’était au courant, à part le jeune homme. Cela dit, Wu Qianqian savait qu’il n’agissait pas sans raison, aussi ne pouvait-elle croire qu’il lui réellement promis une chose pareille.

Ainsi, elle refusa de tenir cette promesse. Tie Longchen était furieux, mais il ne pouvait pas contrarier le Roi des Enfers Chu. En fait, sa fermeté l’interloqua, et il n’eut d’autre choix que d’oublier tout ça en s’enivrant bien des soirs jusqu’à rouler sous la table.

La jeune femme ne céda pas, et ils devinrent ennemis jurés.

La demoiselle était forte, mais elle restait cependant invisible aux yeux des officiers de haut rang de l’armée, car Tie Longchen exerçait une autorité absolue sur eux !

Il était considéré comme était la personne la plus puissante au sein de l’armée, et que personne à part l’Empereur n’avait plus d’autorité que lui dans le pays !

Les officiers de haut rang et les généraux n’osaient pas discuter ses ordres ; ils le craignaient même tellement qu’ils souillaient leurs pantalons quand il les fixait. Même Wu Kuangyun – un des dix meilleurs généraux du continent – s’était fait sévèrement punir après s’être fait attraper par le vieux général il y a quelques jours de ça…

Le Roi des Enfers Chu n’était cependant pas en reste, bien qu’il soit enveloppé de mystères. Son aura autoritaire le rendait aussi puissant que Tie Longchen, et c’est pourquoi il parvenait à conserver son calme lorsque ce dernier frappait la table de rage.

Quelle personne ordinaire pourrait en faire de même ?

« Pourquoi est-ce difficile à dire ? » Demanda le vieux général.

« Parce que vous n’avez pas révélé tous les détails de cette histoire… Par exemple… Est-ce que Diwu Qingrou a capturé ou non ce soi-disant Roi des Enfers Chu ? Où en sont les troupes du Hall des Cavaliers Dorés envoyés le capturer ? Est-ce que ces derniers ont subi des pertes par la faute de cet imitateur ? »

Wu Qianqian renifla. « Vous n’avez pas divulgué ces détails et pourtant… Vous attendez de moi que je vous donne mon avis ? »

Tie Butian intervint en sa faveur : « En effet ! Que se passe-t-il, Second Oncle ? Vous n’avez rien expliqué clairement ; n’êtes-vous pas embarrassé ? »

Tie Longchen sentit que quelque chose n’allait pas. Est-il possible que cette histoire ne soit pas drôle, en fait ? Pourquoi ces deux-là n’ont même pas souri ?

Il toussa et commença narrer l’histoire ; l’empereur et la jeune femme se redressèrent et l’écoutèrent avec une rare intensité.

L’empereur pâlit en apprenant que ce Roi des Enfers Chu avait été mortellement blessé, et qu’il fuyait vers le Nuage de Fer avec le Hall des Cavaliers Dorés aux trousses. La jeune femme, elle, trembla des pieds à la tête, les poings serrés sous ses manches.

D’habitude, Tie Butian conservait une expression de marbre, comme s’il revêtait un masque de fer spécial. Cependant, en écoutant son oncle, il laissa paraître son trouble en devenant absolument livide.

Il ne parvint pas à dormir ce soir-là. Comme il était dans tous ses états, il passa la nuit entière à faire les cent pas dans sa tente.

Tout à coup, la grosse voix de son garde du corps impérial retentit à l’extérieur : « Qui va là ? … Oh, c’est vous, Ministre… »

Wu Qianqian entra dans la tête, vêtue d’une robe noire.

Elle ne s’embarrassa pas de protocole et demanda précipitamment : « Votre Majesté, qu’avez-vous l’intention de faire à propos de ce qui nous préoccupe ? » Auparavant, elle avait décidé de ne jamais se rendre seule dans la tente de l’empereur, quoi qu’il arrive, car elle se sentait étrangement menacée en sa présence. Par conséquent, elle avait toujours été sur ses gardes en sa présence.

Elle pensait au départ qu’il entretenait des ambitions déplacées à son égard, et elle craignait qu’il n’outrepasse ses droits. Cela étant, elle sentit plus tard que… ce Tie Butian pourrait lui voler quelque chose de très précieux…

C’était une sensation incroyable, et la demoiselle elle-même ignorait d’où elle lui venait et pour quelle raison. En fait, elle ignorait même pourquoi cette pensée lui avait traversé l’esprit… Elle ne savait même pas ce qu’elle craignait de perdre…

Cependant, elle n’arrivait pas à trouver le repos à cause de la situation de Chu Yang, et c’est pourquoi elle était allée trouver Tie Butian, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. C’était toujours ce dernier qui venait à elle au Pavillon Butian.

« Que puis-je y faire ? » Renifla l’empereur.

