SW Chapitre 2

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SW Chapitre 3

Et hop, voici donc votre premier SW de la semaine et on avance bien dans ce chapitre ! Vous allez ressentir toute une gamme d’émotions en le lisant  ;p

Bonne lecture !

Chapitre 2 — Ling Chen, Shui Ruo

« Allez immédiatement enquêter sur les habitants de la villa numéro 12 du quartier Tian Yuan et rapportez‐moi toutes les informations que vous pourrez trouver. Et vite, je veux que ce soit fait avant la fin de l’après-midi.… Faites attention à ce que les autres résidents ne sachent pas ce que vous fassiez. »

Yun Feng posa son téléphone, serra ses mains légèrement tremblantes et baissa la tête avant de crier d’excitation : « C’est lui, ça ne fait aucun doute ; le seul joueur à s’être battu avec Ève pendant une heure et demie sans perdre dans le « Massacre Céleste ». Ça aurait pu être quelqu’un d’autre lui ressemblant, mais personne ne peut avoir le même regard que lui ! De plus, il a également une soeur ayant contracté l’Isrock. »

« Chère petite soeur qui me colle des migraines, ton grand‐frère est sur le point de te faire une énorme surprise ce coup‐ci !»

Deux heures plus tard…

«.… L’homme s’appelle Ling Cheng et la fille, Ling Shuiruo. Ils sont partis d’une ville de la région de Zhongzhou il y a deux ans pour  emménager ici, probablement pour mieux traiter l’Isrock. Nous sommes allés vérifier ses antécédents médicaux à l’hôpital ; ça fait trois ans que cette fille est malade. Ses parents ont été affectés durant la même période qu’elle et sont morts un an seulement après et malgré ça, elle a persévéré avec obstination jusqu’à aujourd’hui. Le docteur dit qu’elle a une très grande volonté de vivre… Cela dit, l’Isrock s’est déjà propagé à travers tout son corps et peu importe à quel point elle peut vouloir vivre, elle ne lui reste plus que trois mois à vivre… Il y a également une rumeur disant que Ling Chen a été adopté par le couple Ling il y a six ans de ça. Il n’est pas parent de sang avec Ling Shuiruo mais l’authenticité de cette information demande encore à être vérifiée… C’est là toutes les informations que nous avons, Jeune Maître. »

« C’est suffisant. » Yun Feng ferma la discussion vidéo et jeta un oeil à l’heure. Il se leva, fit les cent pas un moment puis ouvrit la porte et sortit en courant. Il ne pouvait plus attendre une seconde de plus.

Il devait naturellement s’occuper de ce genre d’affaires lui‐même.

Ling Chen entra comme d’habitude dans la maison en portant sa douce sœurette, puis la plaça sur son petit lit spécial au milieu du salon. Il se pencha et toucha du doigt le bout du nez de la demoiselle, puis sourit en lui disant : « As‐tu faim Ruoruo ? Que veux‐tu manger ?»

Ling Shuiruo secoua la tête : « Je n’ai pas faim avec la glace que je viens de manger. » Elle cligna ensuite ses yeux beaux comme des gemmes et ouvrit les bras en mimant un câlin vers son frère. « Il fait encore chaud grand‐frère ; peux‐tu d’abord me porter prendre un bain ?»

« Bien sûr. Le jeune homme sourit et la porta à nouveau dans ses bras, puis se dirigea vers la salle de bains. L’Isrock avait complètement envahi son corps, la rendant plus faible qu’un enfant de 2–3 ans et la privant de ses jambes. Tous ses déplacements se faisaient en chaise roulante ou dans les bras de son frère. Elle adorait se sentir portée contre sa poitrine et à chaque fois que ça arrivait, elle fermait les yeux et utilisait ce qui lui restait d’énergie pour se blottir tout contre lui, à écouter les battements de son cœur et sentir son odeur.

Le jeune adulte s’occupait de la maison tout seul. Il lavait le linge, faisait à manger, nettoyait… Il s’occupait de toutes les corvées du foyer. Il passait le reste du temps auprès de Shuiruo et renâclait à l’idée de la quitter des yeux.

Quand ils étaient tous les deux arrivés à Beijing il y a deux ans, il avait décidé qu’avant qu’elle ne le quitte, il allait passer chaque minute et chaque seconde à ses côtés. Il n’aurait jamais cru, avant de la rencontrer, qu’il irait aussi loin pour une fille.

Dans leur grande salle de bains propre, la demoiselle laissait son frère la déshabiller, les yeux clos et ses longs cils tremblant légèrement. D’une main experte, il dégrafa son léger soutien‐gorge bleu ; une sensation froide envahit sa poitrine. Elle ouvrit les yeux et regarda ses deux beaux seins blancs comme des bols de jade de cristal renversés, avec à leur pointe deux petits bougeons rose pâle si doux qu’on ne supporterait presque pas de les toucher.

