LDO : Chapitre 19
LDO : Chapitre 21

Chapitre 20     Une nouvelle façon de faire

 

 

– Les ténèbres sont quelque chose d’utile, certes. Je l’ai bien compris. Mais en l’état, je ne peux pas combattre correctement. Tout ce que je peux faire, c’est utiliser la lance de foudre, et elle ne fonctionne pas contre les ennemis plus puissants. Il faut que je devienne fort. Il faut que je puisse me battre par moi-même.

Et donc ? Quel est ton choix ?

– Apprends-moi à maîtriser la puissance du volcan, le magma qui détruit, qui brûle, qui anéantira mes ennemis.

Tu es sûr ? Tu n’as jamais parlé ainsi. Où est passé le jeune Osumba qui s’est promis de ne jamais faire de mal à quiconque, sauf pour se défendre ? Commences-tu enfin à t’endurcir ?

– …

J’y avais déjà pensé et il avait raison. Je m’étais raffermi et j’avais pris une décision. Je ne pouvais pas rester ce gamin naïf si je souhaitais dominer les pouvoirs qui me permettraient un jour de rentrer chez nous.

– Apprends-moi.

Bien. Je suis fier de toi. Se forcer à prendre des décisions difficiles afin de surmonter les obstacles est quelque chose d’honorable. Tu doutes peut-être encore aujourd’hui, mais tu comprendras tôt ou tard que c’était la bonne décision. Pour toi comme pour moi.

– Je n’ai pas besoin que tu me le dises. Je vois déjà à quel point je suis faible, je ne peux pas fermer les yeux sur ce monde. Après tout, désormais, j’y vis. Et qui sait pour combien de temps ?

Ecoute-moi bien. Ferme les yeux, et concentre-toi. Ressens la puissance du Qi qui tourbillonne dans ton dantian. Tu sais le faire, n’est-ce pas ? Bien. Comme ça. Voilà. Sens-tu cet amas ténébreux qui bouillonne en toi ?

– Oui. C’est mon Qi.

Exact. Tu es très familier avec le Qi présent dans ton dantian, désormais. Tu ne te rends plus vraiment compte de sa présence, si tu ne te concentres pas. Je le sais. Tu manques encore de contrôle et ça se ressent. Mais peu importe.

– De contrôle ?

Tu as besoin de savoir contrôler ton Qi pour pouvoir l’utiliser de façon secondaire. Mais ça ira, je te connais, Osumba, tu vas le faire. Ne te préoccupe pas de la difficulté, plus tu videras ton esprit, et plus cela se passera naturellement.

– Vider mon… Arrête de me raconter n’importe quoi et apprends-moi, allez.

Je n’aurais pas dû dire ça. Il était déjà en train d’essayer de m’expliquer ce que je devais faire, après tout… Et ça ne loupa pas.

Arrêter de raconter n’importe quoi ? Bien. Alors débrouille-toi. Tu apprendras seul lorsque tu découvriras comment faire par toi-même.

– Ah ! Mais… Non, je ne voulais pas dire ça ! Pardon ! Apprends-moi !

Il resta silencieux pendant un moment qui m’eut l’air éternel. Je ne savais pas ce que je devais faire, et je ne savais pas comment le convaincre d’oublier que je venais de le couper et de le contredire en pleine leçon.

– Zhou Xuefang ? Eh, vieux, réponds…

Il avait décidé de bouder, semblait-il. Et je ne pouvais pas le forcer à parler. À moins que… Je commençais à apprendre comment les choses se passaient dans ce monde, à assimiler la façon dont ils avaient tous de réagir aux paroles et aux actes, et en plus, j’étais de plus en plus proche du vieux dans mon ventre. Je le connaissais. Je savais ce que je devais faire. Je souris d’un air machiavélique et repris la parole en me levant d’un air décidé.

– Bien. D’accord. Si tu n’acceptes pas mes excuses, alors soit. Ne les accepte pas, et tu n’es plus mon maître. Je vais donc aller en trouver un autre, et la personne la plus puissante que je connais, tu sais qui c’est ?