« Pardon ? Que voulez-vous dire ? Pourquoi ne pouvez-vous rien y faire ? Tie Butian, vous êtes un monarque sournois… n’est-ce pas ? Vous êtes cruel et toxique. Chu Yang a tant fait pour vous, il a quasi accompli l’impossible pour vous, et qu’il soit en danger ne vous préoccupe pas le moins du monde ?! »

Elle était si furieuse qu’elle avait oublié qu’elle s’adressait à un empereur, et elle lui parlait sans faire preuve de la moindre politesse et en exprimant sa profonde déception.

« N’importe quoi ! Qui a dit que j’allais l’abandonner ? » Hurla Tie Butian, aussi agité qu’exaspéré. « Qu’est-ce qui vous a traversé le crâne toute la journée, foutue servante ? »

La jeune femme fut abasourdie : « Alors vous… »

Pourquoi sa voix est-elle aussi stridente ? Son ton est complètement différent aussi… C’est la première fois que je le vois aussi troublé…

« Je réfléchissais au meilleur moyen de ramener le Ministre Chu. » Le jeune empereur soupira. Il serra le poing droit et frappa férocement sa paume gauche avec. Il lui était difficile de parler, car il perdait patience bien qu’il fasse tout son possible pour se contrôler…

« Ramenez-le-nous ; vous devez immédiatement agir. » Dit la demoiselle, les yeux brillants.

« J’aimerais que ça soit aussi simple… » Tie Butian soupira. « Il y a six mille cinq cents kilomètres entre le Centre du Continent et notre position. Nous sommes à la frontière du Nuage de Fer, alors même après avoir traversé ces six milles cinq cents kilomètres… Il sera toujours en territoire ennemi. Le Grand Zhao a positionné six millions d’hommes de l’autre côté de la frontière. On ne peut pas la traverser. »

« Mais si Chu Yang utilise toutes ses forces pour arriver ici… Alors nous pourrons le sauver durant la dernière phrase de son escapade. » Dit-il d’un air impuissant.

Comment Chu Yang va-t-il traverser une telle distance seul ? Quand va-t-il arriver ? Il devra jouer à cache-cache avec le Grand Zhao tout entier, et l’ennemi peut facilement lui bloquer le passage puisqu’ils savent où il se rend. Comment va-t-il réussir à accomplir un périple aussi dangereux ?

Même un expert de niveau Roi de neuvième rang n’arriverait pas à passer de force ; il mourrait, sans aucun doute.

Même un expert de niveau Empereur perdrait la vie en fonçant droit jusqu’ici…

Wu Qianqian vacilla de désespoir, de déception et de haine. « Alors votre plan est que nous n’allons rien faire ? Nous allons juste l’attendre ? Vous pensez vraiment que ça soit possible ? Tie Butian… Vous n’avez pas de coeur ! Vous n’avez aucune intention de le sauver… »

« La ferme ! » Cria Tie Butian d’une voix aiguë, avant de se radoucir.

La demoiselle renifla et s’assit, sans se rendre compte qu’elle occupait le siège de l’empereur. Elle ne se leva pas pour autant, comme si elle lui disait : Je ne partirai pas tant que vous ne me donnerez pas de réponse…

Tie Butian bouillait d’impatience et réfléchissait au moindre détail de ce problème. Il fit les cent pas un temps, puis il finit par dire : « Si le Ministre Chu devait revenir… Alors il ne passerait pas par les zones urbaines. Il perdrait certainement la vie dans le cas contraire. Le seul moyen pour lui de s’échapper et de traverser la forêt montagneuse. »

« La forêt ? » Répondit Wu Qianqian, qui retrouvait espoir.

« Il y a un raccourci vers les Montagnes Qilang à travers la forêt montagneuse. Il va devoir entrer la ‘forêt aux mille couches’, une forêt qui s’étend sur mille cinq cents kilomètres. Une fois cela fait… Il tombera sur un col qui l’amènera vers la Cité Soleil. De là… Il peut foncer droit dans la Forêt Touche-Ciel en passant par le col de l’Étoile Doré. Il arrivera alors dans une zone marécageuse ; une fois qu’il l’aura traversé, il arrivera au Grand Mont Ba. Après ça, il devra entrer dans une zone immense de forêts montagneuses et traverser quatre mille kilomètres jusqu’aux Montagnes Enneigées, et passer les pics glacés… Jusqu’à ce qu’il finisse par traverser la chaîne de montagnes de la Neige de Jade. De là… Il pourra entrer dans la chaîne montagneuse de la secte Au-Delà des Cieux. C’est seulement à ce moment que nous pourrons l’aider ; avant ça, nous sommes impuissants. »

Tie Butian avait minutieusement réfléchi au problème et pensé aux moindres détails. Il avait trouvé la seule route possible à travers laquelle Chu Yang pourrait s’échapper.

Il était sûr que ce dernier choisirait cette route et de fait, le Fourbe avait choisi exactement la même. Une route de six mille cinq cents kilomètres sur laquelle il fuyait follement en se battant contre l’ennemi…

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7 thoughts on “DNC Chapitre 375

  1. Merci pour le chapitre.
    Il y a trop d’actions,mon cœur tressaute à chaque fois de peur pour CHU Yang

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