Seuls elle et son aîné derrière elle pouvaient voir ce spectacle si beau qu’il pourrait faire bouillir le sang de n’importe quel homme. Une paire de mains l’enserra de derrière, enveloppa ses seins par dessous et commença doucement à les frotter. Ling Cheng glissa sa tête par‐dessus son épaule en admirant son cou lisse et doux, et dit tendrement : « Ruoruo, je crois qu’ils ont encore grossi. »

« Dans ce cas… Est‐ce que tu les aimes ? (NdT L’«onii-chan » des chinois est ’ge ge’. On garde ça ou j’utilise grand‐frère et adapte le reste du temps ?)» Ling Shuiruo pinça doucement ses tendres lèvres tandis que sa poitrine ondulait sous ses caresses. Elle avait les joues rouges et haletait légèrement tandis que son regard devenait lentement trouble.

« Tu es la plus belle fille au moins et chaque partie de ton corps est parfaite alors bien sûr que je les aime. » dit‐il en souriant et déposa un léger baiser sur ses lèvres fines et tendres avant de glisser vers ses joues radieuses. Sa peau était comme de la néphrite : légèrement claire, lisse et douce comme celle d’un enfant.

Ses mains quittèrent ses mains puis descendirent lentement pour retirer sa culotte bleue, révélant ainsi ses courbes voluptueuses et envoûtantes ; ses deux longues jambes fines luisaient d’un éclat cristallin, et ses fesses étaient d’une douceur indescriptible. Le jeune homme la souleva gentiment puis la posa dans la baignoire qu’il avait déjà remplie d’eau chaude.

Il avait beau être auprès d’elle du matin au soir et connaître sur le bout des doigts chaque centimètre carré de sa peau, chaque passage dans la salle de bains mettait son intégrité à l’épreuve. Il calma ses pensées et frotta doucement son corps de ses doigts en amenant un peu d’eau à chaque fois. Ils glissèrent sur son cou élégant, ses épaules lisses, sa poitrine douce, sa taille fine, ses jambes blanches élancées… Ses mouvements étaient lents et doux, comme s’il caressait une poupée de verre qui pourrait se briser sous ses doigts.

La jeune femme avait les yeux clos et ressemblait à un chaton mignon, pelotonnée contre sa poitrine qu’elle était, à apprécier ses caresses aimantes. Quand la température de l’eau devint peu à peu plus froide, elle ouvrit les yeux et dit tristement : « Grand‐frère, le docteur a dit que je devrais vivre au plus trois mois encore ; est‐ce vrai ?»

La main de ce dernier se figea un instant, puis il attrapa ses petites mains dans les siennes et lui demanda en souriant : « Tu le crois, Ruoruo ?»

Elle secoua résolument la tête : « Je ne le crois pas non, je n’ai pas encore accompli notre promesse alors comment pourrais‐je mourir ?»

Les yeux de Ling Chen s’embuèrent. Il les ferma précipitamment un instant pour se ressaisir et que Shuiruo ne le remarque pas. Il la serra fermement contre lui et lui dit à voix basse : « Dans ce cas, tu dois tenir bon jusqu’à ce que nous nous marrions, d’accord ?»

Il n’oublierait jamais la promesse qu’elle lui avait fait de sa petite voix enfantine, lorsqu’elle avait 12 ans : « Quand je serai grande, je me marierai avec mon grand‐frère…» C’était même cette belle promesse qui lui avait permis de tenir jusque là.

Mais à présent, l’Isrock avait condamné son vœu le plus cher à ne jamais se réaliser. Qu’elle ait pu survivre jusque là était la preuve de sa volonté farouche, mais il savait qu’elle était si faible que le moindre coup de vent un peu trop fort ou la moindre averse pouvait accidentellement prendre sa vie. Une heure auparavant, le docteur lui avait dit de ce qui lui semblait être une voix cruelle : « Elle a trois mois, tout au plus… Et encore, dans les meilleures conditions. Il y aura toujours une chance qu’elle ne se réveille jamais à chaque fois qu’elle s’endormira. (NdT Sympa le médecin dis donc, plein de compassion et d’empathie…) Qu’elle ait tenu jusque là est déjà un miracle, alors laissez‐la partir…»

La laisser partir ? He… Comment le pourrait‐il !

« En, je vais continuer de me battre. Je vais faire de mon mieux pour tenir jusqu’à ce jour… Cela dit, pourrais‐tu me faire une promesse ?» demanda doucement Ling Shuiruo en clignant des yeux.

Ling Chen ne répondit pas.

Elle se blottit contre sa poitrine et lui dit ce qu’il considéra comme des inepties : « Si… Si je ne peux pas tenir jusque là, tu ne dois pas être triste trop longtemps et encore moins seul. Ensuite, tu devras trouver une fille gentille, belle et douce pour prendre soin de toi et être toujours à tes côtés, d’accord ?»