Il ne répondit rien, mais je sentis la confusion et l’indécision en lui. Il perturbait mon dantian, dans lequel le Qi de la pierre était toujours lentement absorbé. Il n’osait pas répondre, par fierté peut-être, ou parce qu’il n’osait pas croire ce qu’il devinait. Peut-être aussi parce qu’il ne pouvait pas imaginer que j’allais le faire pour de bon. Mais lorsque je m’approchai de Dai Lin pour lui parler, le tumulte créé par l’anxiété de Zhou Xuefang atteint son apogée dans mon dantian.

– Dai Lin ?

– Oui ? Tu ne voulais pas te reposer ?

– Je ne peux pas. Je n’ai pas le temps. Il… Il faut que je retourne à la surface. C’est plus important que tout. Il s’agit de mon futur…

– Quoi ? À la surface ? Mais tu…

Je lui avais raconté l’histoire. Elle savait d’où je venais et pourquoi j’étais descendu dans le monde souterrain. Je pus donc comprendre sa stupéfaction quand je lui annonçai que je voulais remonter. D’une part, je ne pouvais que remonter seul, à la merci de ce qu’elle ne pouvait que considérer comme mes ennemis, des gens qui voulaient me tuer. D’un autre côté, elle ne pourrait pas me suivre, donc nous allions définitivement nous séparer là.

– Je ne peux pas t’accompagner à la surface…

– …Je sais.

– Je n’ai plus de village. Je vais faire quoi, moi ?

Ses yeux humides créèrent un léger doute en moi, mais je ne pouvais pas me laisser influencer. Il fallait à tout prix que Zhou Xuefang sente le sérieux de mes paroles, et le poids de ma décision. Pour lui, je ne devais absolument pas faire marche arrière. Il allait craquer, je le savais.

– Alors, tu m’abandonnes ? Et Pio ? Tu crois qu’il va faire quoi, lui ?

– Il va… voyager avec toi. Jusqu’à ce que vous trouviez un endroit où vivre, tous les deux.

– Tu ne m’as même pas rendu ma couleur de peau !! Es-tu un monstre ? Un monstre à apparence humaine ? As-tu fait tout ça par jeu ?

Elle pleurait pour de bon. J’avais complètement oublié cette histoire de couleur. Je l’avais affectée pour l’empêcher de faire une bêtise, et maintenant j’avais une dette envers elle, je me devais de l’aider.

Mais il fallait que je fasse craquer le vieux. Il devait m’empêcher d’aller voir Wang Wei. En sous-entendant que j’allais demander à mon nouveau pire ennemi de m’apprendre ce que lui refusait de m’apprendre, j’avais pour but de le faire revenir sur sa décision.

Je me sentais comme le grand méchant d’un livre d’histoires, prêt à tout pour son intérêt personnel, et je m’en fichais. Il s’agissait aussi du sien, après tout. S’il était trop fier, il n’avait qu’à changer.

Il sentait mon indécision, j’étais troublé par Dai Lin, et il attendait probablement que je revienne sur ma décision pour elle. Et j’étais devant une solution à trouver.

– Je vais trouver un moyen de détruire la formation qui bloque l’entrée. Après tout, je maîtrise la technique concernée, je trouverai définitivement un moyen. Et à ce moment, je reviendrai te chercher. J’en fais la promesse.

– Tu… Je vois.

Elle avait le regard vide, et les larmes qui avaient coulé sur ses joues lui donnaient un air des plus pathétiques. Mais je ne pouvais rien y faire. Je devais à tout prix…

Osumba.

Bingo.

– Pour le moment, laisse-moi y penser. Je vais aller dormir, comme je l’avais prévu. Ne sois pas triste, je trouverai une solution.

– …

Je retournai près de ma monture, toujours debout au fond de la grotte et impassible, avant de répondre dans mon esprit.

– Oui ?

Tu es monstrueux. Je te respecte, mais ne va pas trop loin. Tu comptais faire quelque chose qui n’allait pas seulement mettre ta vie en danger, mais mon existence aussi. Je ne peux pas te permettre de prendre de tels risques. Tu allais vraiment oser retourner voir ton pire ennemi, l’homme qui a juré de te dépecer si tu revenais sans résultat ? Tu allais vraiment abandonner Dai Lin et Pio ? Ce monde empli de secrets concernant le Bagua du Taiji ? Et nous mettre en danger ?

– Oui.

Je ne pouvais pas flancher. Même s’il me considérait comme un idiot, comme un monstre ou comme un fou, je devais le faire changer d’avis.

– Il faut que je devienne fort, par tous les moyens. Et si tu refuses de m’enseigner la façon de faire, uniquement parce que j’ai froissé tes sentiments, alors je trouverai quelqu’un d’autre. C’est la chose la plus importante qui soit en ce monde : devenir fort pour nous ramener chez nous. Es-tu d’un autre avis ?

Non, tu as raison. Tu as raison, oui. Le vieux fou que je suis devrait mettre son orgueil de côté de temps en temps et songer à ma Chine natale. Je veux y reposer à tout jamais.

– Alors apprends-moi, maintenant. Et ne rends pas les choses compliquées, au point que je ne les comprendrai pas.

Assis-toi. Médite.

Et voilà. J’avais gagné. J’avais dû faire souffrir Dai Lin pour ça, la mener en bateau, mais je n’avais vraiment pas le choix. Je lui expliquerais plus tard que tout allait bien, et que j’avais changé d’avis pour elle. Sans doute cela permettrait-il de l’apaiser, si je lui disais qu’elle était importante à mes yeux.

Maintenant, ressens le Qi qui bouillonne en toi. Joue avec. Manipule-le. Tu sens ce que tu es capable de faire avec ? Il tourne dans un sens, puis dans l’autre, il monte, il descend, tu le fais tournoyer. Tu sais le faire, depuis longtemps.

– Je sais le faire, oui. Je l’ai déjà fait, c’est quelque chose de naturel. Mon Qi fait partie de moi, je peux le déplacer comme je sais lever un bras ou plier mes doigts. Mais quel est le rapport avec le Qi secondaire ?

Tu y es presque. Tout simplement. Le Qi avec une affinité secondaire fait partie de toi également. Il est présent, là, dans ton Qi. Tu peux en changer la nature aussi facilement que tu sais le manipuler en toi. Regarde. Pourquoi ne deviendrait-il pas rouge ? Arrives-tu à en changer la couleur ?

– La couleur ? Mais je…

Je n’avais jamais pensé, jamais essayé, jamais imaginé la chose. Changer sa couleur ?

Mais il avait raison. En désirant simplement faire rougir mon QI, je sentis tout naturellement que le bras de Qi que j’avais levé au-dessus de l’étendue bouillonnante de Qi dans mon dantian changeait rapidement de couleur, comme un caméléon, simplement comme le soleil se lève et dessine des ombres sur la savane.

Il vira au rouge, un rouge sombre, largement teinté de noir. Les ténèbres n’avaient pas disparu, mais étaient simplement changées de force en autre chose. Je pouvais sentir ce Qi, plus épais et brûlant que le Qi sombre et fluide des ténèbres, s’agiter en moi.

Parfait ! Tu y arrives très bien.

C’était cependant difficile de maintenir cet état rouge sombre tout en continuant à le manipuler. Je sentais clairement que je ne pouvais pas exercer toute la puissance que je me connaissais, et je comprenais désormais pourquoi le Qi secondaire était naturellement moins puissant que le Qi principal.

– Et si j’allais plus loin… ?

Après le magma, lorsque la substance même du Qi n’a plus rien de ténébreux, il existe le feu. Fluide et brûlant, se déplaçant au gré des pensées et du chaos. Sa structure est bien différente de celle du magma ou des ténèbres, et tu ne pourras pas aller aussi loin. C’est impossible.