Le jeune homme se mordit fort la lèvre… Sa petite soeur qui avait toujours été forte ne lui avait jamais rien dit de telle. Elle savait clairement qu’elle n’avait plus la force de vivre encore longtemps. Il secoua la tête et cria d’une voix légèrement tremblante : « Ne dis pas des bêtises pareilles, Ruoruo ! Je te ne te laisserai sûrement… absolument pas me quitter !« ’

La soeurette ne dit plus rien et se pelotonna contre lui, appréciant chaque moment en sa compagnie.

Sa mère lui avait dit que lorsque les gens mouraient, ils allaient dans ce qu’on appelait le Paradis, un endroit très paisible et confortable où tout le monde était heureux. Mais il n’y aurait pas son frère là‐bas…

Comment un endroit où il n’était pas pourrait être le paradis ?

Je veux vraiment continuer de vivre jusqu’au jour où je pourrais me marier avec lui… Et passer ensuite ma vie entière avec lui. Je ne veux pas le voir blessé ou seul…

Une fois qu’il lui eut donné à manger, Ling Chen la porta jusqu’à sa chambre, la borda, déposa un doux baiser sur son front et sortit en silence. Shuiruo dormait toujours à cette heure‐là ; les porteurs de l’Isrock avaient besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour réduire leur perte de vitalité dans une certaine mesure. Autrement, ils précipiteraient l’heure de leur mort.

Il s’assit dans le sofa en jetant un regard à l’heure et alluma la télévision. Il n’avait pas pour habitude de la regarder, et ne s’intéressait à rien si ce n’est tout ce qui avait rapport au traitement de la maladie. Il avait investi tout son temps et son énergie en sa sœur depuis qu’elle avait déclaré sa maladie.

«… Le monde de ’Lune Divine’ va ouvrir ses portes à 9 heures du matin, le 7 de ce mois simultanément à travers le monde. ’Lune Divine’ est un nouveau symbole dans l’histoire des jeux VR et montrera à tous les joueurs un monde mystérieux surpassant leur imagination…»

Il zappa à travers quelques chaînes qui faisaient toutes la promotion du jeu. Il éteignit la télé, s’allongea à moitié et les yeux plissés, il soupira doucement. Toutes ses pensées à ce moment étaient tournées vers Ling Shuiruo. Qu’importe les mondes virtuels, qu’importe « Lune Divine », ça n’avait rien à voir avec lui…

« Grand‐frère ! Grand‐frère, dépêche‐toi de te réveiller, tu vas avoir un horrible coup de soleil à rester allongé au sol comme ça. Grand‐frère… »

« Je n’ai pas d’eau… Est‐ce que ça suffira ? C’est très rafraîchissant et sucré…»

« C’est bon ? Si c’est bon alors bois le reste, hi hi…»

» Nn… Maman, pourquoi m’as-tu prise dans tes bras ? Grand‐frère a soif et veut vraiment boire de l’eau… Maman, papa, pouvez‐vous le sauver s’il vous plaît ? Papa, tu es un super docteur, tu peux certainement le sauver, pas vrai…»

Cette année‐là, Ruoruo,tu m’as rappelé des frontières de la mort mais à présent, que devrais‐je faire pour sauver ta vie…»

« Ding Dong…»

« Ding Dong…»

Le bruit de la sonnette vrillant ses oreilles lui fit rouvrir ses yeux, se redresser et légèrement froncer le front. Quasi tous les résidents du quartier savaient qu’un porteur de l’Isrock vivait à la villa n°12 et du coup, ils ne recevaient pratiquement jamais de visiteurs. Les gens n’osaient même pas s’approcher aussi ça faisait longtemps que la sonnette n’avait pas retenti. Ce dont il se souciait, c’était de savoir si cette dernière avait réveillé ou non sa petite sœur qui dormait.

 

 

 

Wazouille

Fondateur du site et traducteur de BTTH, DNC, TDG et SW, Wazouille est un grand audiophile, un gamer, un lecteur avide et bien d’autres choses encore, comme stakhanoviste, à son insu...

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4 Commentaires

  1. Lainkonifer

    merci pour le chapitre

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  2. reynodls

    je l’avais dit sur discord hier, donc merci pour le chapitre waz, ça annonce une bonne série je pense

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  3. Zeks

    Il ont quelle age en faite ?
    Pas que je trouve bizarre qu’ils se marrient (de toute façon on est habitué au mec de 10000 ans qui se tape des fille même pas majeur TDG tout ça, tout ça) mais je crois pas avoir vue un moment ou ont dit qu’elle age à le gars

    Répondre
  4. Blackers

    merci pour le chapitre

    Répondre

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