– Impossible, hein ?

Impossible. C’est une loi de la nature et du Qi.

Je tentai de rendre mon Qi encore plus rouge, peu importe ce que disait le vieux. Je me sentais spécial dans ce monde étrange, et quand on est spécial, il est naturel de pouvoir faire des choses spéciales.

– Je suis spécial.

Spécial ?

– Nous sommes une équipe, toi et moi. Et nous sommes spéciaux. Tous les deux. Je suis dans l’équipe spéciale ! Je suis spécial ! Je peux le faire, je le sais.

Osumba, tu…

Je me mis à me concentrer encore plus fort. L’esprit totalement plongé dans mon dantian, je visualisais ce bras de magma visqueux et bouillant qui dansait selon ma volonté. Je devais faire des efforts pour en maintenir l’état, mais je sentais que j’étais capable d’aller plus loin, malgré ce que me disais mon mentor savant.

Je visualisais la texture épaisse et grasse devenir fluide et légère, puissante et chaotique. Comme le feu. Je sentais de toute mon âme que je pouvais y arriver. J’allais être le premier à briser cette notion d’affinités secondaires limitées.

Malheureusement, tout s’effondra et retomba se perdre dans la quantité de Qi de ténèbres qui flottait naturellement dans mon dantian. J’étais sur le point d’y arriver, et quelque chose, comme une limitation naturelle infranchissable, m’avait bloqué. J’étais obstiné, mais là, je sentais clairement que je ne pouvais rien y faire. C’était comme la règle d’un jeu dans lequel on ne peut pas tricher.

Je te l’avais dit. Tu croyais être le premier à avoir pensé à ça ? Et à avoir essayé ? Ha ha… Mais il faut passer par là pour comprendre les limitations de ce principe. Maintenant, tu sais.

– Maintenant, oui. J’ai compris. Et je sais également comment utiliser du Qi de magma. Grâce à toi. Merci.

Tu as fait tout le travail. Tu as progressé très rapidement, je pensais que nous en aurions pour plusieurs heures.

– Vraiment ? Ah, je suis doué, alors.

Oui, enfin…

– T’entendre dire ça me redonne le moral !

Je n’ai rien…

– L’un des êtres les plus puissants de tous les temps m’a félicité pour mon talent. Je suis si honoré…

J’en avais les larmes aux yeux.

**

 

Retournant auprès de Dai Lin après avoir expérimenté le Qi de magma pendant quelques temps encore, je fis de mon mieux pour m’excuser auprès d’une fille blessée. Je ne pensais pas l’avoir choquée à ce point, et j’eus bien du mal à lui faire comprendre que non, je n’allais pas retourner à la surface sans elle.

– Le jour où je remonte, ce sera avec toi. Si je ne peux pas t’emmener avec moi, alors je resterai ici jusqu’à le pouvoir.

– Tu le promets ?

Elle avait à nouveau les yeux humides. Je faisais pleurer une fille pour la deuxième fois en quelques heures, je me sentais mal. Mes ancêtres m’auraient donné des coups de bâton pour ça, et pas des légers.

– Tu t’es assez reposé ?

Elle changea de sujet, juste comme ça, gênée peut-être par tous ces sentiments passagers. Je le lui accordai volontiers, désireux de ne pas continuer à la voir s’attrister.

– Oui. On va pouvoir y aller. Pio ? Peux-tu aller chercher Zombicorne ?

Pio, qui attendait nonchalamment non loin de là, se leva et alla s’exécuter sans se plaindre. Non pas qu’il aurait pu, de toute façon.

Il revient accompagné de ma fidèle monture, et nous reprîmes la route en silence. Nous savions vers où nous diriger désormais, et nous étions décidés. Peut-être que je me sentais plus proche de Dai Lin après cet incident factice, mais je me promis à ce moment de toujours la protéger, quitte à en souffrir moi-même. Après tout, elle dépendait de moi, je devais lui rendre sa couleur de peau naturelle, elle y tenait tant.

Au bout d’un certain temps de voyage, je sentais que la pierre spirituelle que j’avais avalée avait fini de nourrir mon dantian. Conscient que mon corps était assez solide pour supporter l’ouverture de deux ou trois portes de plus, j’en avalais immédiatement une autre, sans m’arrêter pour méditer. Mon corps ferait le reste.

– Nous allons bientôt arriver dans un endroit où un temple devrait encore exist…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, une flèche vola depuis l’orée d’une forêt toute proche et se planta dans la poitrine de Zombicorne, nous faisant tous chuter. Evidemment, elle n’avait pas mal, mais le choc et la surprise l’avaient mis à terre, l’espace d’une seconde.

Nous nous relevâmes rapidement après avoir roulé sur quelques mètres, pour voir un groupe d’une dizaine de personnes courir vers nous en toute hâte.

Pio bondit sur ses pieds, une lance à la main, prêt à en découdre. Dai Lin l’imita, et attrapa l’arc qu’elle avait toujours dans le dos, encocha une flèche et visa en attendant mon ordre. Nous avions pris l’habitude de nous battre ainsi. Puisqu’ils étaient plus rapides que moi, ils attendaient que je sois prêt – ou au moins caché – avant d’engager n’importe quel combat.

– Ce sont des humains ! Pas des monstres !

Je n’avais pas revu d’humain depuis un sacré bout de temps. Et quelque chose me faisait encore douter.

– Peut-être étaient-ils en train de chasser, et une flèche s’est perdue ! Ils accourent pour voir si nous allons bien !

J’avais beau m’être plus ou moins adapté à ce monde, je n’avais rien perdu de ma naïveté naturelle. Mais l’espace de deux secondes, Dai Lin douta également, sans doute en train d’imaginer la possibilité derrière mes paroles.

Elle secoua rapidement la tête et décocha sa flèche, visant avec précision l’homme qui menait le groupe, et qui brandissait une énorme hache.

Il chercha à esquiver le projectile mais s’y prit une fraction de seconde trop tard. Le sang gicle en ligne droite derrière sa tête lorsque celle-ci se fit traverser de part en part. Il tomba raide mort et ne fut même pas source d’inquiétude pour ses compagnons, qui se contentèrent de le piétiner pour continuer leur avancée.

Pio se lança en avant également, envoyant sa lance aussi loin que pouvait se tendre son bras et stoppant net l’arrivée du deuxième assaillant. Il n’avait pas hésité à s’avancer de lui-même vers le groupe étrange, conscient qu’il ne pouvait pas lui arriver grand malheur puisqu’il était déjà mort. Il retira son arme de la poitrine de sa première victime, et pendant que la suivant lui tranchait inutilement le torse, il en profita pour l’abattre également.

Mais sérieusement, les mecs, vous combattiez un type sans tête. Qui est le génie qui s’était dit « Je vais lui lacérer la poitrine, ça va sans doute le tuer. » ?

D’autres arrivèrent depuis la forêt. En tout, nous étions face à plus d’une trentaine de personnes visiblement assez mal intentionnées. Dai Lin et Pio en tuèrent encore une demi-douzaine, mais ils finirent par être sur nous et nous encercler, nous empêchant de bouger.

– Merde ! Pio, Osubma, ça va ?

Dai Lin paniquait, elle se faisait emmener avant nous. Mains et pieds ligotés avec une étrange corde apparemment très très solide, nous ne pouvions plus rien faire.

– Lâchez-moi, bande de… ! Reposez-moi !

Dai Lin pestait. Moi… Je me laissais faire, je n’avais pas le choix, de toute façon. Pio, quant à lui… il ne disait rien, comme à son habitude. Tournant la tête, je vis Zombicorne fuir.

– Ooooh… Non ! Ma fidèle monture ! Non ! Enfoirés ! C’est de votre faute !

Là, j’étais sincèrement énervé. Elle fuyait et je ne la retrouverais peut-être jamais. Je sentais mon Qi bouillonner tout au fond de moi, mais c’était bien inutile, je ne pouvais absolument rien faire. J’étais attaché et je ne possédais de toute façon aucune technique offensive qui me permettrait de m’en sortir. Surtout face à des types plus forts que moi. Je le sentais clairement, ils n’étaient pas à prendre à la légère.

Après quelques heures de marche, ballotés de droite à gauche sur les épaules de types pas loquaces, nous arrivâmes devant ce qui semblait être un camp retranché, tout fait de bois pointu et de pierre entassée. Un camp de bandits ? Nous venions d’être enlevés ? Mais qui allait payer la rançon ? Est-ce que ce n’était pas une rançon qu’ils désiraient ?

L’un de nos ravisseurs finit par prendre la parole.

– Vous deux, les peaux-bizarres, vous entrez là-dedans.

Il nous disait ça en nous balançant par terre comme des sacs de légumes, tout en désignant une espèce de maison rudimentaire mais assez vaste pour être celle du chef du camp.

– Toi, le type sans tête, je ne sais pas comment un mort-vivant peut encore avoir assez de conscience pour travailler avec des humains, mais tu vas nous révéler ce que tu sais. Emmenez-le.

Leur révéler ce qu’il savait ? Mais il était complètement con, ou quoi ? Il ne pouvait pas parler. Ils comptaient le lui faire écrire ? Mais… Il était chef de la milice d’un petit village, rien ne garantissait qu’il sache lire ou écrire.

Enfin, il se débrouillerait.

Dai Lin et moi, n’ayant plus énormément d’options, nous levâmes, et collés l’un à l’autre, dos à dos, nous étions entourés par 4 colosses qui nous indiquaient du regard que nous devions entrer dans la bâtisse.

 


 

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Vous avez jusqu’à samedi soir pour voter !

Je posterai les résultats des votes de la semaine passée un peu plus tard, là j’ai des trucs urgents à faire… Désolé 🙂

Raka
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11 thoughts on “LDO : Chapitre 20

  1. Merci pour le chapitre ! J’ai voté pour le choix d’utiliser le magma avec sa technique de bagua. J’aimerais bien en voir les effets… Et ça augmenterait son panel de techniques offensives, déjà qu’il n’en a aucune.

    1. Son panel offensif ?
      Disons qu’il a une rune permettant de changer la couleur et une rune permettant de rez une personne mourante.
      Que ce soit des ténèbres ou du magma ne change rien aux runes, en soi.

      1. Comme je me disait, sa va passer du noir au rouge foncé x) comme peut-on réfléchir à ce battre aussi il à rien d’offensif xD Elle a plus d’arc aucun moyen de blesser, Osumba non parlant pas … Je me demande juste quel est la différence de la rune Yim en QI magma. 

        Mais on verra au prochain chapitre :p

  2. Merci pour le chapitre !

    J’ai voté le magma aussi ! Rester neutre en entrant dans la battisse me tente pas car si il reste pendant plusieurs mois ou même tuer…
    Ce détacher est ce battre mais comment ? alors que les vote 3 et 4 précise la façon de le faire.
    Mettre tous le monde en noir pas très fiable xD Alors que le magma, il y a peut-être une mince chance… mais j’ai comme mauvaise impression que sa va être juste être les faire change de couleur en rouge foncé à la place de noir x)

  3. Merci pour le chap

    G voté mettre les gens en noir pour les faire rejoindre son groupe……
    Ce qui se ressemble s’assemble pas vrai…

    1. « Ce qui se ressemble s’assemble pas vrai… »
      Ben sa pas vraiment marché à la surface puisqu’il se retrouve dans un monde souterrain xD

  4. Merci pour le chapitre
    Moi Hani choisi qu’il fait se qu’on lui dit il y aura peut-être un truc intéressant dedans !

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